Le centre aquatique d’Alfortville
reste fermé. Après une fuite importante (600m3) sur une canalisation d’eau qui
avait provoqué début décembre une inondation de locaux techniques et l’arrêt de la piscine, ce sont des
malfaçons dans la pose des carrelages des bassins qui ont été découverts.
Le temps que les expertises,
contre expertises, commissions diverses des assurances aient lieu pour savoir
qui va payer avant que les travaux de
réfection soient engagés, on nous dit
que la réouverture ne sera pas avant fin février.
Malgré une fréquentation
importante, la première année avait été déficitaire de 50 000€.
Ainsi moins de 2 ans après l’inauguration en
grande pompe, les habitants de la ville qui n’avaient pas eu de piscine pendant
5 ans sont à nouveau le bec dans l’eau… au sec.
Ils ont été délestés au passage
de 15,7 millions d’euros, sans compter les intérêts des emprunts à verser aux
banques et 1 million à rajouter pour les aménagements des abords toujours en
travaux.
Le centre aquatique lorsqu'il était encore en travaux |
Car si c’est une société privée
qui exploite la piscine, en l’occurrence Carilis, dans le but de faire de
l’argent, c’est l’argent public qui a servi à faire les travaux.
Travaux qui, s’ils ont couté cher au contribuable, n’ont pas eu un brillant résultat. Pourtant on avait fait appel à un architecte des plus renommés pour la construction de centres aquatiques : Jacques Rougerie.
La construction avait été attribuée à une entreprise du BTP connue : Dutheil Construction. Elle est en liquidation Judiciaire depuis octobre 2011.
Pour la pose des carrelages c’est le groupement d’entreprises spécialiste de ce travail Allouche-Etandex qui a eu le marché.
Les installations techniques ont été confiées au groupement Guiban-Saebi
Voilà pour les principaux travaux et équipements. Chacun peut donc savoir qui a fait quoi, et comment les collectivités locales tout comme les entreprises publiques servent de vache à lait aux patrons du privé qui ne cherchent qu’à faire du bénéfice sur le dos de leurs clients, qui ont souvent les mauvaises surprises d'après chantier, et de leurs travailleurs qui sont exploités.
Lors du conseil municipal du 20
janvier 2011 qui avait précédé l’ouverture du centre aquatique dans ma
déclaration j’avais dit :
« …… Les entrepreneurs
privés du BTP et les banquiers se payent grassement sur les investissements
publics.
Comme pour le logement, cela
montre la nécessité qu’il y aurait d’avoir un service public de la construction
dans lequel ce serait l’Etat qui réaliserait directement et à prix coutant, les
travaux nécessaires aux collectivités. ……..»
J’ajouterai qu’il devient urgent
que la population, les travailleurs, dans le domaine des équipements collectifs, comme dans celui du
fonctionnement des entreprises et de la société en général, se mêlent de toutes
ces affaires et mettent tous ces gens-là sous contrôle.
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