mercredi 12 décembre 2018

L'action des gilets jaunes contraint Macron à reculer mais il ne veut pas faire payer les capitalistes !

En prolongement de l'explosion de colère des gilets jaunes les travailleurs doivent engager la lutte dans les entreprises pour les salaires !
Vendredi 14 Décembre 19H réunion débat Lutte Ouvrière Stade Cubizolles  25 bis Avenue du Général de Gaulle Maisons-Alfort

mardi 11 décembre 2018

Après les annonces de Macron : lutter pour l'augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations

Après avoir, pendant un mois, méprisé la colère des gilets jaunes avec sa morgue coutumière, Macron a daigné distiller quelques belles paroles et faire quelques concessions.

100 euros supplémentaires mensuels pour un smicard ? Ils ne coûteront rien aux employeurs, promet Macron. Autrement dit, ils seront payés par l’État, et donc réclamés aux classes populaires sous forme d’impôts ou de taxes.
La défiscalisation des heures supplémentaires et l’exonération des cotisations ? Sarkozy, cet autre président des riches, en avait fait autant, et le Medef adore cette mesure qui lui permet de ne pas embaucher.
Une prime exceptionnelle de fin d’année ? Elle sera, comme d’habitude, au bon vouloir des capitalistes.
L’augmentation de la CSG ? Cette mesure révoltante n’est annulée que pour une partie des retraités, et les pensions de misère le resteront. Rien n’est accordé aux chômeurs ni aux handicapés.
L’impôt sur la fortune ? Il ne sera pas rétabli et les riches peuvent dormir tranquilles.

Pour que le monde du travail sorte de la survie et des fins de mois impossibles à boucler, c’est surtout le grand patronat qu’il faut viser. Et ce n’est certainement pas Macron qui va remettre en cause les intérêts des capitalistes ! C’est eux qui dictent sa politique, eux auxquels il ouvre les caisses de l’État, les arrosant de milliards de subventions et autres cadeaux fiscaux.
Le gouvernement peut alléger une taxe par-ci, supprimer une hausse par-là. Il peut proposer une prime exceptionnelle pour les salariés, qui ne coûtera pas grand-chose aux patrons volontaires pour la verser, puisqu’elle sera compensée par de nouvelles exonérations de cotisations sociales pour eux. Ces mesures seront payées par les classes populaires, car elles se traduiront par la dégradation des services publics et la baisse des prestations sociales. Tout cela revient à mettre un peu d’argent dans notre poche gauche en le prenant dans notre poche droite. Pour que les milliards des caisses de l’État continuent de servir les classes riches, le gouvernement trouvera le moyen de faire payer au monde du travail ce qu’il fera mine de lui céder.

La détermination de dizaines de milliers de manifestants a fait un peu bouger le gouvernement. Elle a été plus efficace que toutes les concertations, et les gilets jaunes qui veulent la poursuivre ont raison !
Il faut que les travailleurs s’en inspirent et portent le combat dans les entreprises, pour la hausse des salaires. Alors que ceux-ci sont bloqués depuis des années, cela n’empêche pas les licenciements de se succéder. Happychic, qui fait partie de l’empire Mulliez, annonce un plan de 466 suppressions d’emplois. Le géant de l’automobile Ford veut fermer son usine de Blanquefort et laisser sur le carreau 1000 travailleurs. La fermeture de l’usine du groupe Sandvik, en Indre-et-Loire, mettrait 161 salariés à la rue. Ce sont des groupes riches à millions, qui restructurent et licencient pour faire encore plus de profits.

En 2017, les grandes entreprises du CAC 40 ont distribué 44,3 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires. Ces masses d’argent sont le fruit de l’exploitation de notre travail. Elles nous reviennent ! Plutôt que de financer la spéculation ou les caprices de riches, elles doivent servir à l’augmentation générale des salaires, y compris dans les petites entreprises.
« Je ne voudrais pas que cette révolte fiscale se transforme en mettant en accusation les entreprises », s’est inquiété le patron du Medef, Roux de Bézieux. Il exprime les craintes des véritables maîtres dans cette société, leur peur de voir les travailleurs relever la tête. Il faut faire en sorte que leurs craintes soient justifiées !

Il faut que les travailleurs fassent entendre leur voix dans le climat de contestation sociale ouvert par les gilets jaunes, qui s’étend maintenant à la jeunesse revendiquant un avenir meilleur.
Dans les entreprises, là où ils se retrouvent chaque jour par dizaines, centaines ou milliers, les travailleurs peuvent discuter et s’organiser. C’est là qu’ils sont en position de force.

Engager le combat, par la grève, pour une augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations, qui suive la hausse des prix : c’est le seul moyen, pour le monde du travail, de se battre pour son avenir. C’est aussi la seule perspective, pour toute la société, de desserrer l’étau de la dictature du capital sur l’économie.

Nathalie Arthaud. Après l'allocution de Macron du 10 Décembre

jeudi 15 novembre 2018

Samedi 17 Novembre : 2 rendez-vous pour affirmer et débattre des revendications du monde du travail

 

Samedi 17 Novembre
de 10H15 à 12H15 nous serons présents Carrefour de la Résistance Métro Ecole Vétérinaire Maisons Alfort.
 

L’après-midi réunion débat à 15H à Alfortville sur la situation et les objectifs qui doivent être les nôtres.

Téléphoner à Guy Mouney 06 87 80 68 06 pour informer de ta participation. Le lieu de la réunion te sera précisé.

lundi 12 novembre 2018

Les prix augmentent, le pouvoir d'achat diminue... Il faut augmenter les salaires et les indexer sur le coût de la vie !

    Macron voulait, disait-il, aller à la rencontre de la population. Il a été servi ! Tout au long de ses déplacements dans le Nord et l'Est de la France la semaine dernière, il a été pris à partie par des retraités et des travailleurs en colère qui lui reprochaient la hausse de la CSG et des taxes sur les carburants. Malgré tout ce qu'il peut dire concernant une prétendue augmentation du pouvoir d'achat, les travailleurs savent compter et voient bien qu'ils ont de plus en plus de mal à finir le mois !
   
    Face au mécontentement, Macron a été obligé de faire quelques annonces comme celle de la généralisation d'une aide au transport. Mais, limitée à 20 euros par mois et réservée aux salariés dont le lieu de travail se situe à plus de 30 km de leur domicile, elle n'aidera pas beaucoup le peu de travailleurs qui pourraient y prétendre ! Et pas question que le gouvernement consacre un centime à cette aide qui serait laissée à la charge des régions.
    Macron a aussi promis de baisser « drastiquement » le coût du permis de conduire et d'instaurer une aide à l'acquisition du premier véhicule. Mais il s'est bien gardé de préciser comment ces mesures seraient financées. Sous Macron aujourd'hui, comme sous ses prédécesseurs, la politique de l'État consiste à faire des milliards d'économies aux dépens des services publics et à imposer des sacrifices à la population afin de pouvoir arroser de subventions et de cadeaux fiscaux le grand patronat et une minorité de bourgeois.
  
    Si les mesures annoncées voient le jour, ce qui n'est même pas dit, elles seront dans la droite ligne de toutes celles que le gouvernement ne cesse de prendre pour faire illusion vis-à-vis de la population, comme le « reste à charge zéro » sur les soins dentaires et l'optique, qui va se traduire par une augmentation des mutuelles. Comme il se refuse à prendre sur les profits et les fortunes des plus riches pour les financer, au bout du compte, d'une façon ou d'une autre, ce sont les travailleurs qui paieront la note.
    Pour tenter de désamorcer la contestation, le gouvernement peut aussi faire des gestes en direction des catégories sociales qui ont fait entendre leur voix, comme les patrons routiers, les entreprises du BTP, les artisans taxis et, dernièrement, les ambulanciers. Ces patrons de différents secteurs défendent leurs intérêts en refusant de faire les frais de la politique menée par le gouvernement au profit exclusif des capitalistes les plus puissants qui dominent l'économie.
    Eh bien, il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en défendant eux aussi leurs intérêts et les revendications qui leur sont propres ! Personne ne le fera à leur place ! S'ils ne le font pas, c'est à eux que le gouvernement fera payer les concessions qu'il pourrait être amené à faire aux autres catégories sociales.

   Le monde du travail a mille raisons de se mobiliser pour son propre compte. Si les régions parcourues par Macron sont sinistrées aujourd'hui, ce n'est pas la Première Guerre mondiale qui en est la cause mais la guerre que la classe capitaliste mène sans répit aux travailleurs. Cette guerre pour les profits, rendue encore plus féroce par l'aggravation de la crise, se mène à coups de licenciements, de précarisation des emplois et d'aggravation de l'exploitation.

    Actuellement, la contestation s'exprime en particulier, et à juste titre, contre la hausse des carburants. Mais, en fait, tout augmente : le fioul, le gaz, l'électricité, les loyers... Il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en mettant en avant leurs exigences, à commencer par l'augmentation des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût de la vie. Il n'y a qu'ainsi que le monde du travail se protègera contre l'appauvrissement qui résulte des politiques patronales et gouvernementales.

   Les inquiétudes manifestées par Macron montrent que ceux qui veulent exprimer leur mécontentement ont raison. Mais c'est en se mobilisant sur leur propre terrain et avec leurs armes de classe que les travailleurs pourront faire prévaloir leurs intérêts. Ce combat-là, aucune organisation d'extrême droite ne pourra le récupérer. Pour se faire entendre, le monde du travail dispose d'une arme puissante, celle de la grève qui permet de bloquer l'économie et de frapper le patronat à son point sensible, son portefeuille. C'est la seule voie et la seule façon de se faire craindre du gouvernement.


lundi 10 septembre 2018

L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs

Editorial Lutte Ouvrière 10/09/2018 

   Ces dernières semaines à Chemnitz, à la suite d’une rixe ayant entrainé la mort d’un Allemand, des manifestations avec salut nazi et des chasses à l’homme ont eu lieu. Des étrangers, un restaurateur juif et des militants de gauche ont été agressés. Le tout avec la complaisance de la police et du ministre de l’Intérieur, qui a expliqué qu’il « serait descendu dans la rue » s’il n’avait pas été ministre. La percée électorale de l’extrême droite allemande, ces dernières années, pèse sur toute la vie politique et sociale dans un sens réactionnaire.

   Dimanche, en Suède, un parti d’extrême droite a également progressé aux élections, obtenant près de 18 % des voix. Composé d’anciens néo-nazis, ce parti a fait campagne contre les réfugiés, envers lesquels l’ensemble des partis durcissent maintenant le ton.
Pour l’instant, en Europe, l’extrême droite s’affirme surtout sur le plan électoral. En Autriche, un parti fondé par un ancien officier SS partage le pouvoir avec la droite. En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban, xénophobe sans complexe, refuse l’accueil des réfugiés. En Italie, la Ligue, d’extrême droite, est aussi au gouvernement.

   Ces succès électoraux ont déjà des conséquences concrètes. Cet été, le gouvernement italien dont Matteo Salvini est ministre de l’Intérieur a fermé les ports italiens aux bateaux de migrants recueillis en Méditerranée et a attaqué les organisations humanitaires qui tentent de les secourir. Les réfugiés sont maintenant sommés de retourner dans l’enfer libyen. Au fil des mois, pour celles et ceux qui fuient des guerres, des dictatures ou simplement la misère, l’Europe se transforme en une forteresse de plus en plus inaccessible.

   Ces partis xénophobes ont trouvé dans les campagnes contre les migrants non seulement un procédé pour avoir des voix en spéculant sur les peurs et les préjugés, mais ils utilisent la question des migrants pour faire oublier les autres. Une fois aux affaires, ils ne résolvent aucun des problèmes auxquels le monde du travail est confronté, bien au contraire. 
   En Autriche, le gouvernement a allongé le temps de travail, au bonheur des patrons : la journée de 12 heures (au lieu de 10) et la semaine de 60 heures (au lieu de 50) sont maintenant légales. 
   En Italie, les partis au pouvoir avaient promis de s’attaquer à la précarité, ils s’étaient engagés à avancer l’âge de départ à la retraite, à augmenter les pensions et à créer un revenu minimum. Ces promesses sont en train de s’éloigner. 
   L’extrême droite défend en réalité les intérêts de la classe capitaliste. Son modèle, c’est Donald Trump, ce multimilliardaire qui tonne contre les élites et… a fait adopter la réforme fiscale la plus favorable aux riches que les États-Unis aient connue. 
  Pour les travailleurs, l’extrême droite ne représente pas une solution, elle fait partie du problème.

   Car en désignant les migrants comme boucs émissaires, Le Pen et ses amis voudraient dresser des travailleurs contre d’autres, souvent encore plus pauvres. Cette division serait lourde de danger. À l’inverse, les xénophobes dédouanent les capitalistes. Ce sont pourtant eux, et non les migrants, qui licencient, ferment des usines et ruinent des villes entières. C’est le capitalisme qui provoque cette crise sans fin.

   L’extrême droite pousse sur le fumier de cette crise et s’appuie sur la dégradation des conditions de vie des classes populaires, pour engranger des voix d’abord. Mais des succès électoraux peuvent préparer des coups de poing et de matraque, comme à Chemnitz, ou pire encore. Les événements des derniers jours sont un avertissement. Si des migrants, des musulmans ou des juifs sont les premiers visés par des nervis d’extrême droite, ceux-ci s’en prendront ensuite, comme les fascistes le firent par le passé, à tous les travailleurs qui veulent se défendre. Et au-delà, c’est toute la société qui est menacée.

   Il s’agit pour la classe ouvrière de sa survie. Cela ne peut passer par des combines électorales : seule la lutte de classe permet aux travailleurs, quelles que soient leur nationalité, leur religion ou leur couleur de peau, de lutter pour leurs intérêts. Par le passé, c’est ainsi que le monde du travail a pu se défendre et améliorer sa condition.

   Mais il faut aussi nous débarrasser pour de bon des menaces que le capitalisme fait peser, y compris des menaces représentées par cette extrême droite xénophobe. Pour cela, il nous faudra pousser cette lutte de classe jusqu’au bout, jusqu’à l’expropriation de cette bourgeoisie parasitaire qui ruine toute la société.

dimanche 24 juin 2018

Smovengo a osé : Les grévistes Vélibs licenciés ! Jeudi 28 Juin 11H rassemblement devant l’Hôtel de Ville de Paris,

Smovengo a osé : Les grévistes Vélibs licenciés !
Jeudi 28 Juin 11H rassemblement à l’appel des syndicats CGT et SUD devant l’Hôtel de Ville de Paris,

avant d’aller à 14H à la manifestation interprofessionnelle Place de la Bastille

   Non contents d'avoir refusé toute concession sur les revendications des grévistes qui réclamaient le retour à leurs conditions salariales antérieures , la direction de Smovengo vient de franchir une nouvelle étape dans la politique du pire : En effet , tous les salariés encore grévistes (25) ont étés licenciés pour fait de grève.
 

   Aux travailleurs en grève depuis le 17 Avril la direction a répondu par le mépris, les huissiers, les vigiles. Puis voyant que la grève tenait, au bout de 3 semaines elle a fait mine de découvrir qu'un préavis n'avait pas été déposé et a saisi le tribunal pour faire déclarer la grève illicite, invoquant le service public. Pourtant quand les salariés faisaient le même travail pour Decaux, on ne leur a jamais demandé de déposer un préavis.
 

   Pour la direction Smovengo le droit de grève, les droits des travailleurs, ça n'existe pas . C'est le règne de son bon vouloir. Avec les ordonnances Macron, les patrons se sentent pousser des ailes pour faire voler en éclats les droits des travailleurs.
Depuis la reprise de la gestion des Vélibs de Paris par la société Smovengo , plus rien ne marche. Les stations de vélos ne fonctionnent pas, les vélos sont en panne. Et à cette faillite industrielle du nouveau Vélib' que vont avoir à payer les contribuables de Paris-Métropole vient s'en ajouter une sociale !
 

   Quant à la Maire de Paris , son exécutif, et la Présidente du syndicat mixte Autolib-Vélib, elles ont non seulement refusé de recevoir les grévistes mais ont repris les arguments fallacieux de Smovengo sur le caractère prétendument illicite de la grève.
 

  Les grévistes, leurs avocats, les syndicats ont saisi le tribunal des prud'hommes. Mais il faut aussi poursuivre la mobilisation contre la direction de Smovengo et les donneurs d'ordre : la Mairie de Paris et Paris-Métropole, pour exiger la réintégration de tous les grévistes licenciés !
 

Rassemblement sur le parvis de l'Hôtel de Ville le Jeudi 28 Juin à 11H
• Pour le respect du droit de grève
• Pour la défense des libertés syndicales
• Pour la réintégration des grévistes licenciés.
• Pour l'ouverture de négociations sur leurs revendications