mardi 20 novembre 2012

Tribune libre Novembre 2012 . Logement : Trop peu et trop cher


Publiée dans le bulletin municipal d'Alfortville de ce mois Novembre 2012.

  ZAC bords de Marne. Relogement familles des Alouettes
La rénovation urbaine (ANRU) se traduit pour beaucoup par une augmentation du loyer : Relogement plus cher et surface plus petite. Les personnes les plus modestes se trouvent encore plus écartées du droit au logement.

La résidentialisation au grand ensemble s’effectue de façon arbitraire, à l’encontre des locataires et son premier effet est que les conditions d’habitat se dégradent.

La politique de la ville en matière de logement, et de son bailleur Logial, contribuent à tirer le prix des loyers vers le haut.

La situation est aujourd’hui dramatique en France. Il manque 1,7 millions de logements sociaux (plus de 2000 à Alfortville).
Le prix des loyers est tel que beaucoup de travailleurs ont des salaires jugés insuffisants pour obtenir un logement et doivent se rabattre sur un habitat dégradé en payant des loyers exorbitants à des profiteurs. 1500 logements «indignes» ont été recensés à Alfortville.

Contrairement aux mesures prises par le gouvernement un grand programme de construction devrait être mis en œuvre directement par l’Etat, afin de résorber la crise sans enrichir promoteurs immobiliers, entreprises de bâtiment et banquiers.
 ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
  
Relogement des habitants des Alouettes Jardins (Barre Etienne Dolet)

   Voici le courrier que j’ai reçu des familles locataires de la Barre Jardins (qui doit être démolie prochainement) et qui n’ont pas encore été relogées, les propositions qui leur ont été faites par Logial ne correspondant pas à leurs besoins et leurs possibilités financières. C’est volontiers que je publie leur lettre.


 Photo extraite du livre "C'est ici Chantereine"


  " Je me permets de  vous écrire car j'ai regardé votre blog ou vous donnez votre compte rendu du conseil 4 juin 2009 et du 27 mars 2012 au sujet du relogement.
     
   Sachez que le relogement se passe très mal pour la plupart des familles relogées de Chantereine  et qu'il reste 4 ou 5 familles dans l’immeuble où les conditions de vie sont déplorables, où le chauffage collectif a été coupé en cette période de froid.

    Les locataires restants payent des charges d’entretien et etc.., alors qu’ils ne devraient payer que le loyer conventionné sans les charges car plus d’entretien de l’immeuble, plus de gardienne, plus de ménage, plus de poubelle à disposition et plus de lampes à l’extérieur malgré les plaintes des locataires restants.

    Toutes les promesses faite en réunion des locataires organisée par LOGIAL et les engagements du bailleur signés dans la charte du relogement ne sont pas appliqués et ni respectés".


2 commentaires:

  1. Si logial entretenait correctement son patrimoine immobilier, il n'y aurait pas besoin de mettre des gens devant le fait accompli. A savoir de quitter son logement pour se rendre ailleurs. Avec une surface habitable moindre et une augmentation du loyer.
    Est-ce que les nouvelles constructions seront entretenues dans l'avenir ?
    Prenez l'exemple de la place salvador allende, fleuron des années 80, de beaux logements en centre ville, une place pietonne moderne, des commerces agreables. Aujourd'hui tout tombe en vétusté. Malgré un ravalement récent, mais rien n'est entretenu. La place est sale, dangereuse avec ses pavés déformés et les trous avec. La fontaine à l'agonie et la Municipalité de répondre, que pour le moment rien n'est envisagé vu le coût qui en découlerait. Mais prenez le parvis de la mairie, lui il est somptueux... Ne parlons pas de Micolon, qui devient lugubre et vétuste... Mais personne n'en parle ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Il est affligeant de voir comment Logial laisse l'habitat et son environnement se dégrader. Des investissements coûteux sont faits et puis on tourne la page pour se lancer dans d'autres projets, en attribuant un budget au minima pour l'entretien de l'existant. Quelques années après on vit dans un cadre abîmé et dégradé.
      Les logements des Alouettes construits dans les années 60 à 70 étaient grands, lumineux, spatieux, confortables et modernes, avec des espaces verts aux alentours. 30 ans plus tard faute d'entretien c'était très dégradé. Mais il était encore possible de rénover et de revenir à un habitat tel qu'il était à l'origine. Au lieu de cela il a été fait le choix de démolir et reconstruire ailleurs: plus petit et plus cher pour les locataires avec de surcroit des logements dont l'agencement est très problématique: beaucoup n'ont pas de pièce cuisine, il n'y a pas d'entrée, la porte s'ouvre directement dans le salon.
      Les locataires ont signé le bail sans avoir pu au préalable visiter le logement (ils n'ont eu que les plans).

      Supprimer