jeudi 10 octobre 2013

Compte rendu du conseil municipal d'Alfortville du 3 Octobre (2eme partie)



Attribution d’une subvention supplémentaire de 65 000 € à la caisse des écoles (point 137).

  La subvention votée pour l’année 2013 était de 100 000€ , mais du fait d’une baisse de 8% de l’enveloppe de l’Etat et de la non prise en charge par l’Etat d’autres charges, le conseil municipal a voté cette subvention complémentaire pour permettre à la caisse des écoles de boucler l'année.. J'ai fait la déclaration suivante avant de la voter :  

L'Ecole maternelle Barbusse
 "Cette décision que la municipalité doit prendre découle de la politique de transfert des charges de l’Etat sur les collectivités locales que l’on subit depuis des années.
Le grand patronat bénéficie des largesses de l’Etat qui vide ses caisses : Crédit Impôt Compétitivité Emploi de 20 milliards, crédit Impôts Recherche, etc….. C’est la population qui paye cela.     
On vient de le voir encore pour les retraites. L’effort demandé aux entreprises va être compensé par baisse des cotisations patronales. Opération blanche pour le patronat."




 Abattement sur les impôts locaux pour les handicapés (point 123)

Les personnes handicapées pourront déduire 10% de la valeur locative de leur habitation . J’ai voté cette proposition en déclarant :
"Cela ne peut gommer le fait que l’impôt sur le revenu augmente et que de nombreuses familles précédemment exonérées se voient soumises à l’impôt, conséquence du non relèvement des tranches, mesure du gouvernement Sarkozy, mais appliquée par le gouvernement Hollande.
La pression fiscale sur les classes populaires s’alourdit : augmentation à venir de la TVA, des cotisations pour les retraites, baisse du plafond du quotient familial, fiscalisation des cotisations prévoyances. J’aimerai que l’on nous communique le nombre de familles qui étaient exonérées d’impôts et sont devenues imposables du fait du non relèvement des tranches."  

 Voici l'article du journal le Parisien à ce sujet :




mardi 8 octobre 2013

Sepur Alfortville: sans-papiers en grève pour obtenir leur régularisation



    Sur les 70 salariés de la Sepur 94, entreprise de ramassage de déchets et ordures ménagères, située rue Villeneuve à Alfortville, près de 25 sont en grève depuis Lundi 7 Octobre pour obtenir leur régularisation.
    Originaires d’Afrique, principalement du Mali, certains ont des CDI mais beaucoup des CDD ou missions d’intérims de très courte durée, parfois deux dans la même semaine. 

  Avec l’aide de la CGT, ils réclament que l’employeur leur fournisse à tous les papiers permettant leur régularisation, que leur situation précaire ne serve pas à prétexter une absence de continuité du contrat de travail, et qu’ils soient embauchés en CDI. 

   L’entreprise Sepur qui travaille en délégation de service public pour la communauté de communes du haut Val de Marne (Boissy Saint Léger, Sucy en Brie, Ormesson, Chennevières, etc….), emploi donc à Alfortville environ un tiers de travailleurs en situation irrégulière.
    
    Cette entreprise qui compte dans les 2000 salariés dans les départements autour de l’Ile de France , arrive derrière Véolia et la Sita sur le marché des déchets. L’affaire est lucrative au point qu’elle a été rachetée par le fonds d’investissement « Fondation Capital ».

    Lutte Ouvrière apporte son soutien à ces travailleurs qui ont engagé le combat pour sortir de l’ombre et obtenir le respect de leurs droits et de leur dignité.

vendredi 4 octobre 2013

Conseil municipal du 3 Octobre 2013 : Déclaration Guy Mouney sur Logial


L’organisme bailleur de la ville Logial s’est lancé dans des opérations immobilières qui relèvent d’un tout autre objectif que celui du logement social.
D’une part en se lançant dans des programmes de construction dans d’autres villes très éloignées d’Alfortville, ce qui ne facilite pas les relogements des habitants de la ville et d’autre part en consacrant beaucoup de ses ressources à sa filiale Domaxia d’accession à la propriété.
Si encore cela se faisait en complément de l’entretien et de la rénovation du patrimoine existant, ce pourrait-être envisageable, mais c’est l’inverse qui se produit : On assiste à une dégradation d’ensemble du parc locatif social.
Les locataires soufrent d’une absence totale de travaux d’entretien courant et doivent vivre avec des problèmes qui empoisonnent leur quotidien :

état des voies sur parking Alouettes Jardins
locataires Alouettes protestant contre les pannes d'ascenseurs



  •  Ascenseurs fréquemment en panne notamment dans les tours des Alouettes
·         Poubelles débordantes positionnées sur le devant des immeubles et dont les déchets se répandent. Quasiment jamais désinfectées elles gérèrent des odeurs nauséabondes et la présence de rats. (Douanier Rousseau Grand Ensemble- Alouettes -108 rue Véron)
·         Manque d’entretien des espaces verts, des parkings et des allées de stationnement. 



poubelles à l'entrée des immeubles
détritus et débris de verre allée grand ensemble
·      










  .    Interphones en panne. Après avoir été imposés par le bailleur, c’est les locataires qui doivent en payer l’entretien : 150€ chaque fois.   
·         Défauts dans les conduites et évacuations d’eau que Logial refuse de réparer à sa charge ou ne le fait qu’après des mois de procédure.
·         Dans les rénovations nombreux défauts sources de conflits, le bailleur mettant une nette mauvaise volonté à solutionner les problèmes. (Chantereine - Saint-Pierre).
l'humidité à travers les murs au 108 rue Véron
·     .    Grandes difficultés pour les locataires à obtenir une douche à la place d’une baignoire. Il faut quasiment justifier d’un handicap. Les fabricants de baignoire et les sociétés de distribution de l’eau y trouvent sans doute leur compte mais pas les locataires.
·    .      Remontées d’égouts récurrentes dans les caves du grand ensemble.  
·        .  Opacité totale en ce qui concerne les attributions de logement. Certaines personnes comme la famille de Monsieur Karim Mounkouro qui a un dossier Dalo, cas que connait parfaitement la mairie, se voient trimballées année après année sans que rien ne change.
étroitesse cabinet toilette nouveau logement ou vit un handicapé


·        .    Erreurs sur les factures de loyers en ce qui concerne les charges : Sommes démesurées parfois demandées pour l’eau ou d’autres charges et qui mettent des mois à être régularisées avec lancement de procédures pour impayés.
·         Relogement des locataires de la barre Jardins dans de mauvaises conditions

J’arrêterai là la liste. Il suffit d’être à l’écoute des locataires pour connaitre les problèmes.  Mais manifestement la direction actuelle de Logial n’en tient aucun compte.
Pire même elle répond la plupart du temps par un mépris complet des locataires : Si les ascenseurs sont en panne c’est les locataires qui les  cassent. S’il y a des fuites d’eau c’est les locataires qui n’entretiennent pas les installations. Si l’environnement est dégradé c’est les locataires.
Le personnel de Logial fait la plupart du temps ce qu’il peut pour aider les locataires mais il est lui aussi victime du mépris de la direction de l’office.
Les opérations de rénovation urbaine menées dans le Sud de la ville ne peuvent masquer cette réalité. En fait elles ne compensent qu’à peine le manque de travaux d’entretien depuis des années, travaux qui incombent pourtant aux organismes bailleurs.
Les coupes dans les budgets des bailleurs sociaux effectués par les gouvernements successifs mettent en difficulté ces organismes et génèrent des problèmes de moyens. La montée du chômage et de la misère rendent les conditions de vie de plus en plus difficiles dans les quartiers populaires. Et les problèmes de l’habitat sont liés à l’ensemble des problèmes économiques et sociaux.
Dans ce contexte le rôle des bailleurs sociaux n’est pas d’en rajouter en s’en prenant encore davantage aux locataires.
C’est pourquoi je demande au conseil municipal et à Monsieur le Maire de condamner ces pratiques de la direction de Logial et d’exiger des mesures de respect des locataires.

mardi 1 octobre 2013

Travail du soir et du dimanche : patronat à la manœuvre et gouvernement comparse

Communiqué de Nathalie Arthaud 
 

 " Les médias ont généreusement donné la parole aux « bricoleurs du dimanche » ou à quelques clients mais, derrière cette campagne, il y a les grands patrons de la distribution ou du luxe, comme LVMH dans le cas de Sephora.

    Ces patrons expliquent, ou font expliquer, qu’ils ont des volontaires pour travailler le dimanche ou en soirée. Que des salariés trouvent leur compte dans des heures majorées est une réalité, comme pour les heures supplémentaires. Mais c’est parce que les salaires de ce secteur sont ridiculement bas, en général proches du smic.
    Aucun salarié ne préfère être au travail à minuit ou le dimanche, plutôt qu’en famille à se reposer.

   Prétendre que le travail du dimanche favorise la croissance est aussi ridicule que mensonger : ce n’est pas parce qu’un magasin est fermé un jour par semaine qu’un bricoleur renoncera à la perceuse ou à la ponceuse dont il a besoin.

   Répondant à la demande du patronat, le gouvernement prépare, de façon à peine voilée, un nouveau recul sur cette question. Comment comprendre autrement que les magasins Castorama et Leroy-Merlin aient pu ouvrir hier et s’en vanter, en infraction avec la loi et avec un jugement récent ?
   Peu de petits délinquants pourraient bénéficier d’une pareille mansuétude, et la complaisance des autorités est grossière dans cette sinistre comédie.


    La réunion ministérielle qui s’est tenue ce matin n’a rien décidé mais a confié une « mission » à Jean-Paul Bailly, ex-PDG de la RATP et de la Poste et connu pour ses déclarations anti-ouvrières. C’est-à-dire que le gouvernement se prépare à aider les capitalistes de la distribution à dégrader encore les conditions de travail des salariés des grandes surfaces. Car, comme à chaque fois que le patronat monte au créneau, le gouvernement exauce ses désirs."

Ici ma tribune libre d'Aout 2009 dans le bulletin municipal