lundi 8 janvier 2018

Voeux pour 2018


En guise de vœux, Macron s’est livré à un exercice aussi hypocrite que convenu. Comme il l’avait déjà fait y a six mois, et comme Sarkozy et Hollande avant lui, il a promis qu’il n’y aurait plus de sans-abri. Mais il n’y en a jamais eu autant, et les associations expliquent que l’hébergement d’urgence est saturé ! Quant au droit d’asile, c’est un mot creux quand les réfugiés sont ainsi pourchassés par la police. Pour gagner la France, ils sont amenés à prendre des risques toujours plus grands, comme le franchissement de cols des Alpes en plein hiver. Et le gouvernement veut encore durcir la législation à leur encontre. Alors, placer sa politique sous le sceau de la « fraternité » et de l’« humanisme », quelle fumisterie !
Les premières étrennes sont pour le patronat, avec les effets concrets des ordonnances Macron-Pénicaud sur le Code du travail, dont des décrets viennent d’être publiés.
Par exemple, la rupture conventionnelle collective permet maintenant à des entreprises en parfaite santé de se débarrasser de nombreux salariés sans même recourir à un plan social, ni proposer de reclassements. PSA Peugeot-Citroën, qui a déjà supprimé près de 25 000 emplois en cinq ans, en produisant plus de voitures et en gagnant des milliards, veut y avoir recours. Pimkie, propriété du groupe Mulliez, l’un des plus riches du pays (Auchan…), veut aussi supprimer 200 emplois avec cette facilité offerte par Macron aux patrons. Comme l’expliquait une syndicaliste, alors que les salariés licenciés en 2010 par cette chaine de prêt-à-porter avaient pu recevoir 30 000 à 50 000 euros d’indemnités, une vendeuse licenciée en 2018 ne recevra que l’indemnité légale, soit moins de 5 000 euros pour 15 ans d’ancienneté. D’autres firmes préparent leurs sales coups.
Et encore n’est-ce que le début de la mise en œuvre d’une réforme entièrement dictée par le patronat.
Le gouvernement veut maintenant attaquer les demandeurs d’emploi. Ceux-ci sont trop bien indemnisés au goût du patronat. Le projet est donc de couper rapidement les allocations aux chômeurs qui refusent plus d’une offre. Le gouvernement fustige la « fraude sociale ». En réalité, même d’après les chiffres officiels, celle-ci est dérisoire par rapport à la fraude fiscale, pratiquée par les grandes entreprises et par les riches. Mais pour ceux-ci, le gouvernement déroule le tapis rouge : suppression de l’impôt sur la fortune, plafonnement de l’impôt sur les revenus du capital, baisse de l’impôt sur les sociétés : il n’est plus nécessaire d’aller dans un paradis fiscal, la France en devient un !
Macron comble les vœux des riches. Publié la semaine dernière, le palmarès Bloomberg montrait que les 500 plus grandes fortunes mondiales avaient vu leur patrimoine augmenter de 23 % en un an. Quels salariés pourraient en dire autant ? La fortune de Bernard Arnault, patron de LVMH et 6e patrimoine mondial, a augmenté de 20 milliards d’euros en un an, soit de 38 000 euros à chaque minute !
Pour les classes populaires, c’est l’inverse. Au 1er janvier, le gaz (+ 7%), les taxes sur les carburants, les timbres ou les assurances augmentent. La hausse de la CSG de 1,7 point va frapper les retraités, d’autres aussi. Le gouvernement se vante d’un « budget de pouvoir d’achat » pour 2018. C’était un conte de Noël pour les petits enfants ! L’Insee elle-même explique que la facture fiscale s’alourdira de 4,5 milliards. Et seuls les naïfs apprécieront le cinéma autour de la suppression de la taxe d’habitation : on tentera de nous la faire payer, d’une façon ou d’une autre.
« Macron a fait les quelques réformes que nous attendions depuis des années », s’est réjoui Pierre Gattaz, le président du Medef. En effet. Et en cette période de bilan, la presse complaisante se joint aux milieux patronaux pour féliciter Macron d’avoir réussi à faire passer ses mesures, sans déclencher de contestation sociale. S’ils sont soulagés, c’est qu’en fait, ils ont peur des travailleurs. Peur que les salariés relèvent la tête et s’opposent à ces attaques en règle. Eh bien, leurs craintes sont fondées !
Alors, nos vœux sont aux antipodes de ceux de Macron. Nous souhaitons que 2018 soit l’année de la riposte ouvrière. Que les travailleurs, qui font fonctionner toute la société, rejettent tout fatalisme. Qu’ils rendent les coups que leur portent le patronat et ses pantins du gouvernement. Nous souhaitons qu’en 2018, le monde du travail ne subisse plus les attaques, mais défende ses intérêts et impose ses revendications.

mercredi 27 décembre 2017

Répression antisyndicale à l'institut Gustave Roussy Villejuif

La direction de l'Institut Gustave Roussy Villejuif a convoqué Vendredi 22 Décembre une salariée militante de la CGT (Préparatrice en pharmacie) à un entretien pour sanction. Elle lui reproche de s’être rendue à une réunion de l'union départementale CGT 94 où elle est élue .

Les rassemblements et les luttes des salariés issus de différents services fleurissent régulièrement à l’institut Gustave Roussy. Les militants CGT sont partie prenante de ces actions tellement les conditions de travail , les effectifs insuffisants et la politique de management sont devenues insupportables.

Alors la direction ressort les bonnes vieilles méthodes qui visent à s’attaquer directement aux représentants du personnel en espérant ainsi intimider ceux qui défendent les travailleurs .
Ce qui se passe à l'IGR n'est pas un cas isolé. Dans de nombreuses entreprises et administration les travailleurs , les militants sont confrontés à l'arrogance des hiérarchies, des directions . Répression, sanctions, procédures de licenciement, poursuite devant les tribunaux comme PSA Poissy, Goodyear, Air France, etc.....

Un rassemblement de protestation a eu lieu pendant l'entretien.
Décision sera communiquée en janvier.
Non aux atteintes aux droits des travailleurs à se défendre et exercer un mandat syndical ! Solidarité !

mercredi 13 décembre 2017

Maintien des services de chirurgie hépatique et cardiaque au GHU Mondor et Chenevier de Créteil : Manifestation 14 Décembre

En 2011 contre la fermeture de la chirurgie cardiaque


   Le projet de fermeture en 2018 du service de chirurgie Hépatique de l’hôpital Henri Mondor Créteil a été confirmé dans différentes instances par la direction de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.


   En 2011, c'est la mobilisation du personnel et des habitants qui avait empêché la fermeture de la chirurgie cardiaque . Mais ce service est aujourd'hui fragilisé comme de nombreux autres  par le manque de moyens.


   Et c'est sur fond d'économies supplémentaires, de regroupements, de fermeture de lits et réductions de budgets et d'effectifs, que se prépare dans le plus grand secret le Plan Régional Santé (PRS) 2018-2028.


 Empêcher la dégradation continue du secteur santé, c'est l'affaire de tous !.

 La mobilisation doit se construire.


Rassemblement devant Henri Mondor Jeudi 14 Décembre à 12H

mardi 12 décembre 2017

Alfortville Rythmes scolaires : un rassemblement devant la mairie Jeudi 14 Décembre à 18H à l'occasion du conseil municipal

Le problème est surtout que tous les gouvernements successifs continuent à réduire les moyens consacrés à l'enseignement. 

 Voici un article récent du site Lutte Ouvrière

Bonnet d'âne

Selon une étude internationale, les enfants âgés de 10 ans liraient aujourd'hui moins bien en France que leurs aînés il y a quinze ans.
Face à ce constat, le ministre de l'Éducation a proposé... une dictée obligatoire par jour dans les écoles. Il explique également que les enseignants doivent choisir les bons manuels, faire faire de la récitation et de la lecture quotidiennement aux enfants. Comme si le problème se résumait aux méthodes d'enseignement !
En réalité, si les élèves ont du mal à apprendre correctement à lire, à écrire et à compter, c'est pour beaucoup, du fait des effectifs trop nombreux des classes et du nombre d'enseignants et de locaux insuffisants.
Mais comme le ministre de l'Éducation ne veut pas augmenter les moyens pour l'école, il ne lui reste plus qu'à tenter de noyer le poisson...


  Et ci dessous un article du site 94 Citoyens

"Rythmes scolaires: polémiques inversées à Maisons-Alfort et Alfortville
Les villes qui n’ont pas choisi de revenir à la semaine de 4 jours à la rentrée 2017 ont en principe jusqu’à la mi-janvier 2018 pour indiquer à l’Inspection académique si elles souhaitent le faire à la rentrée 2018. Ces dernières semaines, les consultations de parents et enseignants se sont donc multipliées sur ce sujet tandis que les conseils d’école de premier trimestre statuaient aussi sur la question, avec parfois des verdicts opposés… ce qui fait polémique.
C’est le cas notamment à Maisons-Alfort et Alfortville, dans des figures inversées.
A Maisons-Alfort, la ville a organisé un référendum le samedi 25 novembre, auprès de tous les parents et tous les enseignants. « Nous avions prévenu dès la fin de l’année scolaire 2017 qu’un référendum serait organisé et nous avons envoyé une lettre individuelle à chaque parent et chaque enseignant pour les informer, en plus d’une large communication dans le bulletin municipal. Le scrutin a été organisé en bonne et due forme avec des bureaux de vote et le taux de participation a été supérieur à 50%« , expose le maire LR de la ville, Olivier Capitanio. Résultat de cette consultation : une majorité, d’une courte tête certes (49,8% contre 49%) mais une majorité quand même, s’est dégagée en faveur d’un maintien de la semaine de 4 jours et demi avec travail le mercredi matin, tandis qu’1,20% des votants optaient pour le samedi travaillé. Les conseils d’école, eux, ont massivement voté pour un retour à la semaine de 4 jours. Sur 25 conseils d’école prévus, 20 ont d’ores et déjà tranché de cette manière. Pour les syndicats Snudi-Fo et SNUipp-FSU, c’est donc cet avis qui doit être entendu. Et vendredi 8 décembre, les enseignants ont été le faire savoir en se rassemblant devant la mairie en fin de journée (photo de une), avant d’être reçus en délégation. « Cette mode des consultations locales, parfois organisées dans des modalités qu’aucun élu n’accepterait pour une élection politique, comme à Vincennes où chaque parent disposant à la fois d’un smartphone, d’une tablette et d’un ordinateur pouvait voter plusieurs fois, nous inquiète. Ces pseudo-référendums transforment l’Education nationale en une formule choisie à la carte par les parents, différente dans chaque ville. Notre souhait est que l’on revienne à un même rythme partout. En attendant, les Conseils d’école constituent l’instance légitime de concertation », insiste Luc Béniezau, délégué départemental Snudi-Fo.  « A partir du moment où une majorité s’est exprimée, je suis respectueux  de la démocratie et suis obligé de faire ce que nous nous sommes engagés à faire. On ne peut pas demander à un élu de ne pas respecter les urnes. Nous avons consulté tous les parents et enseignants et plus de 3000 personnes se sont exprimées. Le Conseil d’école, lui, est convoqué par les directeurs d’école« , exprime sur ce point Olivier Capitanio. Du côté des syndicats, on ne compte pas en rester là. « Nous sommes prêts à envisager d’autres actions et aller jusqu’à la grève, mais nous espérons vraiment ne pas en arriver là« , prévient Luc Bénizeau.

A Alfortville, la situation est inversée. La ville a décidé d’écouter ses conseils d’école qui ont, ici aussi, voté majoritairement pour un retour à la semaine de 4 jours. Mais cette fois, ce-sont les associations de parents d’élèves indépendantes et la fédération Fcpe de 11 écoles, réunies dans le collectif Ulea, qui ne sont pas contentes, et ont réclamé une consultation directe à la mairie, pour éviter une « décision précipitée ».  En réponse, le maire PS de la ville, Michel Gerchinovitz, a défendu la légitimité des conseils d’école. « Les conseils d’école sont les instances principales de concertation de l’école. Il leur revient, conformément aux dispositions du code de l’éducation, d’établir le projet d’organisation de la semaine pédagogique scolaire, de rendre des avis sur toutes les questions intéressant la vie de l’école, notamment les activités périscolaires, et de donner leur accord sur les activités éducatives, culturelles et sportives complémentaires« , a ainsi détaillé l’élu dans un courrier aux associations de parents d’élèves qui avaient demandé la concertation. De leur côté, les parents dénoncent des « inégalités de traitement entre écoles », concernant les votes, rapportant n’avoir pas pu proposer d’option alternative à celles qui étaient à l’ordre du jour du vote dans les écoles Dolet et Victor Hugo (à savoir rester à 4,5 jours avec une situation inchangée ou revenir à la semaine de 4 jours) alors qu’ils suggéraient d’ajouter de rester à 5 jours en allégeant les après-midi des lundi, mardi, jeudi, vendredi. Une proposition qui a en revanche été incluse lors du Conseil d’école Octobre, et y a recueilli une majorité des suffrages. Et les parents de réclamer un nouveau Conseil d’école extraordinaire incluant cette proposition."

vendredi 8 décembre 2017

Samedi 9 Décembre rencontre avec les militants de Lutte Ouvrière à Alfortville


Nous serons le matin de 10H30 à 12H30
Place Allende  Place de la Mairie et Place du Petit Pont
Ci joint le tract que nous aurons avec brochures et journaux .