samedi 29 janvier 2011

Piscine privatisée, tarifs élevés !

Pour un centre aquatique accessible à tous !

 
double clic sur l'image tract pour le lire

 












Pour signer la pétition en ligne : c'est ici



jeudi 27 janvier 2011

Conférence débat sur les luttes en Tunisie et Algérie

La lutte des travailleurs de Tunisie et d’Algérie est aussi la nôtre


    Les militants de Lutte ouvrière vous invitent à une conférence-débat sur ce sujet.

    Le départ du dictateur Ben Ali est d'abord une victoire des travailleurs, des chômeurs, des jeunes, des classes populaires de Tunisie qui se sont mobilisées depuis le mois de décembre.
    Travailleurs français et tunisiens -mais aussi algériens, marocains, égyptiens, albanais, africains...-, nous sommes frères dans la lutte contre les mêmes exploiteurs.
     Quels intérêts se cachent derrière ces politiciens qui, en France, avaient apporté leur soutien à Ben Ali, pratiquement jusqu’à sa fuite ?

Manifestation le 14 janvier à Tunis

     Le premier succès obtenu en Tunisie avec le départ de Ben Ali pourra-t-il bénéficier aux travailleurs, aux chômeurs, aux jeunes qui ont versé leur sang pour l’obtenir ?
     Voilà quelques unes des questions qui seront abordées lors de l’exposé-débat

samedi 29 janvier à 15 h
Salle du Stade Cubizolles
25 bis avenue du Général de Gaulle Maisons-Alfort.

mardi 25 janvier 2011

Soutien à la lutte des travailleurs de l’agglomération Plaine Centrale 94 pour les salaires

Banderolle des grévistes devant le bâtiment del'Agglomération,
rue le Corbusier Europarc Créteil pendant l'AG des grévistes à l'intérieur.
      Après avoir fait une journée de grève très suivie le 18 janvier, le personnel de la communauté d’agglomération Plaine Centrale (Alfortville, Créteil, Limeil-Brévannes) a engagé une grève reconductible à partir de ce Mardi 25 janvier .
   Rassemblés au siège de "l’Agglo" à Europarc Créteil, une délégation a été reçue par des représentants de la direction de "l’Agglo". Comme la précédente rencontre avec le président Laurent Cathala, député maire socialiste, cette entrevue n’a rien donné de concret.

   Les grévistes ont exprimé leur colère face à leur direction qui affirme ne pas avoir d’argent pour satisfaire les revendications des basses catégories, mais est prête à sortir de l'ordre de 300 000 euros pour un traiteur pour la fourniture des repas jusqu’à la fin de la semaine, à la place de la cuisine centrale en grève totale.
  
 La grève a été reconduite, un rassemblement a aussi été décidé le 3 Février à l’hôtel de Ville de Créteil avec les territoriaux de la commune de Créteil appelés ce jour là à faire grève et manifester avec leurs collègues de "l’Agglo".
   J’ai exprimé ma solidarité avec les grévistes qui se battent pour l’amélioration de leurs salaires de plus en plus insuffisants vue l'augmentation réelle du coût de la vie.

jeudi 20 janvier 2011

Compte rendu du conseil municipal du jeudi 20 janvier 2011

1- Piscine

    Ce conseil a été très court. Peu de questions à l’ordre du jour et aucun débat, bien qu’il y ait un point lourd, celui de la piscine avec l’adoption des tarifs et du contrat de concession à la société privée Carilis.
   J’ai fait la déclaration que vous pourrez lire après le tableau des tarifs. Aucun commentaire. Mise aux voix immédiate. Pourtant les prix d'entrée risquent fort de faire débat dans la population de la ville, vu leur niveau.

Vous pouvez cliquer sur l'image pour l'aggrandir

Déclaration de Guy Mouney sur la piscine (points 1&2) conseil municipal du 20 janvier 2011

   On ne peut que se féliciter de la réalisation de cette piscine avec tous ses équipements. Elle sera très utile pour permettre la pratique des sports et activités aquatiques à la population d’Alfortville et des communes voisines.
   Cette construction a couté cher. Le montant initial prévu autour de 11 millions € fin 2005, s’élève maintenant à 15,7 millions € et atteindra 16,7 millions € avec les aménagements de l’environnement. Cela sans compter les remboursements des intérêts des emprunts.
   Les entrepreneurs privés du BTP et les banquiers se payent grassement sur les investissements publics.
  Comme pour le logement, cela montre la nécessité qu’il y aurait d’avoir un service public de la construction dans lequel ce serait l’Etat qui réaliserait directement et à prix coûtant, les travaux nécessaires aux collectivités.

 Mais au lieu d’agir dans le sens de la défense et de l’extension des services publics, je constate que la municipalité va au contraire dans le sens de davantage de privatisation.
   Je trouve particulièrement dommage que la gestion de ce centre aquatique soit confiée à la société privée CARILIS, qui sans avoir mis un sou dans cet investissement va en tirer les bénéfices en imposant des tarifs élevés aux usagers et en exploitant un personnel mal payé et souvent au statut précaire.
   La population paye non seulement par ses impôts mais va payer également par des entrées très chères.

Etat des lieux ce 20 janvier, l'ouverture est annoncée pour le 29 janvier


   Avec un tarif à 3,70 € pour un alfortvillais et 4,90 € pour un extérieur la piscine d’Alfortville va se situer dans le peloton de tête des piscines les plus chères d’Ile de France.
  
   Même si des tarifs moins couteux sont possibles par différentes formules telles les cartes d’abonnement, réduction pour familles avec quotient familial pour certaines activités, la comparaison avec les piscines d’autres communes offrant le même type de prestations reste très en défaveur d’Alfortville.


  Nous savons, et vous le dénoncez aussi, que les communes et collectivités locales sont asphyxiées par les transferts de charges de l’Etat, les réductions des subventionnements, et autres mesures qui s’attaquent aux conditions de vie de la population.
  Pour justifier la délégation de service public, on nous a expliqué que la gestion communale de la piscine était déficitaire de 650 000€ annuels. Je préfèrerai qu’on appelle cela le subventionnement d’un service public plutôt qu’un déficit, cela correspondrait mieux.
   Mais on nous demande de voter, en plus du contrat d’affermage, une subvention annuelle à CARILIS de 416 265 € de compensations pour contraintes de service public, auquel s’ajoutera la compensation de la perte de recettes due à l’application du quotient familial.

   N’y avait-il pas d’autres solutions à mettre en œuvre avec les autres collectivités (communes voisines, agglomération, conseil général, région) pour que la gestion de la piscine reste publique et à des prix plus abordables.
   Je voterai donc contre la grille tarifaire qui nous est proposée par CARILIS, et contre la privatisation de la piscine.

2-Grèves du personnel de la communauté d'Agglomération


Les cuisinnes centrales de l'Agglomération rue Volta à Alfortville ,
où se préparent 11 000 repas par jour pour les scolaires et personnes agées
avec distribution à domicile

   L’agglomération Plaine Centrale du Val de Marne, c’est la communauté de communes qui regroupe Alfortville, Créteil et Limeil-Brévannes, soit une population d’environ 140 000 habitants.
    Et ce sont environ 700 salariés, employés territoriaux, qui collectent les déchets et ordures ménagères, font du nettoyage de la voirie, préparent et distribuent 11 000 repas pour les cantines scolaires et les personnes âgées, font fonctionner les bibliothèques, assurent des taches administratives indispensables au fonctionnement des collectivités.
    Beaucoup d’entre eux sont des petits salaires.


 La grève du mardi 18 janvier a été suivie à 60%.
200 grévistes se sont rassemblés devant le bâtiment de « l’Agglo » situé à Europarc à Créteil . Une délégation a été reçue par Laurent Cathala député maire socialiste de Créteil et président de la communauté d’agglomération. Cette entrevue n’ayant rien donné un préavis de grève reconductible a été déposé par les syndicats CGT et CFDT à partir de Mardi 25 Janvier.
   Au cours du conseil municipal, je suis intervenu pour faire état de ce mouvement, et demander que le conseil municipal appuie la demande d’ouverture des négociations sur les revendications légitimes d’augmentation des salaires du personnel.
   Le maire a répondu que ce problème était à traiter par « l’Agglo ».
   En solidarité avec les salariés en lutte j’ai également envoyé un courrier aux maires des 3 communes concernées.

mercredi 19 janvier 2011

Plus d'élèves, moins d'enseignants... Le ministre doit retourner à l'école

 
Affiche Lutte ouvrière janvier 2011

   16 500 postes doivent disparaître dans l’Education nationale à la rentrée 2011. Tout les départements sont touchés .

   Dans l’académie de Créteil ce sont 571 postes qui doivent être supprimés : 120 enseignants de moins dans les écoles, 426 dans les lycées et collèges et 25 administratifs. Ceci alors que les classes sont déjà surchargées, et que le nombre de scolaires augmente.

   Ces 16500 s’ajoutant aux 66 000 emplois dans l’enseignement déjà supprimés depuis 2007, le tableau qui se profile pour septembre 2011 est sombre.

   Des manifestations ou rassemblements sont organisés dans tout le pays, à l'appel de syndicats, d'associations de parents et d'éducateurs, contre la politique catastrophique du gouvernement dans l'Éducation nationale







À Paris une manifestation aura lieu
samedi 22 janvier à 14 h 30  départ Métro Luxembourg,
en direction du ministère de l'Éducation Nationale.

Lutte Ouvrière appelle à y participer ainsi qu’à toutes les autres initiatives qui sont prises.

lundi 17 janvier 2011

Prochain Cercle Léon Trotsky

Il aura pour sujet :

Les religions, l’athéisme et le matérialisme

le vendredi 28 janvier 2011 à 20h30

Attention : les conférences du Cercle Léon Trotsky ont désormais lieu à Montreuil.
Prenez note du nouveau lieu !

Espace Paris-Est Montreuil
128, rue de Paris - Montreuil (Seine-Saint-Denis)

Métro : Robespierre - ligne 9  

Consultez le plan d'accès
Participation aux frais : 3 euros


samedi 15 janvier 2011

Prochain conseil municipal

Il est convoqué jeudi 20 janvier 2011 à 18 heures 30 à la Mairie.


Parmi les points les plus importants :

  • L’adoption des tarifs d’accès à la piscine (dont l'ouverture est annoncée pour le 29 janvier) et la convention d’exploitation concédée à la société privée Carilis .
Les tarifs proposés sont chers : 3,70€ l’entrée plein tarif pour un habitant d'Alfortville.
Comme partout des tarifs moins élevés sont possibles par des cartes abonnement, groupe, familles , ainsi que pour des activités en direction des enfants avec application du quotient familial.
Néanmoins ces tarifs restent élevés comparativement à l’environnement ( 3€ prix moyen d’entrée plein tarif dans les plus grands bassins parisiens, 2,55€ à Maisons-Alfort, 2€ à Créteil)
  •  En vue de la construction de logements sociaux, dans le cadre de l’opération ANRU « Chantereine Alouettes » acquisitions de terrains rue des goujons (ancienne casse de voitures et pavillon 13 bis)

  • Règlement d’un sinistre suite à problème sur réseau assainissement place de l’Europe

  • Passation de marchés pour élagage et abattage d'arbres, pour matériels d'entretien de la ville, de denrées alimentaires, voirie , assainissement etc…

  • Convention avec la CAF pour structures loisirs enfants et adolescents

  • Projet du centre municipal de santé pour soumission à l’Agence régionale de santé (Nouvelles dispositions de la loi « Hopital Patients Santé territoires »)

vendredi 14 janvier 2011

Solidarité avec le peuple tunisien !

Manifestation  samedi 15 janvier 2011

    Lutte Ouvrière exprime sa solidarité avec tous ceux qui depuis un mois se sont soulevés en Tunisie et continuent à exprimer leur colère face à la situation sociale catastrophique que subit la majorité de la population.

   Elle salue leur détermination face à la répression, malgré les dizaines de morts faits par les tirs de la police sur des manifestants désarmés.

   Elle dénonce le régime de dictature de Ben Ali qui aujourd’hui tente d’apaiser la colère par quelques promesses tout en poursuivant les arrestations.

   Elle condamne l’attitude odieuse des gouvernements français qui, depuis 23 ans, n’ont cessé de soutenir ce régime, et en particulier l’actuel gouvernement qui, par la bouche de Michèle Alliot-Marie promet encore d’aider la police tunisienne à agir contre les manifestants.

   Lutte Ouvrière appelle les travailleurs, ici en France, à saisir toutes les occasions de manifester leur solidarité avec la lutte des jeunes, des travailleurs, des femmes de Tunisie et de tout le Maghreb, dont le combat doit être aussi le leur.
Elle appelle en particulier aux manifestations de solidarité organisées le samedi 15 janvier dans de nombreuses villes, et notamment :

à Paris, samedi 15 janvier à 14 heures place de la République
Lutte Ouvrière donne rendez-vous à ses militants et sympathisants à 13h45, devant le McDonald’s de la place de la République.

Nathalie Arthaud
 
Compte tenu de cette manifestation les activités Lutte Ouvrière sur Alfortville annoncées précédemment n'auront lieu que le matin .
 
pour visionner la vidéo de l'intervention de Nathalie Arthaud au meeting du 13 janvier à la bourse du travail cliquez ici

jeudi 13 janvier 2011

Solidarité avec les travailleurs d'Algérie et de Tunisie en lutte

Extraits de l'éditorial Lutte  Ouvrière des bulletins d'entreprise du 10 janvier

Depuis plus de trois semaines, une vague de révoltes populaires secoue la Tunisie. Malgré une répression sanglante qui a fait vingt morts, le gouvernement ne parvient pas à la briser.


    Au départ, il y a le suicide par le feu d’un jeune chômeur vivant de vente ambulante pour protester contre la confiscation par la police de son étal qui lui permettait de faire vivre toute sa famille. 
le 27 Décembre à Tunis

   

 Depuis, les manifestations se sont répandues dans plusieurs villes du pays, violemment réprimées partout. Elles sont le fait de la jeunesse populaire, chômeurs, travailleurs, ménagères, protestant contre le chômage, contre la pauvreté mais aussi contre la dictature de Ben Ali qui règne sur le pays depuis vingt-trois ans avec le soutien de toutes les grandes puissances.
   




Pendant que le régime se vante d’un taux de progression économique exceptionnel, seule la famille de Ben Ali, son entourage et son clan s’enrichissent, et la majorité de la population est maintenue dans la pauvreté.

Mais la colère dont ce mouvement de protestation témoigne en Tunisie n’est pas spécifique à ce pays. La semaine dernière, l’Algérie voisine a commencé à s’embraser.
   De véritables émeutes de la faim ont éclaté dans plusieurs villes contre les hausses des prix des produits de première nécessité, alimentaires en premier lieu. Dans un pays où le chômage est grave et où les salaires de ceux qui ont un emploi sont bas, ces hausses des prix de la nourriture, sont catastrophiques pour les classes pauvres.

Ceux qui se révoltent là-bas, en Tunisie, en Algérie, sont des travailleurs, des chômeurs, des classes pauvres, nos sœurs, nos frères, une partie de nous-mêmes.
    Et, pas seulement parce qu’une partie de la classe ouvrière ici, en France, est composée de travailleurs originaires du Maghreb si longtemps colonisé par notre impérialisme, lequel continue toujours à tirer profit de l’exploitation des travailleurs de ces pays.
    Les causes profondes de la révolte là-bas rejoignent ce qui nous amènera nous, les travailleurs d’ici, à réagir si nous voulons préserver nos conditions d’existence. La crise économique, la crise du capitalisme, qui pousse les classes laborieuses vers la pauvreté, enrichit en même temps une petite minorité. Le capitalisme en crise aggrave encore les inégalités.
    Ben Ali en Tunisie ou ses homologues en Algérie s’enrichissent d’une autre manière que les Arnault, Pinault, Bettencourt, Servier ou les Peugeot et Dassault. Les uns comme les autres s’enrichissent de l’exploitation des travailleurs. Ils sont complices, ils s’appuient les uns sur les autres et s’entraident.

Alors, notre solidarité de travailleurs va vers les révoltés de Tunisie et d’Algérie.
   Et bien au-delà de la simple solidarité, la classe ouvrière a, de part et d’autre de la Méditerranée, le même intérêt à se débarrasser d’un système économique où l’argent est roi et ceux qui le possèdent sont maîtres de la société.
   Mais où, cependant, ceux qui créent les richesses permettant à tant de parasites de prospérer, ceux qui font marcher toute l’économie, sont en permanence poussés vers la pauvreté. Et la police comme l’armée sont là pour faire taire ceux qui protestent.

La classe ouvrière qui est massivement présente des deux côtés de la Méditerranée représente une force internationale et ses intérêts fondamentaux sont les mêmes.
    Et lorsqu’elle en aura pris conscience, c’est unie qu’elle aura la force de mettre fin à l’organisation sociale actuelle basée sur l’exploitation et de créer une société fraternelle où il n’y aura plus de place pour les parasites du travail humain.

Meeting de solidarité à l'appel du Collectif de solidarité avec les luttes des habitants de Sidi Bouzid

À Paris, jeudi 13 janvier à 18 heures à la Bourse du Travail,
3, rue du Château-d'Eau - Paris 10e - Salle Croizat - métro République
Lutte Ouvrière soutient ce meeting et notre camarade Nathalie Arthaud y prendra la parole.

Pour consulter les articles du journal lutte Ouvrière sur le sujet cliquez sur :  En savoir plus





mardi 11 janvier 2011

Lutte Ouvrière à votre rencontre

Le samedi 15 Janvier





Nous serons présents:


  
le matin de 10H30 à 12H30


  • Place Allende devant la poste
  • Place de la mairie rue Paul-Vaillant Couturier
 
et l'après-midi de 15H à 17H


  • Métro Ecole Vétérinaire




jeudi 6 janvier 2011

Lycée Adolphe Chérioux Vitry : Climat de violence et manque d’effectifs


   Un élève du lycée Adolphe Chérioux de Vitry a été agressé d’un coup de cutter au visage Mardi 4 janvier. Il y a un an face au climat de violence et à la suite de plusieurs agressions les enseignants avaient manifesté à plusieurs reprises pour exiger des effectifs supplémentaires, et au moins 11 surveillants.

Février 2010, professeurs et élèves se mobilisaient
pour des effectifs supplémentaires

    Ils avaient exercé pendant 2 semaines leur droit de retrait sans que pour autant le rectorat prenne des mesures significatives :      Seulement 4 postes de surveillants avaient été créés, et le droit de retrait estimé abusif a été considéré comme une grève.

Cette situation de violence que connaissent de nombreux lycées de banlieue est le résultat de la dégradation générale des conditions sociales liée au chômage, à la misère grandissante, au démantèlement des services publics. L’hémorragie des effectifs dans l’enseignement pratiquée depuis plusieurs années a pour conséquence une multiplication du nombre de cas d’échec scolaire, et ce ne sont pas dans des classes d’une trentaine d’élèves que les choses peuvent s’arranger.

Les responsables en sont ceux qui mettent en œuvre cette politique et qui viennent encore de décider de supprimer 16 000 postes dans l’éducation nationale.

article consultable sur le lien : Lutte Ouvrière Ile de france

dimanche 2 janvier 2011

Inverser le rapport de force c'est possible !


   L'heure est au bilan. Cette année 2010 a été marquée, du côté des gouvernants et des riches, par une succession de scandales.

   Le dernier en date concerne un des plus importants laboratoires pharmaceutiques de France et son propriétaire, une des plus grosses fortunes du pays.



Sarkozy remettant à Servier la légion d'honneur en 2009
  


  Pendant plus de trente ans, ce laboratoire a mis en vente un médicament destiné aux diabétiques, dont des spécialistes dénonçaient à la fois l'inefficacité et surtout la nocivité, et on nous dit aujourd'hui qu'il a provoqué au moins cinq cents, voire deux mille morts.

   Les avertissements des experts n'ont pas fait réagir les autorités au plus haut niveau. Les ministres de la Santé successifs ont laissé prescrire ce médicament dangereux. Il faut dire que Servier est un patron proche du pouvoir et qu'il a dû abondamment remplir les caisses de la droite...

En savoir plus : les liens entre la famille Servier et le pouvoir politique (LUTTE OUVRIERE)






 Le scandale qui a précédé celui de Servier et du Mediator a mis en évidence, encore plus directement, les attaches entre le monde des affaires et les milieux politiques. Il a mis au grand jour les liens existant entre Madame Bettencourt, une des premières fortunes de France, et l'UMP.

    Un petit coin du voile a donc été levé, laissant entrevoir, derrière le décor que l'on présente comme la démocratie, ceux qui tirent les ficelles, qui font les choix réels, qui décident de l'essentiel : ces milliardaires, ceux qui, comme madame Bettencourt ou Jacques Servier, ont été pris la main dans le sac, parce qu'ils se sont retrouvés au centre d'affaires peu ragoûtantes. Mais ce n'est qu'une toute petite partie de l'iceberg, car c'est toute l'économie, toute la société qui fonctionne de cette façon.

video

Un des enregistrements de l'affaire Bettencourt

   Mais le plus grand scandale n'est pas dans ces enveloppes substantiellement garnies, destinées à alimenter les caisses de l'UMP, distribuées par la propriétaire de L'Oréal, ni dans le fait que Servier ait pu amasser des millions d'euros en bénéficiant de silences complices aux dépens de milliers de patients.

   Le plus grand scandale réside dans le fait que, malgré la crise, ceux qui l'ont provoquée, en premier lieu les banquiers, ont continué à engranger des milliards de profits à travers le monde. Et le comble, c'est que ces banques et ces organismes financiers, qui étaient il y a deux ans au bord de la faillite, ont été renfloués par les centaines de milliards d'euros ou de dollars versés par tous les grands États.

Manifestation en Grèce début 2010 contre les mesures d'austérité

   C'est avec ces milliards que les organismes financiers continuent à spéculer de plus belle, en prenant pour cible la dette des États. Sans se soucier le moins du monde des conséquences que cela peut avoir pour les populations, sans se soucier des risques qu'ils font prendre à la société.

   On a d'ailleurs déjà pu en mesurer les effets dans des pays comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne.



   Chaque jour, il devient de plus en plus urgent de mettre un coup d'arrêt à cette dérive. Il ne faut rien espérer des gouvernements en place. Ni en France, où règne la droite, ni en Espagne ou en Grèce, où ce sont des socialistes qui dirigent les gouvernements. Ces majorités, par-delà les étiquettes dont elles se parent, appliquent les mêmes politiques d'austérité, réduisant les salaires, les retraites, les quelques droits sociaux qui subsistent encore.



...et à Paris en Octobre 2010 contre les attaques sur les retraites
 
   Oui, il est plus que temps de bloquer l'offensive que le patronat et les gouvernements, qui lui sont totalement dévoués, mènent contre le monde du travail, à l'échelle de tous les pays. Les travailleurs en ont les moyens !

   Car, puisqu'on en est à l'heure des bilans, il faut y mettre, en positif cette fois, la lutte des salariés qui, en France, ont tenu la dragée haute au gouvernement Sarkozy-Fillon-Woerth, qui pensait faire passer sa réforme des retraites sans coup férir, comptant sur la majorité dont il dispose à l'Assemblée pour qu'elle soit votée.

   Ces prétendus élus du peuple ont pu voir le peuple réel dans les rues, pendant plus de deux mois. Certes, la réforme est finalement passée, mais le monde du travail a su relever la tête, il a pu prendre conscience de sa force et de ses capacités à résister aux mauvais coups qui se préparent contre lui.





   C'est cette leçon qu'il faut retenir : oui, les travailleurs ont les moyens de résister et même d'inverser le rapport de force en leur faveur !

Arlette LAGUILLER
Éditorial des bulletins d'entreprises du 27 décembre