vendredi 5 février 2016
jeudi 4 février 2016
samedi 30 janvier 2016
Macron courtise les « entrepreneurs »
« La vie d’un entrepreneur est bien souvent
plus dure que celle d’un salarié. Il ne faut jamais l’oublier (...) parce qu’il
peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. » C’est la dernière déclaration d’un
Macron clamant son empathie pour les patrons et son mépris pour les
travailleurs, sur BFM le 20 janvier.
La presse a
commenté sérieusement la phrase, comparant amplitude de travail et revenus des
salariés à ceux des patrons... comme s’il s’agissait de petits entrepreneurs au
bord de la faillite, alors que les émois de Macron sont pour les grands patrons
et les banquiers, ceux qui partout licencient et ferment des usines pour
accroître leurs bénéfices et spéculer. Ce sont ceux-là mêmes qu’il est
d’ailleurs parti, aussitôt après l’interview, courtiser directement à Davos.
À Davos,
grand-messe annuelle des milliardaires et financiers de la planète, Valls et
Macron se sont livrés une concurrence effrénée à qui ferait les plus belles
courbettes au monde des parasites de l’économie. Il semble que celui que les
médias appellent « l’enfant prodige », le « Leonardo Di Caprio de la
finance » ait pris momentanément l’avantage.
C’est là
qu’entouré de ses amis les « entrepreneurs », Macron a déclaré que, dans le
Code du travail en préparation, les heures supplémentaires des salariés
seraient majorées « beaucoup moins, voire pas du tout », ce qui
reviendrait à liquider définitivement toute référence à un horaire légal.
Valls, d’accord pour l’essentiel, a fait semblant de le recadrer pour l’image.
Derrière les
provocations, les positionnements et les calculs des uns et des autres, la même
propagande propatronale continue, préparant et entourant la démolition par le
gouvernement du Code du travail et des droits légaux des salariés.
Antoine
FERRER dans Lutte Ouvrière du 28 Janvier
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vendredi 29 janvier 2016
La crise du logement s'approfondit
Selon le dernier rapport de la fondation Abbé Pierre, il y a
en France 15 millions de personnes mal logées. Entre les 140 000
travailleurs, avec ou sans emploi, qui se retrouvent à la rue, et les
millions qui sont contraints à vivre chez un tiers ou à couper le
chauffage, c'est donc presque un quart de la population qui est touchée -
dont évidemment de nombreux enfants.
Les conséquences de la mauvaise isolation et du surpeuplement des logements sur la santé sont désastreuses. Et quand on est mal logé, c'est souvent plus de la moitié des revenus qui passe dans le loyer.
Les engagements à construire 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux, et à contrôler un tant soit peu le niveau des loyers n'ont été tenus par aucun gouvernement qui s'y était engagé. Avec Hollande comme avec ses prédécesseurs.
Pourtant, l'État a tous les moyens à sa disposition pour construire directement, sans engraisser les promoteurs immobiliers : il a l'argent de nos impôts, les millions de chômeurs qui attendent du boulot, des ingénieurs jusqu'aux ouvriers. Mais il manque juste de la volonté de mettre un toit décent au dessus de la tête de tout le monde.
Les conséquences de la mauvaise isolation et du surpeuplement des logements sur la santé sont désastreuses. Et quand on est mal logé, c'est souvent plus de la moitié des revenus qui passe dans le loyer.
Les engagements à construire 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux, et à contrôler un tant soit peu le niveau des loyers n'ont été tenus par aucun gouvernement qui s'y était engagé. Avec Hollande comme avec ses prédécesseurs.
Pourtant, l'État a tous les moyens à sa disposition pour construire directement, sans engraisser les promoteurs immobiliers : il a l'argent de nos impôts, les millions de chômeurs qui attendent du boulot, des ingénieurs jusqu'aux ouvriers. Mais il manque juste de la volonté de mettre un toit décent au dessus de la tête de tout le monde.
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jeudi 28 janvier 2016
Le 4 février, avec ceux de Goodyear
Le 4 février, la CGT appelle à une journée nationale de mobilisation et de grève pour demander la relaxe des ex-salariés de Goodyear. Ceux-ci ont été condamnés à vingt-quatre mois de prison, dont neuf mois ferme, parce qu’ils se sont battus contre la fermeture de leur usine et ont alors retenu deux cadres pendant plusieurs heures.
Ces travailleurs sont victimes d’un acharnement judiciaire à l’initiative du seul gouvernement puisque la direction de Goodyear et les cadres concernés avaient retiré leur plainte. Après l’affaire des chemises déchirées d’Air France, derrière le parquet, ce sont Hollande et Valls qui cherchent à faire un exemple et à intimider les travailleurs qui veulent se défendre face aux attaques patronales.
En participant à la mobilisation et aux actions prévues ce jour-là, les travailleurs montreront leur solidarité avec ceux de Goodyear, leur protestation contre une nouvelle attaque antiouvrière et leur volonté de s’opposer au patronat et au gouvernement à son service.
Un rassemblement se tiendra à Paris le 4 février à 11 heures, place du Trocadéro.
Lutte ouvrière appelle à s’y joindre.
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mercredi 27 janvier 2016
Région Île-de-France : une mesure démagogique et xénophobe
Jeudi 21 janvier, Valérie Pécresse (LR), nouvelle présidente de la
région Île-de-France, a tenu une de ses promesses de campagne : la
suppression pour les étrangers sans papiers du forfait solidarité
transports, qui réduisait de 75 % le prix de leur passe Navigo,
indispensable pour se déplacer en Île-de-France.

Cette réduction était jusque-là accordée aux allocataires du RSA, de la CMU ou de l’AME (aide médicale d’État), c’est-à-dire aux plus pauvres – français ou étrangers, avec ou sans papiers – qui n’ont pas les moyens de se payer un abonnement à 70 euros par mois. En en privant les étrangers sans papiers, Pécresse prétend récupérer 52 millions d’euros.
En réalité d’après Le Monde, cette aide – dont le montant annuel représentait 84 millions d’euros en 2015 – était allouée à 660 000 personnes, dont seulement 17 % étaient des étrangers en situation irrégulière.
Le but de cette mesure est de donner des gages à la frange xénophobe de ses électeurs. Tout en alimentant les préjugés contre les étrangers, elle rendra le quotidien des sans-papiers encore plus difficile et compliqué.
Sans surprise, le FN a voté cette mesure et a affiché sa satisfaction. Quant à la gauche, certes ses élus régionaux ont voté contre. Mais Pécresse a eu beau jeu de leur rétorquer : « J’ai vu le Premier ministre Manuel Valls, et il m’a dit qu’il n’était pas du tout choqué. » Pour une fois, on veut bien la croire.
Cette réduction était jusque-là accordée aux allocataires du RSA, de la CMU ou de l’AME (aide médicale d’État), c’est-à-dire aux plus pauvres – français ou étrangers, avec ou sans papiers – qui n’ont pas les moyens de se payer un abonnement à 70 euros par mois. En en privant les étrangers sans papiers, Pécresse prétend récupérer 52 millions d’euros.
En réalité d’après Le Monde, cette aide – dont le montant annuel représentait 84 millions d’euros en 2015 – était allouée à 660 000 personnes, dont seulement 17 % étaient des étrangers en situation irrégulière.
Le but de cette mesure est de donner des gages à la frange xénophobe de ses électeurs. Tout en alimentant les préjugés contre les étrangers, elle rendra le quotidien des sans-papiers encore plus difficile et compliqué.
Sans surprise, le FN a voté cette mesure et a affiché sa satisfaction. Quant à la gauche, certes ses élus régionaux ont voté contre. Mais Pécresse a eu beau jeu de leur rétorquer : « J’ai vu le Premier ministre Manuel Valls, et il m’a dit qu’il n’était pas du tout choqué. » Pour une fois, on veut bien la croire.
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lundi 25 janvier 2016
Grève et manifestation Fonction Publique ce Mardi 26 Janvier 2016
Une occasion à saisir
Les travailleurs doivent se saisir de cette occasion de montrer leur profond mécontentement face à la politique gouvernementale. Cela nous concerne tous car partout, dans le public comme dans le privé, le pouvoir d'achat baisse et l'on supprime bien plus d'emplois qu'on n'en crée.
Il faut protester. Et tôt ou tard, il faudra le faire tous ensemble car nous avons les mêmes revendications face à un même ennemi : le patronat et le gouvernement à son service.
Pour la région parisienne la manifestation est à 14H
à Montparnasse
La voix du Medef
Les ministres se sont succédés à Davos, ce Forum qui réunit le gratin du grand patronat mondial et de la finance. Macron y a déclaré : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires, c'est une nécessité. »En tout cas, le gouvernement, lui, n'en finit plus de faire des heures sup', et gratuitement, pour exaucer les rêves du patronat en s'en prenant aux droits des travailleurs et au Code du travail.
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dimanche 24 janvier 2016
Agression sur la ligne D : Solidarité avec les cheminots
Mercredi dernier 20 Janvier à Corbeil, un conducteur de train a été agressé sur le quai et une fois à terre roué de coups. La gare était déserte .Il n'y avait pas de surveillance avec maitre-chien comme cela aurait du être.
C’est l’intervention d’un cheminot qui travaillait sur les voies à proximité qui a fait fuir les agresseurs. Ils ont été arrêtés un peu plus tard. Le conducteur blessé à eu une semaine d'arrêt de travail.
Dans un premier temps, la SNCF a minimisé l’agression, puis a ensuite refusé de mettre plus de moyens pour assurer la protection. C'était du renvoi de responsabilités entre les directions SNCF différentes, d'une part de la circulation des trains et d'autre part des gares.
C'est la raison pour laquelle les cheminots se sont mis en droit de retrait et que la circulation a été fortement perturbée pendant 4 jours sur le RER D, la ligne la plus fréquentée de la région parisienne.
En gare d'Alfortville nous sommes bien placés pour le savoir.
La SNCF a alors négocié et proposé quatre embauches d'agents Suge (agents de sécurité de la SNCF) et d'un maître-chien. Mais elle a refusé le droit de retrait et a considéré les cheminots en grève.
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