samedi 20 juin 2009

LA SANTE, LES RETRAITES, C'EST VITAL


Il y a quelques mois pour sauver la mise aux spéculateurs et combler le gouffre dans les comptes des banques ce sont des centaines de milliards d’euros que l’Etat s’était empressé d’injecter sans problèmes. Mais aujourd’hui les malades et les vieux sont montrés du doigt pour renflouer le trou de 24 milliards d’euros de la sécurité sociale.


Pourtant les arrêts de travail, les soins et les départs en retraite ne sont pas la cause principale du déficit de la SS. C’est parce qu’il y a de plus en plus de chômage et de ce fait de moins en moins de cotisations qui rentrent que l’écart se creuse entre les dépenses et les recettes.


Le patronat licencie pour augmenter ses marges bénéficiaires et empoche les subventions de l’Etat qui détourne ainsi l’argent public. Ceci au détriment des services publics qui se dégradent, de l’éducation, du logement social, du droit à la santé qui est sacrifié à la recherche de la rentabilité et aux appétits du privé avec des conséquences comme les menaces sur l’avenir de la maternité de la clinique la Concorde à Alfortville.

Pour stopper ces attaques il est urgent qu’il y ait une explosion sociale générale.








jeudi 4 juin 2009

Compte rendu conseil municipal 4 Juin 2009


Le conseil municipal du 4 juin comportait une série de points relatifs au bilan du budget et des comptes 2008.Ayant voté contre les budgets en 2008, je me suis abstenu sur la plupart de ces points.

D’autres points traitaient de demandes de subventions pour un certain nombre d’associations. J’ai voté favorablement bien que n’ayant pas tous les éléments permettant de connaître le fonctionnement et les comptes de toutes ces associations.

Des accrochages assez vifs ont eu lieu entre le maire et la représentante des verts (de la majorité municipale)après qu’elle ait critiqué l’utilisation de désherbants dangereux et de façon plus générale l’attitude du parti socialiste.

Sur la question de la clinique, le maire a répondu assez longuement à la question orale que j’avais posée . La veille il avait reçu une délégation des sages femmes de la maternité. Sa réponse allait dans le sens du maintien de la maternité dans les conditions de sécurité. Mais il a souligné en même temps la nécessité de ne pas mettre trop la pression sur la directrice de la clinique. Affaire à suivre. Le personnel de la clinique , surtout secteur maternité est très mobilisé. Après avoir créé un collectif pour la défense de la maternité et avoir largement fait connaître le problème sur la ville, elles sont en train de s’organiser syndicalement.

Voici ce que j’ai déclaré sur un certain nombre d’autres points

Création d’une Zone d'aménagement concertée quartier des Alouettes pour la mise en œuvre du plan ANRU : démolition des tours et relogements

Je m’étonne que le rapport nous parle de concertation validée par la population alors que dans les réunions de locataires organisées par LOGIAL, beaucoup d’inquiétudes, voire d’oppositions se sont exprimées. De plus, la principale organisation de locataires, la CNL , a refusé de valider le projet. Les locataires dont les logements vont être démolis sont dans l’incertitude totale quant à leurs conditions de relogement. Une affiche récente de LOGIAL annonce que 60% des gens seront relogés dans du neuf ; c’est à dire 40% dans de l’ancien, mais ce sera forcément au détriment des nombreux autres demandeurs de logement sur la ville.

Et il y a de quoi s’inquiéter quand on voit ce qui se passe aux Mureaux où après la destruction des tours, les programmes de reconstruction restent en panne et les terrains en friche.

Pour ceux dont les logements seront rénovés LOGIAL prévoit déjà une augmentation de 0,38€ le m2 après les travaux. Augmentation à laquelle s’ajoutera celle de la taxe d’habitation puisque l’assiette sera revalorisée du fait du changement de zone. Je n’approuverai donc pas ce rapport ni la création de la ZAC

Acquisition d’un immeuble derrière Chinagora

Je suis favorable à l’exercice du droit de préemption sur l’immeuble du 20 rue de la Marne, surtout si cela sert à LOGIAL à développer du logement social .Mais puisque nous parlons de la ZAC des bords de Marne, je voudrais savoir où en est-on du relogement des habitants de ce quartier où beaucoup de logements sont insalubres et présentent des risques de saturnisme, en particulier, les 2 et 10 rue Véron et rue du Parc. Et que devient le projet de construction de logements après celui de l’immeuble de bureaux ?

Présentation d’un rapport sur la distribution électrique (Sipperec)

On ne peut pas parler de la distribution de l’électricité sans dire un mot du conflit social actuellement en cours à EDF-ERDF /EGF-Suez et qui s’est manifesté à Alfortville au centre du quai de la Révolution par 8 semaines de grève. Le personnel se bat pour la défense de ses conditions de travail et de salaire mais aussi pour le service public. Car au nom de la rentabilité, ce sont les fermetures de sites, les réductions d’effectifs et l’externalisation des activités. Le service public est de plus en plus démantelé au profit du privé. Cela mérite d’être rappelé et dénoncé.

Présentation d’un rapport sur la distribution de l’eau (Setif)

On ne peut qu’exiger que la distribution de l’eau redevienne un service public et que les habitants n’aient pas à payer des factures en hausse pour augmenter les profits de Véolia.


Sur ces deux points Jean Noël Coirault du PCF est aussi intervenu dans le même sens et a apporté son soutien à la lutte des personnels EDF


Question orale sur la clinique


La direction du groupe privé AMS qui gère la clinique La Concorde rue Bourdarias a informé les 16 personnes travaillant à la maternité qu’elle prévoyait une restructuration pouvant aller jusqu’à la fermeture du service. Elle considère que le nombre annuel d’accouchements n’atteint plus un seuil suffisamment rentable. D’ores et déjà pendant 15 jours au mois d’Aout 2009 la maternité serait fermée.

Pourtant les maternités dans les communes environnantes sont saturées, par manque de lits, par manque de personnel, du fait de la pauvreté des moyens imposée par le gouvernement. Situation qui ne peut être qu’aggravée par la fermeture de la maternité Jean Rostand à Ivry. On voit mal en effet comment son transfert au Kremlin Bicêtre pourra s’effectuer dans des conditions satisfaisantes alors que cet hôpital devra traiter plus de 3000 accouchements par an avec un personnel aux effectifs minimum.

A l’évidence, le choix de la direction de la Polyclinique La Concorde n’est pas dicté par l’intérêt des patients et les besoins de la population d’Alfortville et des communes proches mais s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi Bachelot privilégiant la rentabilité plutôt que le bien des patientes.

Les salariées de la maternité refusent ce projet qui commencerait dans l’immédiat par une restructuration : Pour résumer, des postes tenus par des vacataires seraient supprimés et un autre roulement serait mis en place. Il y aurait 3 personnes au lieu de 4 en journée et 2 en nuit. Un tel sous-effectif remet en cause la sécurité des accouchements. Et cette situation dangereuse entrainera, à n’en pas douter, dans une deuxième étape la fermeture pour raisons de sécurité.

Et c’est dès ce mois-ci que l’effectif de nuit est ramené à 2 personnes.

Pour ces raisons le CE a émis majoritairement un avis défavorable au projet de restructuration.

D’autre part les prévisions de baisse du nombre d’accouchements en 2009 annoncées par la direction sont tout à fait discutables et cette estimation pourrait être d’ailleurs revue à la hausse si on écoutait les propositions faites par les salariées dans la lettre ouverte, toujours sans réponse, qu’elles ont adressées à la direction de la Polyclinique.

Les Alfortvillais ne peuvent accepter que soit vouée à disparaître une maternité qui pratique plus de 500 accouchements par an dans une ville qui compte aujourd’hui 42 900 habitants (contre 36232 il y a dix ans).
Evolution accompagnée du rajeunissement de la population à telle enseigne que 35% des ménages alfortvillais ont aujourd’hui entre 20 et 39 ans, et que sur la ville 900 accouchements ont été recensés en 2008.
Plus de 2000 habitants ont d’ailleurs signé la pétition qui leur est proposée.

Monsieur le Maire je sais l’intérêt que vous portez à la situation de la clinique « La Concorde » et de sa maternité. Vous avez répondu à une des portes paroles du collectif, et vous avez reçu hier soir avec d’autres membres du conseil municipal des élues du personnel membres du collectif qui demandaient à vous entretenir de ce dossier.

Le conseil municipal se doit de soutenir l’action que mènent les salariées de la maternité pour son maintien avec l’intégralité de son personnel.



mardi 12 mai 2009

LA RENTABILITE CONTRE LA SANTE



La direction du groupe privé AMS qui gère la clinique La Concorde, rue Bourdarias, a informé les 16 personnes travaillant à la maternité qu’elle prévoyait une restructuration pouvant aller jusqu’à la fermeture du service. Elle considère que le nombre annuel d’accouchements pourtant supérieur à 500 n’atteint plus un seuil suffisamment rentable. D’ores et déjà pendant le mois d’Aout 2009 la maternité serait fermée.

Une telle décision relève de l’état d’esprit qui préside à la réforme de l’Hôpital, initiée sous l’égide de la ministre Mme Bachelot : C’est la subordination de l’intérêt des patients, de la population et du personnel soignant aux impératifs de rentabilité.

Ainsi la fermeture de la maternité de l’Hôpital Jean Rostand à Ivry, doit intervenir le 18 Mai avec transfert au Kremlin Bicêtre. Cet Hôpital devra alors traiter plus de 3000 accouchements par an, avec un personnel aux effectifs minimum.

Les salariées de la maternité d’Alfortville refusent cette fermeture et appellent la population à se mobiliser pour son maintien, ainsi que de tous les emplois. Vous pouvez signer leur pétition par email à : sauvonslamaternit@orange.fr

vendredi 24 avril 2009

Soutien aux électriciens et gaziers en lutte. Extrait d’un tract du 24 Avril 2009



Electriciens et Gaziers en lutte.

    Depuis début avril le centre EDF GDF, quai de la Révolution à Alfortville est occupé par les travailleurs qui font grève.
Manifestation des grévistes  EDF GDF
à Paris près de l'Assemblée nationale
    Les électriciens et gaziers, s’ils ont droit aux coups de chapeau pour leur travail lors des tempêtes et autres accidents, subissent le reste du temps le mépris de leurs dirigeants.
    Les salaires stagnent alors que des millions de dividendes sont versés aux actionnaires et à quelques hauts dirigeants.

   La politique des directions d’EDF, GDF–Suez est de réduire les effectifs, transférer les gros travaux au secteur privé au nom de la libre concurrence, supprimer des sites de proximité.
   En luttant pour leurs revendications les agents d’EDF GDF défendent le service public. Leur combat nous concerne tous.

lundi 20 avril 2009

ETAT D'URGENCE SOCIALE !


Le vote du budget de la commune intervient dans un contexte où le patronat et le gouvernement veulent faire supporter les conséquences de la crise du capitalisme à la population laborieuse, qui n’en est en aucun cas responsable.

L’Etat puise des milliards dans les finances publiques pour subventionner à fond perdu les banques et les grandes entreprises, qui affichent pourtant d’importants bénéfices largement distribués à leurs actionnaires et à leurs dirigeants.

A l’inverse pour les travailleurs, ce sont les licenciements, les fermetures d’usine, le chômage. Cet argent manque pour le logement, les services publics, les communes populaires. Depuis des années avec les départements et les régions elles supportent le désengagement de l’Etat qui transfère aux diverses collectivités des charges (RMI, RSA, APAH, routes…), sans leur donner les moyens financiers pour les assumer.

Face à ces reculs sociaux il n’y a pas d’autre voie que la lutte. Au delà des grandes manifestations comme le 29 janvier et le 19 mars il faudra une lutte sociale générale pour sauver la société du désastre dans lequel nous entrainent le capitalisme et ceux qui le défendent.

jeudi 26 mars 2009

Déclaration lors du vote du budget conseil 26 mars 2009



 Beaucoup l’ont déjà souligné, le vote de ce budget intervient dans un contexte économique et social difficile où le patronat et le gouvernement veulent faire supporter aux travailleurs, aux retraités, les conséquences d’une crise de l’économie capitaliste, dont la population laborieuse n’est en aucun cas responsable.

Les annonces de fermetures d’usines, de chômage partiel ou de suppressions d’emplois se succèdent, y compris quand ces entreprises appartiennent à de grands groupes qui font des profits. Parmi celles qui ont marqué l’actualité, il y a Total, Continental, ou encore Célanèse.

Plus près de nous, Sanofi-Aventis Vitry est en train de supprimer plus de 600 emplois, si l’on tient compte des sous-traitants, alors que le bénéfice net du groupe dépasse les 7 Milliards d’euros.
 
L’Etat puise des milliards dans les finances publiques pour subventionner à fond perdu les banquiers, le grand patronat, les organismes financiers qui affichent pourtant d’importants bénéfices largement distribués à leurs actionnaires et à leurs dirigeants.

Face à cette réalité, les propos du Président de la République et de ses ministres sur la nécessaire moralisation du capitalisme apparaissent comme des termes vides de sens, qui ne trompent d’ailleurs plus grand monde.

En tout cas les salariés ne sont pas dupes, et le 29 janvier comme le 19 mars ils ont manifesté par centaines de milliers dans tout le pays contre une politique qu’ils réprouvent. De nombreux alfortvillais étaient parmi eux.
Des notes d’espoir nous sont venues de la Guadeloupe et de la Martinique, où la grève générale a permis d’imposer des revendications importantes et de faire baisse de plusieurs tons l’arrogance patronale.
Il n’y a d’ailleurs pas d’autre voie qu’une lutte sociale générale pour sauver la société du désastre dans lequel nous entrainent le capitalisme et ceux qui le défendent.

Alors que la misère augmente, le détournement de l’argent public par l’Etat au profit des intérêts privés a également pour conséquence la dégradation, dans bien des domaines, des services rendus à la population, à commencer par celui si important du logement.

Les besoins d’aides sociales sont tels que face à l’afflux des allocataires, la CAF du Val de Marne, dont les effectifs sont insuffisants du fait des économies imposées par l’Etat, vient de décider de fermer ses guichets pendant plusieurs semaines.
Je souscris tout à fait à la dénonciation du désengagement de l’Etat dans le financement des collectivités locales, telle qu’elle figure dans le rapport de présentation du budget. L’Etat ne cesse en effet de transférer des charges aux collectivités locales sans leur donner en retour les moyens nécessaires à leur bon fonctionnement. On le voit encore, même si ce n’est pas le poste le plus coûteux, pour l’établissement des passeports électroniques qui sera dorénavant à la charge de la commune.

Beaucoup plus important est le projet de suppression de la taxe professionnelle, un nouveau cadeau royal au patronat, au détriment des communes. Et au final, ce sera une fois encore la population qui fera les frais de cette politique, par des restrictions dans le domaine des équipements et par la hausse des impôts locaux.
Le relèvement des bases d’imposition de 2,5% décidé par l’Etat, auquel va s’ajouter le relèvement des taux décidé par la commune va encore alourdir la pression fiscale sur la population, dans un contexte ou les revenus subissent déjà une érosion du fait de la hausse du coût de la vie et du manque d’emplois.
  •  Quant aux programmes des travaux prévus, si j’en approuve certains, ceux concernant par exemple les écoles, les crèches, les équipements sportifs et culturels, les travaux de voirie et les espaces verts, je suis en revanche opposé à ce que la municipalité s’inscrive dans les projets du ministre Borloo, en décidant la démolition de 543 logements sociaux dans le cadre de l’opération ANRU au sud de la ville.
  • Cette opération va impacter fortement le budget de la ville pendant plusieurs années et au final il n’y aura quasiment aucun logement social supplémentaire. Pourtant, les besoins s’accroissent et un rapport départemental fait état de 1000 logements insalubres et indignes sur la ville. Or, rien n’est prévu dans le budget pour ne serait-ce que commencer à résoudre ce problème.
  • Les seuls travaux dans la ZAC des bords de Marne concernent un immeuble de bureaux, Pour les logements qui devaient être construits à la place des immeubles vétustes et dangereux dans cette partie de la ville, rien n’est dit.
  • En ce qui concerne la piscine, le document nous présente la délégation de service public comme un moyen d’économies. En réalité, le transfert de la gestion à une société privée coûtera plus cher à la commune. C’est l’argent des impôts qui finance les investissements et c’est une société privée qui en tirera les bénéfices. Où est le gain pour la population alfortvillaise ?

 Voilà les raisons pour lesquelles je voterai contre le budget qui nous est présenté bien que, je le rappelle, j’approuve un certain nombre de projets qu’il contient ainsi que l’augmentation des moyens consacrés au fonctionnement des services municipaux.

 

vendredi 27 février 2009

CONTINUONS LE COMBAT


Le 29 janvier, de nombreux Alfortvillais ont fait grève et ont manifesté. Ils veulent que cesse la baisse de leurs revenus, l’arrêt de la précarité et des licenciements. Ils exigent des services publics de qualité.

Contre les intérêts du plus grand nombre, et pour les profits d’une minorité, Sarkozy distribue des milliards de fonds publics aux banquiers dont les bénéfices sont pourtant toujours florissants.
Ces milliards manquent ensuite à la majorité de la population : Du fait du manque de logements sociaux de nombreuses familles doivent vivre dans des conditions sordides, à Alfortville un millier de taudis ont été recensés ; les effectifs dans les classes continuent d’augmenter ; les finances des collectivités locales sont en difficulté ; faute de crédits les lignes du RER ne sont pas assez entretenues et occasionnent des retards fréquents.

Face à cela les travailleurs doivent se faire entendre encore plus fort. Les Antillais en grève générale nous montrent la voie à suivre. Le 19 Mars prochain les organisations syndicales appellent à une nouvelle journée de grèves et manifestations. Soyons le plus nombreux possibles dans la lutte.

jeudi 12 février 2009

compte rendu conseil municipal 12 février 2009


Les principaux points à l'ordre du jour étaient :
  • l'orientation budgétaire,
  • le vote de l'attribution des lots de travaux pour la piscine,
  • l'adhésion de la commune au syndicat mixte Paris-Métropole,
  • l'approbation du Plan Local Urbanisme.
Voici ci dessous ce que j'ai déclaré sur ces premiers points.

 Pour Paris Métropole j'ai voté pour après un bref commentaire, je me suis abstenu sur le PLU

 Prochain conseil: le vote du budget fin Mars très certainement.

  Déclaration Sur l’orientation budgétaire :  
Comme les autres collectivités locales et territoriales, la commune d’Alfortville subit de plein fouet les conséquences de la politique du gouvernement qui détourne l’argent public pour subventionner le patronat, les banquiers, et les catégories sociales les plus riches.

Contrairement à ce que disent Mrs Vitse et Pambou, depuis des années les communes, les départements et les régions supportent le désengagement de l’Etat qui transfère aux diverses collectivités des compétences et des charges, sans leur donner dans le même temps les moyens financiers pour les assumer. 
Et maintenant au nom de la rigueur budgétaire le gouvernement est même en train de réduire ses subventionnements comme le montre le rapport qui nous est présenté. 
La rigueur est exigée en ce qui concerne les salariés, les services publics ou les finances des communes. Mais à l’inverse les banques et le patronat bénéficient des largesses gouvernementales qui, contrairement à ce qui est dit, aggraveront encore le déficit abyssal de l’Etat. 

Du fait de la baisse des ressources des ménages, les difficultés à vivre sont de plus en plus grandes dans les communes populaires comme Alfortville. 
Une manifestation à Créteil contre la fermeture des centres locaux
de la CPAM sur le Val de Marne
Et à cela s’ajoutent les conséquences négatives dues aux suppressions d’emplois dans les services publics, qui se sont traduites chez nous par la disparition du centre de paiement de la CPAM, des queues continuelles dans les bureaux de postes, et dernièrement la fermeture de la permanence CAF.

En ce qui concerne le logement, le désengagement de l’Etat se manifeste encore par la baisse du subventionnement de la convention signée avec l’ANRU pour le Sud de la ville. 
Alfortville fait partie de ces villes valdemarnaises où des familles sont contraintes de vivre dans un habitat indigne. Suite à un rapport départemental le journal de la Plaine centrale d’Octobre 2008 chiffrait à 1000 le nombre de ces taudis sur la ville et parlait d’actions de la municipalité pour s’attaquer à ce problème. Or le document d’orientation dont nous discutons ce soir n’en parle pas du tout.

La suppression de la taxe professionnelle annoncée par Sarkozy est un nouveau cadeau au patronat et un nouveau coup porté aux finances des communes. Au final, elle amènera une dégradation des services fournis aux habitants les plus pauvres, ainsi que la hausse des impôts locaux, qui eux aussi frappent plus durement les pauvres. 
En fait, les salariés payent trois fois : d’abord sur leur emploi et leurs salaires attaqués par les patrons, ensuite parce que l’Etat, pour soutenir la classe des capitalistes, prend sur les fonds destinés aux services publics : hôpitaux, éducation, logement, etc. Et enfin, c’est encore aux salariés que l’Etat présente l’addition de ses dettes, y compris les intérêts qu’il doit aux banques. 

Dans ce contexte de crise grave du capitalisme il faut mettre un terme aux reculs sociaux. Il faut interdire les suppressions d’emplois dans le privé comme dans le public. Donc bien entendu ne pas suivre ceux qui, dans ce conseil, en défense de la politique du gouvernement demandent des réductions de dépenses sociales et d’effectif de personnel communal. 
Il faut imposer une augmentation des salaires de 300 € par mois, mettre la comptabilité des entreprises sous le contrôle des travailleurs et des consommateurs, cesser les cadeaux au patronat et au contraire rétablir l’impôt sur les bénéfices à 50%, niveau qu’il avait dans les années 1970. 

Une municipalité ne peut pas à elle seule résoudre tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. 
Mais si elle est soucieuse des intérêts des travailleurs elle doit prendre position clairement contre la politique du gouvernement. Elle doit informer de la situation réelle en montrant que ce n’est pas la crise pour les riches et qu’en conséquence il n’y a aucune raison que ce soient les pauvres qui payent.
Elle doit soutenir les luttes du monde du travail et appeler à la mobilisation pour la défense des services publics. 
Dans l’élaboration de son budget elle doit s’efforcer de répondre aux problèmes les plus cruciaux, entre autres en ce qui concerne le logement. Et cela signifierait ne pas détruire les 543 logements des Alouettes, ne pas laisser le champ libre à des opérateurs immobiliers telle la Foncière du Logement et s’engager résolument dans la résorption de l’habitat indigne du Nord de la ville.

Les orientations budgétaires qui nous sont proposées aujourd’hui ne me paraissent pas répondre suffisamment à la réalité des difficultés que subit l’énorme majorité de la population.

Construction du centre aquatique :  
Je voterai pour les crédits à la reconstruction de la piscine, car c’est un équipement dont la commune a besoin.
Mais pour moi la piscine doit rester un service public, aussi je suis fermement opposé à ce que cette construction réalisée avec l’argent public, soit une fois terminée, remise clés en mains à une société privée qui en assurera la gestion dans le but d’en tirer des bénéfices.
Si l’on fait cela pourquoi pas demain confier la gestion de la médiathèque à Virgin ou à la Fnac.
Je demande donc l’annulation de la délégation de service public signée avec la société CARILIS .