jeudi 19 octobre 2017

HLM : les locataires devront payer

Article de Lutte Ouvrière

    À l’occasion de l’examen du projet de la loi de finances par les députés, la Fédération nationale des offices publics de l’habitat a appelé les 265 offices publics à fermer leurs portes mardi 17 octobre. Elle proteste contre le projet de Macron de baisser les APL des locataires de HLM de 50 à 60 euros, en demandant que cela soit entièrement compensé par une baisse de leur loyer.
De nombreux offices d’HLM ont appelé aussi à des rassemblements, certains ont écrit aux locataires pour les alerter sur les conséquences de cette mesure, dont Macron prétend qu’ils n’auront pas à souffrir.

   Les bailleurs sociaux dénoncent une baisse de 1,7 milliard de leur budget. Ils rappellent qu’ils réinvestissent chaque année 2,2 milliards dans les réhabilitations, rénovations et gros travaux. Avec cette ponction, c’est donc plus de 75 % de leurs investissements qui disparaissent.
L’augmentation de la pauvreté du fait du chômage, de la précarité des contrats et du blocage des salaires a abouti à multiplier par deux en vingt ans le nombre de bénéficiaires des APL. Les offices d’HLM concentrent une grande partie des 6 millions de personnes qui ne peuvent payer un loyer sans cette aide. Nièvre Habitat a par exemple 55 % de ses locataires concernés.

   Les sommes citées montrent qu’en quelques années la qualité des logements en HLM pourrait se dégrader très fortement, d’autant que les dépenses de rénovation sont déjà très insuffisantes.
Face à cela, on trouve dans les propositions du président des riches le gel du taux du livret A ou encore l’augmentation des surloyers de ceux qui ont des revenus un peu supérieurs, la vente des appartements à leurs locataires ou encore l’allongement de la durée de remboursement des emprunts faits par les offices HLM, comme si cela pouvait modifier cette situation.

   Ce gouvernement voudrait retourner contre les offices d’HLM le mécontentement qu’entraînera la baisse des APL. Mais sa mesure va se retourner avant tout contre les plus pauvres, que ce soit par la baisse de leurs revenus ou par la dégradation de leur habitat.
Inès Rabah

 Ci dessous lien avec l'article de 94 Citoyens sur le sujet

 https://94.citoyens.com/2017/bailleurs-sociaux-val-de-marne-ont-manifeste-a-paris,18-10-2017.html

mercredi 18 octobre 2017

Grève à l'APAJH d' Alfortville



Les travailleurs de l'entreprise adaptée APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés) d'Alfortville se sont mis en grève ce mercredi 18 Octobre .
Ils sont environ 230 sur le site et préparent les commandes pour Nespresso. Avec le syndicat CFDT ils revendiquent des augmentations de salaires. La direction a proposé une augmentation de 27 centimes de l'heure mais en supprimant une prime annuelle de 720€.



Un marché de dupes qui a mis en colère les salariés, qui pour plus des trois quarts d'entre eux ont à peine le SMIC. Ils travaillent en équipe, subissent les pressions de la part de la hiérarchie qui génèrent un stress permanent pour sortir la production en flux tendu et expédier 15 000 commandes par jour .
Dans ce climat tendu les salariés sont à bout de nerf . Ils en ont assez de voir leurs problèmes traités par le mépris par une direction arrogante,  alors au delà de la revendication c'est leur dignité qu'ils défendent .
Ils ont été rejoints dans leur grève par des salariés d'autres APAJH de l'Ile de France (Orly, Levallois, Paris 18, etc...).

Pourtant l'APAJH est une association qui reçoit des aides de l'Etat pour les entreprises adaptées aux salariés handicapés. Le montant de ces aides correspond presque au SMIC pour chaque salarié. Mais ce sont les entreprises utilisatrices comme Nespresso ou Air France ou d'autres grands groupes qui en bénéficient en tirant les prix des prestations vers le bas.  

mardi 10 octobre 2017

Quelques images de la manifestation parisienne du 10 Octobre

Une grosse manifestation à Paris.
Au delà de la situation des fonctionnaires ce sont toutes les mesures antisociales du gouvernement Macron que bien des manifestants dénonçaient. "Public, privé on est tous attaqués, c'est tous ensemble qu'il faut lutter". Un slogan qui rencontrait un écho favorable. Objectif à concrétiser dans les jours qui viennent.








dimanche 8 octobre 2017

10 Octobre: Travailleurs du public et du privé, se défendre tous ensemble !

Editorial Lutte Ouvrière 08/10/2017

   Face aux travailleurs de GM&S venus défendre leur emploi, Macron a une nouvelle fois affiché son mépris de classe. Il y a un mois, il s’en prenait aux « fainéants ». Aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui manifestent et sont accusés de « foutre le bordel ». Pour ce représentant du patronat, les travailleurs devraient se laisser exploiter et licencier sans protester ! Des propos tenus loin des travailleurs qui ont trouvé face à eux des CRS et des gaz lacrymogènes !




  Mais ceux qui « foutent le bordel » dans la société, ce sont les capitalistes et tous ceux qui, comme Macron, servent leurs intérêts à l’Élysée et dans les ministères.
GM&S est un sous-traitant de Peugeot et de Renault. Ces deux constructeurs automobiles sont directement responsables des licenciements qui touchent 157 travailleurs sur un effectif total de 277 salariés. Les profits de Peugeot et de Renault atteignent des niveaux record, plus de cinq milliards d’euros, soit l’équivalent de dizaines de milliers d’emplois. Mais les dirigeants de ces groupes veulent en faire encore plus.

   Les entreprises du CAC 40, parmi les plus riches du pays, ont réalisé plus de 50 milliards de bénéfices sur les six premiers mois de l’année. Plus de 40 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires, un record depuis 2006 ! Mais ces profits ne tombent pas du ciel, ils sont produits par l’exploitation des travailleurs, par la suppression de milliers d’emplois, par l’accroissement incessant des rythmes et des charges de travail et par les salaires bloqués.
Pour permettre aux riches, aux propriétaires de yachts et autres signes extérieurs de richesses, d’augmenter encore leur fortune, Macron leur a ouvert les caisses de l’État : plus de 3 milliards vont leur être donnés avec la réforme de l’ISF ! Et surtout, il a servi au patronat la « réforme » du Code du travail dont ils rêvaient en faisant sauter les quelques barrières légales qui garantissaient des droits collectifs aux travailleurs.

   Décidées depuis le sommet de l’État et dans les conseils d’administration des entreprises, les attaques se poursuivront tant que les travailleurs ne s’y opposeront pas.
Les routiers viennent de montrer qu’il est possible de faire reculer le gouvernement. Avec les ordonnances sur le Code du travail, leurs primes, leur treizième mois et leurs frais de déplacement auraient pu être décidés au niveau des entreprises. Les routiers pouvaient craindre à juste raison des baisses de revenu pouvant atteindre 1200 euros. En se mobilisant, ils ont imposé au patronat du secteur et au gouvernement la signature d’un accord qui garantit le maintien de leur rémunération.
Ce recul est un encouragement pour tous les travailleurs.

   Le 10 octobre, les salariés de la Fonction publique sont appelés à faire grève et à manifester contre le blocage des salaires, les 120 000 suppressions de postes programmées et la dégradation de leurs conditions de travail. Les salariés du public ont raison de se défendre et l’ensemble des travailleurs ont toutes les raisons de refuser la dégradation de l’école, des hôpitaux et des services publics.
Il faut tout faire pour que cette mobilisation soit réussie. Son succès constituerait un encouragement pour tous ceux qui veulent se battre.

   Dans des entreprises du privé, dans les transports, à la SNCF, des syndicats ont appelé à se mobiliser le même jour que les fonctionnaires. Dans de nombreuses villes, travailleurs du public et du privé défileront ensemble. Nous sommes tous attaqués et nous devrons nous battre tous ensemble pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive conjointe du gouvernement et du patronat.

   La réussite des journées de mobilisation du 12 et du 21 septembre contre les ordonnances Macron a poussé toutes les centrales syndicales à se rencontrer pour discuter d’une nouvelle journée d’action nationale. Une telle journée est indispensable pour que toutes les mobilisations en cours apparaissent comme faisant partie d’un mouvement d’ensemble. Elle est indispensable pour que les travailleurs reprennent confiance dans leur capacité à mener des mouvements collectifs et à rendre les coups.
Malgré ses rodomontades, comme bien d’autres gouvernements au service de la bourgeoisie avant lui, Macron sera contraint de reculer si les travailleurs se mobilisent dans un combat commun.

   Pour la région parisienne la manifestation partira de 14H Place de la République   en direction de Nation par Bastille . Les militants de Lutte Ouvrière se regrouperont au Métro Saint Sébastien Froissart.

mardi 26 septembre 2017

Avec Macron, l’impôt c’est pour les pauvres !

    Sans surprise, un rapport d'Oxfam France, publié le 25 septembre, montre que le 1 % le plus riche et les grands groupes capitalistes vont être les grands gagnants de la présidence Macron.
    Avec les changements de fiscalité annoncés, les 10 % les plus riches vont gagner en moyenne
 1 193 euros et les 10 % les plus modestes vont perdre 337 euros. Les 16 milliards d'euros de baisse de dépenses publiques, au détriment de la population, serviront à compenser les milliards qui vont revenir aux riches sous forme de cadeaux fiscaux.
    Ne nous laissons pas saigner par l'impôt. Faisons avaler à Macron ses ordonnances !

lundi 25 septembre 2017

Rassemblement devant la préfecture contre la fermeture de la bourse du travail de villejuif

 Le rassemblement qui a regroupé environ 300 personnes s'est déroulé Lundi 25 Septembre de 12h à 14H à Créteil.
L'action se poursuivra Samedi 30 Septembre par une journée porte ouverte à la Bourse du Travail à Villejuif.



vendredi 22 septembre 2017

Plan logement du gouvernement : guerre aux pauvres !


Le plan Logement annoncé par le gouvernement va plus loin que la simple baisse des APL de 5 euros.
Pour les 2,5 millions de ménages qui vivent en HLM, l’APL sera diminuée non pas de 5 mais de 50 euros ! L’État fera ainsi 1,4 milliard d’euros d’économies.
Quant à la baisse des loyers HLM demandée par le gouvernement et qui représenterait une compensation, il faudra vraiment attendre pour voir.
En revanche, il est certain que la baisse de l’APL pèsera, elle, et rapidement, sur tous les locataires qui en bénéficient parce qu’ils ont de petits revenus.

dimanche 17 septembre 2017

Les Bourses du Travail ne sont pas à vendre !

Contre la fermeture de la Bourse du Travail de Villejuif, rassemblement Lundi 18 Septembre 18H30 devant la Mairie de Villejuif. 

 Bourse du travail - Villejuif Non à la fermeture

Brève Lutte Ouvrière 14/09/2017

    Le maire Les Républicains de Villejuif s’acharne depuis deux ans à récupérer les locaux de la Bourse du travail. Il prétexte que la mise à disposition gracieuse des locaux aux organisations syndicales coûterait trop cher.

    Un rassemblement de 400 personnes devant la Bourse a eu lieu le 1er septembre à l’appel d’organisations syndicales du Val- de-Marne (CGT, FO, CFDT, FSU, Solidaire, UNEF) pour contester l'expulsion programmée. Les manifestants se sont ensuite rendus à la mairie et ont occupé les locaux durant plusieurs heures. Un nouveau rassemblement de protestation aussi massif que le précédent a eu lieu le samedi 9 septembre, lors de la journée des associations.

    L’acharnement de ce maire n’est pas surprenant car à toutes les époques les Bourses du travail ont dû être défendues contre des élus qui voulaient les faire disparaître. Ces lieux mis à disposition des travailleurs, chômeurs, jeunes et moins jeunes pour s’informer sur leurs droits et s’organiser pour se défendre contre l’exploitation patronale hérissent le poil des élus respectueux du système. Ne leur en déplaise, les travailleurs ont besoin de disposer de tels locaux pour se réunir.