mercredi 18 mai 2016

Photos de la fête Lutte Ouvrière. Presles 2016

La fête de Lutte ouvrière s'est tenue les 14, 15 et 16 mai.
Chacun a pu y trouver sa ration de fraternité, de discussion, d'espoir et de courage pour les luttes : le mouvement en cours contre la loi travail ; le combat politique pour faire entendre le camp des travailleurs sur le nom de Nathalie Arthaud à l'élection présidentielle ; la défense quotidienne de l'idéal communiste.
Elle a été un succès, montrant que le courant communiste révolutionnaire est bien présent parmi les travailleurs.




mardi 17 mai 2016

Jeudi 19 mai : Manifestation contre la loi El Khomri


Lutte Ouvrière appelle à participer aux manifestations contre la loi travail.

A Paris, la manifestation partira de Nation à 14 H en direction de la place d'Italie et le cortège de Lutte Ouvrière se rassemblera au carrefour Boulevard Diderot/Rue Crozatier à 13h.

Cortège d'Ivry à la manifesation du 12 Mai

jeudi 12 mai 2016

La Fête de Lutte ouvrière, les 14, 15 et 16 mai à Presles (Val-d’Oise)…



 L’existence, depuis des dizaines d’années, de ce rassemblement de dizaines de milliers de personnes, est la preuve que le courant communiste révolutionnaire est bien vivant. Et pour tous ceux qui n’acceptent pas cette société capitaliste, qui n’acceptent pas la misère, le chaos et la barbarie qu’elle produit de par le monde, notre fête est une bouffée d’oxygène, un moment de discussions, d’échanges fraternels. C’est un grand rendez-vous pour ceux qui pensent que la lutte pour l’émancipation des travailleurs est toujours à l’ordre du jour.

C’est l’occasion d’approfondir les idées et les connaissances dans une ambiance joyeuse au travers de débats, de conférences et d’expositions sur les sujets les plus variés, de découvrir des films, des romans, des documentaires ou des ouvrages historiques ou scientifiques.

Mais c’est évidement aussi l’occasion de se distraire. Entre les films, les spectacles, les jeux et les nombreux stands de spécialités culinaires, il y a de quoi faire durant ces trois jours. À tous, bonne Fête de Lutte ouvrière !

Ci dessous le plan de la fête 2016 


mercredi 11 mai 2016

Article 49.3 : répondre à la provocation du gouvernement



Communiqué de Lutte Ouvrière 11/05/2016

  Après avoir essayé de faire pression sur les députés socialistes pour obtenir une majorité et faire passer la loi travail, le Conseil des ministres a autorisé mardi 10 mai Manuel Valls à utiliser l’article 49.3 de la Constitution, pour la quatrième fois, comme il l’avait déjà fait pour la loi Macron.
   « Le 49.3 est une brutalité, le 49.3 est un déni de démocratie », avait déclaré un certain François Hollande en 2006 lorsque le gouvernement de l’époque faisait passer le Contrat première embauche (CPE) à coup de 49.3. Hollande est un habitué des reniements, on le savait.

   Manuel Valls veut mettre au pied du mur les députés du PS, certains écologistes ou encore d’autres du PCF ou du Parti de gauche. Soit ils votent la motion de censure que la droite ne manquera pas de déposer et ils provoquent la démission du gouvernement, soit ils se soumettent. Jusqu’à présent, aucun gouvernement n’a été renversé de cette façon. Il est très probable que même les plus frondeurs des députés ou bien voteront contre la motion de censure de la droite, ou bien s’abstiendront.

   Les intérêts des travailleurs et de tous ceux qui ont manifesté contre la loi travail ne pèsent pas bien lourd dans toutes ces considérations. Quelles que soient ces manœuvres, le patronat veut que le gouvernement applique la politique qu’il lui a dictée. Les travailleurs, de leur côté, n’ont aucune raison d’accepter une loi qui lui donnera tous les pouvoirs. Ils ont les moyens de mettre en échec la politique antiouvrière de ce gouvernement, à condition de ne faire confiance qu’à leurs propres forces. Lutte ouvrière appelle à participer massivement à toutes les manifestations prévues.

Le Jeudi 12 Mai Manifestation à Paris  14H Denfert Rochereau


mercredi 4 mai 2016

Grève contre les GHT aux Hôpitaux de Saint-Maurice Val de Marne


   Suite au vote de l'assemblée générale du personnel du 12 Avril en faveur de la grève reconductible , une partie des agents et soignants des Hôpitaux de Saint-Maurice ont commencé le mouvement contre le projet de groupement hospitalier de territoire (GHT) ce lundi 2 mai, soutenus par les syndicats CGT et SUD.
   Après avoir voté la reconduction de la grève en AG, ils ont envahi le Conseil de surveillance de l’hôpital consacré à cette question et auquel assistait un représentant de l'ARS (Agence régionale de Santé).
   Ils ont exprimé leur refus de ce regroupement qui n'a pas pour but une amélioration des soins des malades, mais au contraire la réalisation d'économies tant au détriment des malades que du personnel des hôpitaux.

  Il s'agit d'une nouvelle restructuration qui ne vise qu'à réduire les coûts de fonctionnement du service public de santé. 

  Imaginés dans le cadre de la loi de santé de Marisol Touraine, et adoptée en décembre 2015, les futurs périmètres de ces GHT viennent d’être présentés . En Ile de France,  il y aurait 14  GHT ont dont 2 dans le Val-de-Marne. Ainsi les Hôpitaux de Saint-Maurice seraient regroupés avec le CHI de Créteil, le CHS Les Murets de la Queue en brie et le CHI de Villeneuve saint Georges.


  Bien que les modalités précises soient pour le moment passées sous silence, on imagine facilement que ces regroupements se traduiront par des fusions de services, donc moins de soins de proximité pour les patients et plus de mobilité pour le personnel soignant. Personnel dont les conditions d'emploi seront de surcroit tirées vers le bas pour être alignées sur le moins disant.

   Dans le contexte des attaques du patronat et du gouvernement contre les droits des salariés, notamment au travers du projet de loi El Khomri, le personnel voit très bien comment il pourrait être encore plus soumis à l'arbitraire des horaires à rallonges, des heures supplémentaires non payées et non récupérées, des changements de lieu de travail, du développement de la précarité.

   La reconduction de la grève sera soumise au vote « tous les jours tant qu’un autre projet ne sera pas envisagé« , ont prévenu les manifestants.

lundi 25 avril 2016

Reprendre confiance en la force collective des travailleurs

Editorial Lutte Ouvrière 25/04/2016
 
   Plusieurs organisations syndicales appellent à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 28 avril. Il faut que tous ceux qui partagent les objectifs du mouvement, le retrait sans condition du projet de loi Travail, participent à cette mobilisation et cherchent à y entraîner d’autres travailleurs. Le gouvernement joue la montre pour faire passer sa loi. Il faut montrer que la protestation ne faiblit pas.
   Cela fait maintenant près de deux mois que le mouvement s’est engagé contre cette dernière en date des crapuleries du gouvernement Hollande-Valls. Depuis que les élections de 2012 l’ont mis au pouvoir, ce gouvernement ne cesse de porter des coups aux travailleurs, tout en exécutant servilement les desiderata du grand patronat.
  
Rien ne distingue l’orientation fondamentale du PS au pouvoir de celle de la droite de Sarkozy. À ceci près qu’usant de son étiquette de gauche, il a bénéficié de la complicité au moins passive des directions syndicales. Celles-ci n’ont pas cherché à préparer et à organiser la lutte collective pour permettre aux travailleurs de se défendre. Pire, certaines d’entre elles ont applaudi nombre des mesures anti-ouvrières. Et même celles qui ont fait mine de contester la politique gouvernementale ne l’ont pas fait avec la vigueur nécessaire.
   Alors que les représentants de tant de catégories sociales ont su au moins faire entendre leur opposition – des camionneurs aux chauffeurs de taxi, des éleveurs aux médecins et diverses professions libérales –, les représentants patentés des salariés ont été particulièrement discrets.
      Pourtant, c’est le monde du travail qui subit l’offensive permanente du grand patronat et du gouvernement.
   Les licenciements collectifs se multiplient, y compris dans les grandes entreprises les plus riches, entraînant l’accroissement incessant du chômage.  La flexibilité des horaires et la précarité de l’emploi se généralisent, même dans les secteurs dépendant directement de l’État. Le grand patronat foule aux pieds ce qui dans la législation limitait un tant soit peu sa toute-puissance, avant même que le projet de loi El Khomri donne un fondement légal à cette démolition.
   La condition salariale n’a cessé de se dégrader tout au long des quatre ans de pouvoir d’une coterie politique qui s’est pourtant fait élire avec le slogan « mon ennemi, c’est la finance ».
   Alors, oui, il était temps de réagir ! Et le mouvement engagé, s’il ne s’est pas encore donné la puissance nécessaire pour faire reculer ceux d’en haut, a l’immense mérite de montrer que la politique du gouvernement est rejetée par le monde du travail.
  
  Les syndicats qui mobilisent pour le 28 avril trouvent cependant le moyen d’appeler les cheminots à la grève le 26 avril. Pourquoi cette division ? Les cheminots peuvent cependant dépasser les calculs corporatistes en se joignant aussi à la journée du 28 avril. D’autant qu’une grève de cheminots réussie peut être un encouragement pour les autres travailleurs.
   L’heure n’est certainement pas au corporatisme. 
  Au-delà des revendications particulières de telle ou telle de ses catégories, c’est le monde du travail dans son ensemble qui est attaqué. Il est vital de réagir collectivement de toutes ses forces.
  
Le mouvement est certes encore minoritaire. Mais le monde du travail est peut-être en train de reprendre confiance en ses propres forces qui sont en réalité immenses. Il est indispensable pour l’avenir de changer le rapport de force entre le camp patronal et le camp des travailleurs. Ce n’est pas seulement la loi Travail qui est en cause.

   Le gouvernement profitera des derniers mois de son existence pour se dire que les prochaines élections étant de toute façon perdues d’avance, autant rendre encore d’autres services au grand patronat. Il le dit en répétant qu’il continuera jusqu’au bout sa politique de réformes. Et le gouvernement suivant prendra le relais. Dans cette période où l’économie capitaliste est en crise, le seul moyen pour la grande bourgeoisie de préserver les profits élevés de ses entreprises, le seul moyen d’accorder à ses PDG des émoluments et des retraites chapeau extravagants, est de prendre aux salariés, aux chômeurs, aux retraités.
   Le seul moyen de l’en empêcher est une réaction du monde du travail telle que tous ces parasites du travail humain aient des raisons de s’effrayer devant la menace que leur pompe à profits s’arrête brutalement. Les travailleurs en ont collectivement la force. Il nous faut en prendre conscience.

La manifestation parisienne sera à 14H de Denfert Rochereau à Nation

mercredi 20 avril 2016

Medef : Pas de reconnaissance du ventre


 
   Le Medef, par la voix de Gattaz, exerce une pression sans complexe sur le gouvernement pour imposer le maintien de la loi Travail dans sa version initiale. Il menace de rompre les négociations sur l'assurance-chômage.

   Le gouvernement a beau multiplier les courbettes afin de faciliter l'exploitation dans l'intérêt du patronat, cela ne rend le Medef ni conciliant, ni reconnaissant. Il veut montrer que le véritable patron, celui qui règne à l'Élysée et à Matignon, c'est lui, et pas des larbins comme Valls et Hollande.

   Seul le monde du travail, en lutte, peut faire rendre gorge à cette arrogance.

mardi 19 avril 2016

Police d’État

Brève de Lutte Ouvrière

   Cazeneuve, le ministre de l'intérieur, vient d'envoyer un courrier à Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, pour se plaindre d'une affiche dénonçant les violences policières réprimant les manifestations de jeunes contre la loi Travail. L'affiche montre une matraque ensanglantée de CRS accompagnée du texte « la police doit protéger les citoyens et non les frapper ».

   Cazeneuve, qui avait menti en 2014 à propos de la mort du manifestant Rémi Fraisse à Sivens, s'en dit « choqué » et y voit une « violence » à l'encontre de la police.
   C'est une façon d'avouer que l'État emploie sa police non pour protéger les citoyens, mais pour assurer l'ordre tel que le conçoivent nos exploiteurs. Ce n'est pas nouveau, mais il faut s'en souvenir.