samedi 25 décembre 2010

Académie de Créteil : Encore 571 postes supprimés dans l’Education Nationale



    Dans l’académie de Créteil la suppression de 571 postes pour 2011 vient d’être annoncée par le ministère de l’Education nationale.
    120 emplois d’enseignants seront supprimés dans les écoles, 426 dans les lycées et collèges et 25 administratifs. Ceci alors que les classes sont déjà surchargées, que de plus en plus d’élèves sont en difficultés, et que le nombre de scolaires augmente.


Manifestation d'enseignants de Vitry devant le rectorat de Créteil début 2010


   Pour l’ensemble des académies le chiffre serait de 8767 suppressions d’ores et déjà programmées sur les 16 000 en projet qui s’ajoutent aux 80 000 suppressions de postes de ces dernières années.

  Pourtant une enquête vient de révéler que le taux d'élèves de 15 ans en situation d'échec scolaire est passé de 15 % en 2000 à 20 % aujourd'hui.




  L'enquête souligne le caractère de plus en plus injuste de l'école française, en précisant que le milieu social des élèves a un impact croissant sur leurs résultats scolaires. Les rédacteurs du rapport parlent de la nécessité, pour contrecarrer cette dernière tendance, « d'axer les efforts sur les aides aux élèves des milieux défavorisés ».

  Mais le gouvernement juge bien plus important de se porter au secours des banquiers que de défendre des services publics qui sont pourtant indispensables aux couches les plus pauvres de la population. Pour faire bonne figure le ministère met en avant encore une fois le "plan illettrisme".
Mais avec des moyens diminués l’illettrisme ne pourra que se développer davantage.

lundi 20 décembre 2010

L’impôt saigne le malheureux… et épargne les riches



     D’après une enquête du JDD, « une entreprise du CAC 40 sur quatre n’a pas payé d’impôt sur les sociétés l’an dernier ». Parmi elles, Danone, Suez environnement ou encore Total qui n’a réalisé « que » 8,6 milliards d’euros de bénéfices en 2009. Ces grands groupes ne font qu’appliquer des lois taillées sur mesure pour eux : déduction des intérêts d’emprunts pour investissement, déduction en cas de pertes dans une filiale, etc. Avec une bonne brochette de conseillers fiscaux et de bons comptables, c’est un jeu d’enfant !

    Alors que le taux d’imposition sur les sociétés est théoriquement de 33%, celles du CAC 40 ne paient en moyenne que 8%, volant ainsi des dizaines de milliards d’euros à la collectivité. Voilà les vrais responsables du déficit public !

Extrait des brèves du site Lutte Ouvrière national. Pour en savoir plus cliquez sur :




Compte rendu conseil municipal du 16 Décembre 2010 (1)

     La réunion a commencé par une précision juridique des élus de Confluence sur la suppression des tribunes libres pendant la campagne électorale des cantonales : Selon des jurisprudences, elles pourraient continuer à être publiées, dans la mesure où elles ne parlent pas des élections et ne peuvent être assimilées à de la propagande électorale.
     Le maire a cependant maintenu la décision de suspension.


Commentaire : Quand on sait que cette mesure peut aller jusqu’aux 6 mois qui précèdent les élections, si cette disposition est appliquée à la lettre il n’y aura plus beaucoup de tribunes avec les campagnes qui arrivent pour les années à venir (présidentielles, législatives, etc…),
Par contre il est à noter que la présence continuelle des représentants du gouvernement dans les médias n’est pas assimilée à de la « propagande électorale » !

 
     Après quelques points comptables sur le budget nous avons été consultés sur toute une série de hausses de taxes ou prestations pour le début 2011, en lien avec l’inflation,(droits de voirie, funéraires, marché, parking, activités scolaires). J’ai voté différemment selon les points.

     Voici les déclarations que j’ai faites sur deux questions :

Hausse de la taxe d’assainissement

   « La municipalité peut sans doute faire difficilement autrement pour les travaux d’assainissement, mais je pense qu’il faut combattre ce système de délégation de service public qui conduit à la privatisation de l’eau à des groupes comme Véolia qui affichent des bénéfices énormes.
   4,05 € le prix total du m3 d’eau en 2010, c’est l’usager qui paye pour l’enrichissement des actionnaires et les hauts salaires des dirigeants tels Monsieur Proglio pendant 2 ans PDG à la fois de Véolia dont il percevait 2 millions € annuels, et d’EDF pour 1 million €.


La plus grande délégation de service public d'Europe : Le Syndicat des Eaux D'Ile de France à Véolia
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)
     L’eau, son traitement, sa distribution, son assainissement doit devenir un service public, de façon à ce que la facture diminue et serve à améliorer le réseau, et non les bénéfices. Pour les 6 premiers mois de 2010 le bénéfice net de Véolia environnement a été de 374 Millions € en hausse de 69%. Compte tenu de cette situation générale, je ne voterai pas cette hausse. »
   La maire adjointe verte a fait remarquer à l’occasion du rapport sur la distribution de l’eau (SEDIF) que l’eau était plus chère dans les communes voisines (4,19€ à Charenton).








    Usine de Véolia à Choisy le Roi (94) bloquée par les grévistes courant Novembre 2010.
    Après avoir obtenu le renouvellement du contrat avec le SEDIF jusqu'en 2022, Véolia veut faire payer aux salariés la baisse de 15% du prix de l'eau qu'elle a du promettre, en supprimant 500 emplois et en revoyant à la baisse les conditions salariales





Scolaires : cantines, gardes, colonies, classes vertes, etc..

    « On nous demande de voter des hausses pour 2011 qui sont de l’ordre du taux d’inflation prévisionnel (1,5%), et même plus pour un certain nombre de prestations qui grèvent déjà lourdement le budget de familles qui subissent la stagnation, voire la baisse de revenus de plus en plus insuffisants.

   Je remarque que cette question vient après une série de votes de hausses sur des activités diverses. Au lieu de nous présenter l’examen global du budget de l’année 2011, avec l’intégralité des recettes et dépenses prévisibles on nous demande de voter morceau par morceau sans qu’on puisse avoir une vision d’ensemble.


L'Etat n'est même plus capable d'assurer le déneigement des routes .
Ici début décembre au péage de Saint Arnout Yvelines .

       L’Etat a décidé le gel des dotations aux collectivités pour 3 ans, il supprime la taxe professionnelle, il transfère aux départements et aux communes de plus en plus de charges, avec les conséquences qu’on a pu voir récemment avec les problèmes d’enneigement. L’Etat s’étant désengagé, les DDE ayant été démantelées, ce sont les communes elles-mêmes qui se retrouvent devoir tout faire.
   L’Etat asphyxie les collectivités territoriales. C’est vers lui qu’il faut se tourner et faire payer, au lieu de commencer par faire payer la population.

    Ce sont les communes qui sont contraintes de payer totalement pour l’enfance, pour la scolarité. Cette situation est de plus en plus problématique. J’approuve les efforts faits pour les plus bas revenus, mais je trouve que des prix de journée en centre de vacances à 31 € ou des forfaits classes transplantées à 358 € c’est trop. Pourtant un quotient familial à 686 €, cela ne correspond  pas à des familles très riches.

    Que fait l’Etat, à quoi sert l’argent de nos impôts ? A rien pour les enfants, pour les familles qui en ont besoin. Il ne sert qu’à renflouer les banquiers. Je ne voterai pas les hausses demandées. »



samedi 18 décembre 2010

Compte rendu conseil municipal du 16 Décembre 2010 (2)

Logement : A propos de la ZAC (Zone aménagement Concerté) Chantereine


     Plusieurs points portaient (comme quasiment à chaque conseil) sur le projet de démolition reconstruction (opération ANRU) du sud de la ville quartier dit Alouettes-Jardins-Chantereine.

Cliquez sur l'image pour lire les détails

Voici ce que j’ai déclaré :

     « Le projet de réalisation de la ZAC Chantereine qui est maintenant lancé est tout beau sur le papier. Ainsi au lieu d’entretenir l’existant, on va démolir et rebâtir. Il n’est pas dit qu’à terme ce soit mieux.
      Mais le problème des habitants est celui de leur relogement. Or jusqu’à présent les projets de rénovation urbaine (ANRU) ont conduit à une situation ou les logements proposés étaient plus petits et plus chers, repoussant encore plus loin les familles les plus pauvres.

Extrait rapport soumis au vote.
SHON : Surface Hors Oeuvre Nette
(A peu près la surface habitable)


Le projet fait la part belle au secteur libre et résidentiel. L’association Foncière et Technique de la Région Parisienne (AFTRP) qui va être chargée de l’aménagement de la zone va donc percevoir plus de 1million € en 6 ans.


Pour résorber la crise générale du logement il faudrait qu’au niveau national il y ait un service public du logement et la construction massive de logements sociaux. Cela n’est pas fait.



      
Immeuble Equalia à louer
près de Chinagora (Pont d'Ivry)



  
  Mais au niveau de la commune on a préféré commencer par construire des immeubles de bureaux (Equalia) dans la ZAC des bords de Marne et aujourd’hui ils restent vides. Pourtant il a été demandé suffisamment à l’époque à ce conseil de commencer par construire des logements sociaux. Au moins eux ils ne seraient pas vides ! Je voterai donc contre »
(L’ensemble des autres conseillers a comme d’habitude voté pour)




Pour en savoir plus sur nos prises de position par rapport au projet ANRU cliquez sur :

Demandes de logement :

     Une question nous a été posée pour la mise en application d’une procédure simplifiée de demande de logement en mairie, en lien avec la préfecture (Il n’y aurait plus besoin de faire des demandes séparées auprès des bailleurs).

     Si cela semble plus simple pour les demandeurs, en même temps cela risque de permettre aux bailleurs d’avoir plus facilement des informations sur les personnes en recherche de logement. (On imagine facilement ce qui peut se passer pour un demandeur ayant quitté un logement en conflit avec son bailleur).

    J’ai fait la déclaration suivante :

     « Les services de la mairie nous disent que cela facilitera les démarches pour les demandeurs de logement. Dans ce sens j’y suis favorable mais je m’interroge sur l’utilisation qui peut-être faite de ce genre de fichiers par les préfectures. Quand je lis « Les organismes bailleurs pourront partager les mêmes informations avec l’ensemble des acteurs du logement social sur un département » (peut-être même sur la région parisienne puisqu’on nous dit que l’enregistrement sera régional en IDF), je crains qu’on aboutisse à la création de bases de données qui fichent la population.

    On a appris par la presse que les préfectures peuvent vendre les fichiers carte grise aux constructeurs automobiles, à l’insu même des automobilistes concernés (suite à une loi votée discrètement à l’initiative du sénateur Gérard Longuet). En ce moment même est discuté au sénat un projet de loi proposé par le député Jean-Luc Warsman et dont l’article 2 prévoit l’établissement d’un système d’échange de données entre les différentes administrations.

    Je demande que le conseil municipal informe largement la population de cette situation et s’implique pour agir contre ce fichage. »

Aucun commentaire n’a été fait.


vendredi 17 décembre 2010

Compte rendu conseil municipal du 16 Décembre 2010 (3)

Avis sur le projet de réseau de transport Grand Paris.


Un texte nous a été proposé dont voici quelques extraits

     "Le conseil municipal souhaite la réalisation d'une structure ferrée permettant un renforcement des liaisons inter banlieues afin de desservir aussi bien les zones d'habitat et de loisir que les zones de vie économique.

    …le dispositif financier ne saurait reposer sur un hold-up financier même légal réservant à la seule société du Grand Paris l'aménagement urbain autour des gares futures créées ou intégrées dans ce futur réseau. L'implication financière de tous les acteurs est impératif; notamment celui de l'Etat qui depuis de trop nombreuses années a laissé de côté l'amélioration des réseaux de transport francilien n'effectuant la décentralisation ferroviaire en Ile de France que bien trop tardivement.

    ….Compte tenu de ces éléments, le conseil municipal d'Alfortville souhaite, au-delà du maintien des deux stations Maisons-Alfort/Alfortville et Vert-de-Maisons, que cette nouvelle offre de transport assure la liaison entre les RER C et D et la ligne 8, assure également une accessibilité de toutes et tous aux équipements publics nombreux sur le territoire de la Plaine commune notamment à Créteil, et reliant à Vitry sur Seine, la gare des Ardoines et Créteil en passant par Vert-de-Maisons.

     La mise en oeuvre de ce projet de périphérique ferré ne saurait en rien faire oublier que la priorité pour tous nos concitoyens demeure l'amélioration du RER D. Régularité, propreté, qualité des rames, beaucoup de choses demeurent à entreprendre. Le STIF a voté un plan ambitieux de rénovation de l'ensemble des lignes de RER, y compris celle du D, partie prenante du plan de mobilisation financé par la Région et les départements, sans participation à ce stade de l'Etat….."

En noir le tracé de la liaison inter-banlieues en débat depuis des années
dans les projets Grand Paris, Arc Express, Orbival.
Je me suis étonné que l’on ne fasse pas mention dans ce texte de la liaison avec le RER A à la gare de Saint Maur Créteil, connexion qui serait très utile pour les habitants du secteur, et j’ai demandé qu’on le précise.

Cela a été accepté et le texte a été voté, sauf par l’UMP et Confluence qui le trouvait trop politique (sans doute à cause du fait que Jean Paul Huchon, président du conseil régional, était cité).





Piscine

Il s’agissait de voter des budgets complémentaires pour la finalisation de travaux et un budget pour les aménagements des abords de la piscine.

Je suis intervenu pour déclarer :


Etat des travaux le 15/12/2010
    « A quelques semaines de l’ouverture on nous demande de voter de nouvelles rallonges budgétaires, qu’il va falloir malheureusement payer si l’on veut que les travaux soient terminés. Mais la question que se posent les Alfortvillais c’est :          « Quels vont être les tarifs pratiqués pour les différentes activités dans ce centre nautique ».

    Et cela d’autant plus que vous en confiez la gestion à CARILIS, société privée qui va venir se faire de l’argent, alors que les habitants vont avoir eux à payer la facture de la construction de la piscine.

    Au dernier conseil vous aviez dit que vous étiez en négociation. Il serait intéressant de nous dire où nous en sommes. »

   Confluence est intervenue pour souligner les anomalies de certains de ces travaux et a critiqué le fait que la réalisation du centre nautique est différente du projet initial.

   Le maire n’a pas répondu sur les tarifs «toujours en discussion».
  J’ai voté pour les différentes rallonges budgétaires. Confluence et UMP ont voté contre.

Menace de fermeture du service de chirurgie cardiaque de l’Hôpital Henri Mondor à Créteil,




CHU Henri Mondor. Ouvert en 1969. Plus de 900 lits, hélicoptère et héliport pour les urgences.
 C’était le sujet pour lequel j’avais fait une demande de question orale. J’ai donné lecture de la déclaration suivante :

    « Le service de chirurgie cardiaque de l’hôpital Henri Mondor à Créteil est menacé de fermeture. Trois autres mêmes services sur les quatorze des hôpitaux publics de la région parisienne, le sont également.

    Alors que ce service, très réputé pour ses interventions, est quasiment le seul pour plus de un million deux cent mille habitants de l’Est Parisien, le motif invoqué est purement comptable : il n’y aurait pas assez d’interventions lourdes réalisées chaque année. C’est faire fi de toute l’activité extrêmement pointue de l’équipe médicale du service qui utilise les technologies les plus avancées pour offrir la meilleure qualité de soins et essayer ainsi d’éviter les interventions lourdes.

   En ramenant l’activité hospitalière à une comptabilité sur les opérations pratiquées, on fait régresser la science médicale, la formation du personnel, la santé de la population.

   En réalité derrière les motifs avancés par les dispositions de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires), se cache uniquement la volonté de réduire les budgets consacrés aux services utiles à la population. Après avoir pillé les finances publiques pour subventionner les banques et le système financier spéculatif, l’Etat fait payer la population.

   Face à ce projet néfaste, et pour le stopper, je demande que le conseil municipal, vu la proximité d’Alfortville avec Henri Mondor informe et mobilise la population. »

    Le maire s’est dit en accord et après avoir signalé que Cathala, député-maire de Créteil avait interpellé le ministère et que le conseil général à l'initiative du PCF avait adopté un voeu, a  proposé de voter un vœu reprenant en substance cette déclaration et demandant à l'ARH de revoir sa position.
  Il a été voté à l’unanimité.

Extrait d'un tract Lutte Ouvrière distribué à Créteil



Le Prochain conseil a été annoncé pour mi-janvier.

mardi 14 décembre 2010

Tribune libre Décembre 2010 : La galère des transports


Tribune écrite fin Novembre, pour publication au BMO prévu en Décembre.......










...........et qui finalement ne paraitra pas,
toutes les tribunes ayant été remplacées par cet encart











Les déplacements à Alfortville et plus généralement en banlieue virent au cauchemar. Transports surchargés et insuffisants, retards pour de multiples raisons : feuilles mortes, gel, pluie, pannes …

Dans ces conditions beaucoup de salariés n’ont pas d’autre solution que de prendre la voiture, ce qui conduit à l’asphyxie des axes routiers : Pont de Charenton, A4, N6, N19. Et avec la fermeture simultanée pour travaux des rues Véron et PV Couturier, c’est la circulation du bus 103 qui est entravée.

Le bus 103  souvent surchargé qui traverse la ville du Nord au Sud
dessert la gare et le métro Ecole vétérinaire.


Cette situation est due à l’incurie des pouvoirs publics, plus préoccupés de satisfaire le grand patronat et les banquiers que des conditions de vie de la population.


Pourtant ce ne sont pas les projets qui manquent : Grand Paris , Arc Express, Orbival. Mais en raison des choix budgétaires faits par l’Etat, il n’y a rien pour le quotidien, si ce n’est à la marge.







Les milliards qui devraient être réservés au service du public servent aux financiers et aux spéculateurs qui n’ont que faire des besoins vitaux de la population : transports, logement, santé ou éducation. Alors en retour, pourquoi la population devrait-elle se soucier de ces gens-là ?

vendredi 10 décembre 2010

Prochain conseil Municipal

Il aura lieu Jeudi 16 Décembre 2010 à 18H30 à la mairie
Place François Mitterand, Alfortville 94140  

De nombreux points à l'ordre du jour. Parmi eux :
  • Finances (modifications de budgets, augmentations de tarifs pour l'année 2011),
  • Urbanisme( programme réalisation de l'opération ANRU secteur Chantereine-Alouettes-, transports)
  • Travaux, Equipements (rallonges budgétaires pour poursuite des travaux du centre aquatique) 
  • Personnel communal, Affaires scolaires....

jeudi 9 décembre 2010

Soutien à Ghislaine Joachim-Arnaud
secrétaire générale de la CGTM (Martinique)

Le Comité de soutien à Ghislaine Joachim-Arnaud a tenu une conférence de presse
lundi 6 décembre à la Bourse du travail de Paris.
 
Ghislaine, secrétaire générale de la CGTM (Martinique), membre de la direction de Combat Ouvrier et l'une des dirigeantes du K5F, collectif à l'origine de la grève de février-mars 2009 en Martinique, est citée à comparaître par le procureur de la République de Fort-de-France, le 15 décembre, sur plainte d'un certain Jean-François Hayot au nom de l'association « Respect DOM ».

  video  
Ghislaine fait un compte rendu au cours d'un meeting lors de la grève de 2009.

Jean-François Hayot lui reproche d'avoir repris, lors d'une émission diffusée par la chaîne publique ATV, le slogan lancé par des dizaines de milliers de manifestants lors de la grève de 2009 : « Matinik sé ta nou ; an band béké, profitè, volè ; nou ké fouté yo déwò ! Komba ta la fok nou kontinié » (La Martinique est à nous ; une bande de béké profiteurs, voleurs ; on va les foutre dehors ! Ce combat-là, nous devons le continuer »).
 
Elle aurait ainsi, selon ses accusateurs, « provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes, en l'occurrence les békés ». Lutte Ouvrière s'associe à la CGTM et invite à envoyer des motions de soutien à Ghislaine Joachim-Arnaud, à signer et à faire circuler les pétitions en sa faveur.


Adresse : Ghislaine Joachim-Arnaud, Maison des syndicats, Fort-de-France, 97200 Martinique.
E mail : gja972@wanadoo.fr

lundi 6 décembre 2010

Ecoles : Enseignants et parents en colère



Depuis la dernière réforme de l’éducation nationale, la formation des professeurs des écoles qui était d’un an est réduite à 3 semaines suivie d’une période d’observation de 2 mois dans une classe avec un tuteur.
Ce stage étant terminé, ceux qui ont passé le concours en juin dernier sont en train d’être affectés à temps plein devant les élèves.


Dans le Val de Marne, 146 des 286 professeurs des écoles stagiaires du département, ont reçu leur désignation jeudi 25 Novembre.


La formation que la réforme prétend leur faire acquérir sur le terrain est en réalité le cadet des soucis du ministère.

En guise de stage les professeurs se retrouvent utilisés comme remplaçants n’importe où, là où l’administration en a besoin. Ceci parfois dans des classes jusqu’à 28 élèves, à double niveau, ayant déjà eu des remplaçants depuis le début de l’année, et dans des ZEP.

En réaction des mouvements de protestation (blocages, manifestations) des parents et enseignants ont lieu dans une dizaine d’établissements, à Marolles, Fontenay, Nogent, Champigny et Créteil. D’autant plus que les PES ont été nommés par l’académie à des postes sans que les enseignants qu’ils devaient remplacer, les directeurs d’école et parents en soient même informés.

Le but de tout cela pour le gouvernement c’est de faire des économies.
Au lieu de mettre les moyens et le temps pour former dans de bonnes conditions les jeunes professeurs des écoles il s’en sert de bouche trous. Cela est significatif de son mépris envers les enseignants et les élèves.

Les problèmes sont similaires dans d'autres départements.
Ici une manifestation des professeurs des écoles le 1er décembre à Melun (Seine et Marne)  

mercredi 1 décembre 2010

Révoltant



Un SDF de 78 ans a été retrouvé mort de froid à Ivry-sur-Seine.

78 ans, vivant dans la rue, mort dans la rue. Une situation qui alimente la révolte.

brève du mardi 30 Novembre du site internet lutte ouvrière

jeudi 25 novembre 2010

La galère des transports : Elle court, elle court la banlieue...

Compte rendu réunion débat sur le projet de métro du Grand Paris, mardi 24 novembre à l’Espace culturel d’Alfortville.


    Ce projet initié par le gouvernement affiche pour ambition (avec 30 ans de retard !) de développer les liaisons de banlieue à banlieue pour débloquer la région parisienne asphyxiée par un réseau de transport en commun en étoile avec Paris au centre.
    Le résultat les usagers le vivent quotidiennement : transports surchargés et insuffisants, temps de trajet longs et pénibles. Nécessité pour beaucoup de prendre la voiture (80% des trajets de banlieue à banlieue) ce qui conduit à la paralysie des axes routiers avec le plus grand bouchon d’Europe tous les jours sur l’A4 au niveau du pont de Nogent.


155 km de voies souterraines en grand huit avec métro automatique 65km/h,
40 stationsde raccordement avec réseau existant, mais surtout une desserte
de secteurs économiques pour les affaires du patronat.

    Il existe un autre projet "Arc Express" proposé par le conseil régional d'Ile de France dont le principe est assez voisin, et un 3eme à l'initiative d'architectes vient aussi d'être publié.

 Bien que peu d’information ait été faite sur la tenue de cette réunion, des usagers étaient présents et sont  intervenus. Principalement pour faire part de leur exaspération face à la galère des transports qu’ils vivent journellement : Transports bondés, en retard, trajets longs et pénibles.
      Les raisons invoquées par la SNCF (présente à la réunion) : tantôt les feuilles, tantôt le gel ont été dénoncées en même temps qu’étaient exigées des améliorations immédiates du réseau de transport et pas à l’horizon 2023, date prévue de l’aboutissement du projet Grand Paris, dont les travaux ne commenceraient qu’en 2014.

      Des questions ont aussi porté sur l’existence autour des gares de zones franches de 50 hectares (rayon de 400 m) qui seront soustraites à la gestion communale et passeront sous l’administration de la société du grand Paris. Ce qui avec les contrats de développement de territoires accompagnant le projet, laisse craindre que la pression de la spéculation immobilière augmentera les loyers et chassera les pauvres dans des zones encore plus éloignées des gares.

Deux exemples qui montrent la soumission du projet aux intérêts de lobbys et non à ceux des usagers des transports :
  • L’existence d’un raccordement entre le Grand Huit et la branche A2 du RER à la gare de Saint-Maur-Créteil est fermement rejetée par le maire de Saint-Maur qui ne veut pas du développement de logements sociaux sur sa ville.
  • La création d’une deuxième liaison entre Paris et l‘aéroport de Roissy, qui permettra aux hommes d’affaires d’aller prendre plus facilement l’avion, alors qu’aucune liaison n’est prévue avec de grosses villes du Val d’Oise.
     La question du "qui va payer?" est aussi revenue, puisque le cout initial du projet est évalué entre 21,5 et 23 Milliards d'euros.
      Alors que le gouvernement à l’instar de ce qui se passe en Grèce ou en Irlande nous parle d’austérité et réduit les moyens des collectivités locales, plusieurs intervenants ont exprimé leur crainte que le seul recours soit les emprunts massifs aux banques, avec l’addition présentée ensuite à la population et aux usagers des transports.
      Les transports en commun devraient être gratuits a rappelé une personne.

Pour en savoir plus sur le point de vue de Lutte Ouvrière à propos du projet Grand Paris  consultez les articles suivants de l'hebdomadaire :

lundi 22 novembre 2010

Non aux sacrifices, oui à la lutte


Mardi 23 novembre, les organisations syndicales appellent à manifester sous des formes variées contre les mesures prises par Sarkozy en faveur du patronat.

Même si sa "réforme" des retraites a été votée, rien n'a disparu des raisons de la refuser, qui ont entraîné des millions de salariés dans la grève et les manifestations.

Tous ceux qui participeront aux actions du mardi 23 rappelleront que les travailleurs en ont assez des sacrifices, et que ce n'est que sur les grèves et sur la rue que nous pouvons compter pour améliorer notre sort.

Pour Paris et les départements limitrophes une manifestation démarrera à 12H Place de l'Opéra.


dimanche 21 novembre 2010

A voir



Une pièce de théatre qui met en scène la lutte des travailleurs dans une usine suite à l'annonce de la fermeture.



Pour en savoir plus sur les spectacles de la compagnie Jolie Môme, c'est ici

jeudi 18 novembre 2010

Tribune libre Octobre-Novembre 2010 : Retour à 60 ans et 37,5 de cotisations



Du fait des délais de publication, cette tribune a été communiquée au Bulletin municipal mi-Octobre,en plein mouvement sur les retraites.
Pour une information plus actuelle cliquez sur le lien suivant qui ouvre la page d'un supplément spécial de Lutte Ouvrière consacré au mouvement sur les retraites :

Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société là , on n'en veut pas !
(slogan beaucoup repris dans toutes les manifestations de ce mouvement)

L’allongement progressif de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, de 37,5 à 40 ans puis 41,5 d’ici 2020 à partir des prévisions d'espérance de vie s’est déjà traduit pour beaucoup par un recul de l'âge de départ au-delà de 60 ans.

Le 6 novembre lors de la manifestation à Paris, banderolle des territoriaux d'Ivry
Dans le cortège des femmes qui s'est joint
à la manifestation du 6 Novembre


Mais aussi pour ceux- surtout les femmes - qui n'ont pu réunir le quota d'annuités, par une baisse du montant des pensions.


Même chose pour le nombre important de travailleurs âgés au chômage, leur temps au chômage augmente et le montant de leur retraite sera réduit.
Dans l'avenir, l'augmentation des annuités pénalisera surtout les jeunes qui entrent de plus en plus tard dans la vie active et qui verront reculer régulièrement l'âge de leur retraite.

Les lycéens de Maximilien Perret se regroupent
 pour aller manifester àParis le 19 Octobre


De nombreux alfortvillais, lycéens, travailleurs ou retraités sont allés manifester leur opposition à ce projet du gouvernement dont le but n'est pas de faire travailler plus, mais de payer moins de retraites.








Les progrès de la productivité du travail pourraient permettre de financer largement les retraites liées à l’allongement de l'espérance de vie, au lieu de servir à augmenter les profits capitalistes.

Prendre sur les profits capitalistes, c'est ce que proclament nombre de banderolles des manifestants.
Ici à Paris le 6 Novembre  


jeudi 11 novembre 2010

Cercle Léon Trotsky

Le sujet de la prochaine réunion du cercle Léon Trostky sera

Allemagne, 20 ans après:
Où en est la réunification ?


Participation aux frais : 3€

Pour consulter les textes des conférences de tous les CLT précédents
cliquez sur le lien   Archives CLT
Vous pourrez les lire en ligne ou les acheter  en les commandant à Lutte Ouvrière (2 € l'unité+frais d'envoi).
Vous pouvez aussi me contacter guy.mouney@gmail.com 

mercredi 3 novembre 2010

Lutte Ouvrière à votre rencontre

Le samedi 6 Novembre au matin 

 Nous tiendrons des points de rencontre dans les rues d'Alfortville pour débattre avec la population.





Nous serons  de 10H à 12H 
  •   rue Paul Vaillant Couturier au niveau du square de la mairie 
  •   Place Allende devant la poste                                                       

L'après midi nous rejoindrons la manifestation parisienne sur les retraites qui débutera à 14H30 place de la République en direction de Bastille et Nation

Communiqué de Lutte Ouvrière sur la journée du 6 Novembre

Le mouvement actuel n’est pas une fin mais un commencement. Participons massivement aux manifestations du 6 novembre !
Nous nous sommes fait respecter, nous saurons les faire reculer.


Dans la manifestation du jeudi 28 Octobre à Paris
 Le gouvernement a eu le vote qu’il voulait. Mais que le gouvernement ne croie pas qu’il a les mains libres. Les travailleurs ont pu voir que si le mouvement n’est pas encore suffisant pour le faire reculer, le rapport de force est en train de changer.

Des centaines de milliers de travailleurs, trois millions au total, ont participé au mouvement sous une forme ou une autre et en sont fiers. D’autant plus fiers qu’ils savaient qu’ils avaient la sympathie de la grande majorité du monde du travail. La journée du 6 novembre doit être l’occasion d’affirmer une nouvelle fois qu’ils savent que c’est ensemble qu’ils peuvent se défendre et contre-attaquer. Ils ont pu se rendre compte de la puissance collective qu’ils représentent.

Participer aux actions et aux manifestations de ce samedi 6 novembre est la meilleure façon d’affirmer que le mouvement actuel n’est pas une fin mais un commencement. D’autres luttes sont inévitables car ni le patronat ni le gouvernement ne nous laissent d’autre choix.


mardi 2 novembre 2010

Intervention en préfecture en faveur des travailleurs sans-papiers

Article paru dans l'édition du Val de Marne du Parisien le 25/10/2010




samedi 23 octobre 2010

Communiqué Lutte Ouvrière : Le mouvement continue; amplifions-le !


Faisons du 28 octobre et du 6 novembre

des démonstrations de force.

Les grévistes de la raffinerie de Grandpuits (77) le vendredi 22 Octobre
Aujourd’hui, en s’en prenant aux grévistes de la raffinerie de Grandpuits, Sarkozy a fait un pas de plus dans la guerre qu’il mène contre les travailleurs.

Hier, il choisissait de précipiter, par la procédure du vote unique, le vote de la réforme au Sénat. C’est chaque jour que le gouvernement montre qu’il est pressé d’en finir avec une mobilisation qui se renforce et s’approfondit et est devenue imprévisible. Le temps où Sarkozy fanfaronnait sur le thème « quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit » est décidément bien loin !


Rassemblement devant l'usine Saint Gobain de Sucy ,
pour une manifestation jusqu'à Saint Maur (94),
dans le cadre du mouvement sur les retraites le 22 Octobre

Depuis des années, le gouvernement et le patronat sèment le chômage et la misère. Aujourd’hui ils récoltent la colère. Et celle-ci est forte, comme le montrent les manifestations de la jeunesse, les grèves qui se poursuivent, notamment dans les raffineries et les transports. La fuite en avant du gouvernement et les jérémiades du patronat contre les grèves et les blocages témoignent à elles seules que nous sommes sur la bonne voie.

 Lutte Ouvrière appelle donc à amplifier la mobilisation, à généraliser les grèves, à participer partout, le plus nombreux possibles, aux actions organisées au quotidien par ceux qui veulent faire reculer le gouvernement. Elle appelle à faire du jeudi 28 octobre et du samedi 6 novembre de nouvelles démonstrations de la colère et de la force des classes populaires.

Nathalie Arthaud









mercredi 20 octobre 2010

Dans les manifestations du 19 Octobre sur la retraite

Les Lycéens de Maximillien Perret partant à la manifestation parisienne dans les rues d'Alfortville
























Dans la manifestation de Paris entre Place d'Italie et Invalides






lundi 18 octobre 2010

Le 19 octobre et après : grèves et manifestations doivent continuer et s’amplifier !


Texte Tract Lutte Ouvrière du Lundi 18 Octobre

Malgré les tentatives du gouvernement pour les minimiser, les manifestations contre son projet sur les retraites continuent d’être massivement suivies. Les travailleurs des raffineries, des transports publics, les cheminots, ont engagé des grèves. D’autres secteurs pourraient s’y joindre. Depuis quelques jours, ce sont aussi les lycéens et les étudiants qui manifestent. Ils se sentent eux aussi concernés, et à juste titre car c’est leur avenir qui est en jeu.

La lutte doit continuer face à un gouvernement qui voudrait faire comme si l’affaire était déjà classée. Il dit n’avoir plus de concessions à faire - comme s’il en avait jamais faites !- et affecte même de s’occuper d’autre chose.

Par exemple, il parle de supprimer le bouclier fiscal car, de l’aveu même d’un ministre, celui-ci est devenu un symbole d’injustice. Mais ce n’est que pour pouvoir dans le même mouvement supprimer l’impôt sur la fortune.

La suppression de ce bouclier pourrait amener une vingtaine de milliers de riches contribuables à payer un peu plus d’impôts. Mais la suppression de l’impôt sur la fortune, en revanche, serait un cadeau aux 560000 qui y sont actuellement assujettis. Électoralement, ce serait plus payant pour Sarkozy, mais financièrement ce serait encore une perte pour l’État : la première mesure lui ferait économiser 680 millions, et la seconde lui ferait perdre 4 milliards.

Lycéens d'Eugène Delacroix Maisons-Alfort

Les plus riches n’ont donc pas besoin de manifester pour que le gouvernement pense à eux. Les Sarkozy, les Fillon, les Woerth expliquent que la population doit accepter de travailler jusqu’à 62 ans sous prétexte de déficit des caisses de retraite, mais aussi de se soigner moins sous prétexte de celui de la Sécurité sociale, et ils trouvent encore des milliards supplémentaires pour satisfaire leurs amis, les privilégiés. Ce fait à lui seul réduit à néant tous leurs arguments.

Les ressources pour payer les retraites existent, tout comme pour la santé, pour les hôpitaux, pour l’école, pour les services publics qui vont à vau-l’eau : c’est tout simplement une question de choix.

On nous dit que, l’espérance de vie ayant augmenté, il faut trouver de nouvelles ressources pour les retraites en augmentant l’âge de départ. Mais avec l’augmentation de la productivité du travail, les richesses produites dans le pays ont plus que doublé en quarante ans.

La pauvreté augmente, mais la société n’a jamais produit autant de richesses. En consacrer une part un peu plus grande à payer les retraites, les frais médicaux ou d’autres dépenses utiles, ne devrait poser aucun problème... si une part de plus en plus grande de cette richesse n’allait pas aux profits, pour augmenter le revenu de ceux qui sont déjà les plus riches.

L’État ne peut pas en même temps multiplier les mesures en faveur des privilégiés et consacrer les ressources nécessaires à la vie du reste de la société. C’est cette politique qu’il faut renverser.

Il faut faire reculer le gouvernement sur la question des retraites, car la prétendue logique économique qu’il invoque n’existe pas. Imposer d’autres choix est une question de rapport de forces, et justement les travailleurs représentent une force considérable. Ils produisent toutes les richesses de cette société, ils sont ceux sans qui rien ne fonctionnerait, on le voit déjà avec les conséquences de la grève des raffineries et des transports.

Et au-delà de la question des retraites une autre question se pose : les richesses produites doivent-elles servir à faire vivre la population dans des conditions décentes, ou être accaparées par des capitalistes qui mettent la société au bord de la banqueroute par leurs spéculations ? La politique des gouvernements doit-elle consister à sauver les banquiers et les spéculateurs ou, au contraire, à empêcher le chômage et la misère croissante ?

Oui, le mouvement contre le projet du gouvernement sur les retraites doit continuer, se développer, s’approfondir. Il faut faire grève et manifester massivement le 19 octobre et au-delà. Et ce mouvement ne doit être que le début d’une lutte générale et explosive.

Seule la peur d’une telle lutte fera vraiment reculer gouvernement et patronat, non seulement sur les retraites, mais sur les licenciements, le chômage, les salaires, les conditions de travail. Et pour cela, les travailleurs ne doivent qu’apprendre à se servir de la force immense qu’ils représentent.

Arlette Laguiller

La manifestation parisienne partira de la Place d'Italie à 13H30, jusque à Invalides







lundi 11 octobre 2010

Cercle Léon Trotsky

vendredi 15 octobre 2010 - 20h30
Le sujet sera : "Les syndicats hier et aujourd’hui"
Attention : les conférences du Cercle Léon Trotsky changent d’adresse.
Prenez note du nouveau lieu !

Espace Paris-Est Montreuil
128, rue de Paris - Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Métro : Robespierre - ligne 9

Participation aux frais : 3 euros

dimanche 10 octobre 2010

Compte rendu conseil municipal 8 Octobre 2010

Chauffage urbain :

     Un rapport sur le bilan des compagnies de chauffage urbain et géothermie de la commune a été présenté, j’ai demandé quelles dispositions avaient été prises suite aux pannes qui avaient eu lieu au moment des fêtes de fin d’année en 2007 et 2008 et qui avaient privé de chauffage la cité des Alouettes.
Il a été répondu que ces problèmes étaient la conséquence du vieillissement des installations, et que les travaux de rénovation se poursuivaient.

 Budget assainissement :

    Un excédent budgétaire de l’année précédente a été affecté au budget de l’année. Je suis intervenu pour rappeler l’entretien indispensable du réseau, puisque
• Lors des orages dans certains immeubles du Sud de la ville les eaux usées refoulent dans les sous-sols (quai JB Clément notamment).
• Avec la chaleur, des odeurs infâmes remontent des égouts dans la partie Nord de la ville.
Il a été répondu que les problèmes étaient en cours d’examen. J’ai voté favorablement.

CCAS Centre Communal d’Action Sociale.

Un renouvellement de ligne de trésorerie était soumis au vote.
Voici ma déclaration

« Je suis d’accord, mais je tiens à signaler que l’action sociale est de plus en plus sollicitée car ce sont les collectivités locales et territoriales qui doivent aider les populations plongées dans la misère par la politique du gouvernement au service de l’enrichissement du grand patronat.

Alfortville fait partie des communes pauvres avec un taux de chômage de 14,4% et un revenu par ménage inférieur à la moyenne régionale.

L’Etat transfère de plus en plus de charges aux communes et départements (RSA, aides aux personnes âgées, aux handicapés, etc…) et leur réduit les dotations.
Sur le plan national plusieurs postes sont en baisse, le montant estimé est de 2,5 milliards d’euros d’ici 2013. Ceci alors que 8 millions de personnes (soit 13% de la population) sont sous le seuil de pauvreté qui est de 950 € par mois ».

Urbanisme,logement

Plusieurs points ont été votés

Garantie de la ville pour démarrage réhabilitation des 300 logements de Valophis (ex OPAC 94) dans le Grand Ensemble.

Transfert de propriété entre la commune et Logial pour une partie de la ZAC Allende.

Acquisition d’une parcelle rue des Goujons pour construction future de logements sociaux.
Je suis intervenu pour demander
« Qu’en est-il des autres parcelles du périmètre concerné (sont elles privées ou déjà acquises par la mairie, que vont devenir les personnes qui y sont, notamment les commerces) »,
et j’ai rappelé que
« Si je suis pour la construction de ce programme de logements, je reste opposé à la démolition des logements des Alouettes–Jardins prévue dans le même programme, compte tenu de l’insuffisance de logements sociaux.

Sur Alfortville, on connaît des situations dramatiques : Une femme des Alouettes a été mise à la rue avec ses 6 enfants dont 4 sont scolarisés sur Alfortville. Elle est actuellement dans une situation très précaire logée en urgence par le 115 dans des hôtels meublés loin d’Alfortville, avec les conséquences que cela peut avoir pour elle et la scolarité de ses enfants.

De nombreuses familles sont dans des hôtels meublés à Alfortville, et notamment les habitants de la ZAC des Bords de Marne faute de logements sociaux. 
Dans certaines communes du Val de Marne comme Orly, on utilise les logements destinés à la démolition dans le cadre de l’ANRU, pour des relogements d’urgence. Je réitère à nouveau la demande que l’on fasse la même chose ».
Il n'a seulement été répondu que sur ce dernier point......négativement.

• Programme local de l’habitat proposé par la communauté d’agglomération (Créteil, Alfortville, Limeil-Brévannes) pour une période de 6ans.

Plusieurs partis ont fait des déclarations assez longues :
 Confluence-droite-qui a reproché qu’avec ce programme de construction la population d’Alfortville allait augmenter trop,
 Le PCF qui a approuvé ce plan de construction et la lutte contre l’habitat indigne mais a critiqué l’opacité qui règne sur la ville dans la gestion et l’attribution des logements. Il a également dénoncé la politique du gouvernement à l’égard du logement.
 Voici ce que j’ai déclaré :
 « Le document sur lequel on nous demande de voter affirme des intentions louables. Mais il y a loin des intentions aux réalisations, c’est pourquoi un certain nombre de précisions seraient utiles pour concrétiser un peu les projets à réaliser d’ici 2016.


Le 2 rue Véron, dont les habitants
ont été expulsés fin Octobre 2009

On nous parle de la construction sur l’agglomération de 800 logements par an, dont 325 logements sociaux. Mais on nous parle aussi de renouvellement du parc, c’est à dire que des démolitions sont prévues. Quel en est le chiffre ?
Si on construit à peine autant de logements qu’on en détruit, on n’aura pas avancé dans la résorption de la crise du logement, il y aura toujours autant de mal logés.
Qu’en sera t’il des logements sociaux démolis. Seront-ils remplacés par du social ou par du résidentiel en accession à la propriété, aucun chiffre n’est donné ?


On nous parle  des conditions de logement des personnes âgées, mais rien n’est dit sur le fait que beaucoup voudraient bien changer mais sont bloquées par le prix trop élevé du loyer si elles prennent un nouveau bail.

 


 On nous parle de la lutte contre l’habitat indigne et dégradé. A Alfortville où il y a 28 hôtels meublés souvent sordides, un millier de logements dans le privé qui rentrent dans ce cadre, une mission a été décidée en 2008, avec la participation de l’ANAH, de la région, de l’agglo, pour la mise en place d’un dispositif de lutte contre cet habitat indigne.
78 800€ ont ainsi été dépensés. Mais rien n’a changé. Nous n’avons même aucun résultat.
Dans le secteur social l’habitat se dégrade aussi. Logial mobilise l’essentiel de ses ressources financières pour l’opération ANRU et laisse sans travaux d’entretien des secteurs entiers comme le square Véron-Berthelot (le 108). A ce rythme dans quelques années, il deviendra aussi habitat indigne.

Un des sordides hotels meublés d'Alfortville,
dont l'insalubrité a été maintes fois signalée


En ce qui concerne les hébergements d’urgence, Alfortville n’a pour ainsi dire rien et est hors-jeu dans ce domaine par rapport aux textes légaux. Qu’est-il prévu pour y remédier ?



La situation générale du logement est critique. Une mission ministérielle a rapporté que 27 % des organismes HLM étaient en situation financière critique. S’il s’agissait de banques, il n’y aurait pas de problèmes, le gouvernement ouvrirait largement ses caisses.
Mais ce n’est pas le cas, et au lieu de les aider le ministère réduit les subventions, prend dans la caisse des dépôts et consignations, destinée en principe au logement, et met en place une taxe dont les organismes HLM étaient exonérés.
Cela représente 2% du montant des loyers encaissés, 340 millions d’euros par an, soit la construction de 20 000 logements.


C’est un hold-up dont la population va encore avoir à payer les conséquences. Face à cela, il n’y a pas d’autre voie que d’engager une lutte déterminée, comme pour les retraites, contre cette politique qui ne vise qu’à prendre aux classes pauvres pour donner aux très riches. »

Vu le flou des réponses apportées, je me suis abstenu sur ce texte.

Parmi les autres sujets abordés plusieurs ont traité :
de l’environnement (les espaces verts autour de la piscine vont être réaménagés, des travaux vont avoir lieu dans le but de rendre l’eau de la Marne propre à la baignade),
de subventions supplémentaires à des associations,
de budgets supplémentaires pour les travaux de la piscine (qui devrait ouvrir début 2011),

de modifications des règles de fonctionnement des crèches municipales.

Sur l’ensemble de ces sujets les informations portées à la connaissance du conseil municipal et des habitants sont partielles et insuffisantes.