jeudi 10 août 2017

Expulsion d'une famille Rom d'alfortville qui occupait un logement non utilisé

 On n'expulse pas les pourris de fric, mais toujours les pauvres !

Un article du journal le Parisien 94

 "La municipalité avait accepté de domicilier cette famille de douze personnes sur le territoire communal, mais pas de la reloger. La maison qu’elle occupait depuis décembre appartenant à la SNCF, elle a dû l’évacuer ce jeudi.

En voyant arriver les policiers chez elle, ce mercredi après-midi, la petite Mihaela, 7 ans, s’est immédiatement saisie de son cartable et s’est mise à pleurer.
« Elle a compris que nous allions être expulsés, déplore sa maman, Salomé. Elle a peur de ne jamais retourner dans son école, et de ne pas revoir sa maîtresse. »

Quelques heures plus tard, jeudi matin, aux aurores, cette famille rom de douze personnes a en effet dû évacuer le squat de la rue Kennedy, à Alfortville, où elle vivait depuis décembre.
Un événement qui, pour les associations qui la soutiennent depuis des mois, a valeur d’échec. « Trois des enfants avaient parfaitement réussi leur intégration à l’école Etienne-Dolet, indique ainsi Daniel Sabre, président de la Compagnie des parents. Mihaela en CP, et ses deux frères : Sorin en CM 2 et Ionut en maternelle. »

« Lorsqu’elle a posé ses valises à Alfortville, cette famille avait derrière elle un long parcours d’errance, abonde Mireille Motte, à la tête de l’Union locale pour les écoles d’Alfortville (Uléa). En leur assurant une situation stable, il ne s’agit pas pour nous de lui faire la charité, mais bien d’éviter les dégâts sociaux que représenterait la non-scolarisation des enfants. »

Au début du mois de juillet, la municipalité avait accepté, « à titre exceptionnel », de domicilier la famille sur le territoire de la commune. « L’une des femmes était enceinte, et avait besoin de soins médicaux adaptés, commente le cabinet du maire. La domiciliation a permis à toute la famille d’accéder à un suivi social, mais il n’a jamais été question de les reloger. Et la maison qu’elle occupait appartenant à la SNCF, il était normal qu’elle en soit évacuée. »


Un argument qui ne convainc pas Mireille Motte, pour qui une solution à l’amiable aurait pu être trouvée. « Salomé demandait seulement à pouvoir y rester un an, le temps de suivre la formation que lui avait trouvée Pôle emploi », insiste-t-elle.
Pour la jeune maman et ses trois enfants, l’errance a repris. « On me conseille d’appeler le 115, mais c’est compliqué, soupire-t-elle. Une dame que je connais a peut-être un endroit à me prêter, pour quelques nuits. Tout ce que je voudrais, c’est pouvoir rester à Alfortville. Pour que mes enfants puissent continuer à aller à l’école. »
  leparisien.fr"

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