lundi 15 septembre 2008
ALIGNER LES SALAIRES SUR LES PRIX !
Les prix grimpent sans cesse, l'inflation bat des records avec un taux de 3,6 %, bien supérieur aux augmentations de salaires. La hausse des carburants a été suivie par celle des denrées alimentaires puis le gaz et l’électricité. Les familles les plus modestes ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Cet été 42 % des Français n'ont même pas eu les moyens de partir trois jours de suite hors de chez eux! Et ceux qui ont pu partir en vacances ont du calculer au plus près et se restreindre.
Le nombre de chômeurs est aussi reparti à la hausse.
Cette crise touche le monde entier. Près d’un milliard d'êtres humains soufrent de la faim. Et cette misère n'est pas due à un manque d'argent. Les grandes sociétés capitalistes ont accumulé des profits colossaux, dont elles se servent pour spéculer tour à tour sur l'immobilier, le pétrole, les matières premières agricoles ou autres…quitte à plonger la planète dans la ruine.
Il n’y a pas de fatalité. Il y a urgence à refuser d’être les victimes de ce système. Cela commence par la lutte pour exiger que les salaires, allocations et retraites soient indexées sur la hausse réelle des prix.
vendredi 8 août 2008
samedi 28 juin 2008
DEFENDONS LES RETRAITES
Face au gouvernement qui annonce le passage à 41 ans de cotisation pour une retraite à taux plein, et au patronat qui réclame que l'âge légal de la retraite soit repoussé au-delà de soixante ans, il est indispensable de se faire entendre.
Avec les difficultés à trouver un emploi, accroître le nombre d'années de cotisation c’est repousser de façon indéterminée l'âge du départ en retraite. Et pour beaucoup qui ne parviendront pas à totaliser 41 ans de cotisations cela signifie surtout réduire encore le montant des pensions.
Pourtant cela n'a rien d'inéluctable. L'allongement de la durée de vie et l'augmentation du nombre des retraités ne menacent pas l'équilibre des régimes de retraite. Ce sont le chômage, les bas salaires, les revenus comme les stock-options qui échappent aux cotisations, et les charges indues que le gouvernement impose aux caisses de retraite qui plombent leurs comptes.
Avec mes amis de la liste « unis pour les luttes sociales et les solidarités » nous disons que c'est dans les profits des patrons et des actionnaires qui ne cessent d’augmenter, qu'il faut prendre l'argent.
jeudi 26 juin 2008
commentaires conseil 26 juin 2008
Le conseil qui s’est tenu le 26 juin avait plus de 50 points à l’ordre du jour. Comme d’habitude il s’agissait de voter en cascade toute une série de décisions, pour l’essentiel techniques et administratives, pour lesquelles il y a nécessité de passer par un vote du conseil. A cette occasion il est possible de poser des questions et de faire quelques commentaires, mais il n’y a pas débat de fond.
J’ai fait une déclaration à l’occasion de l’approbation du compte administratif de l’année 2007 , sur lequel je me suis abstenu.
Déclaration générale sur le compte administratif et l’ordre du jour du conseil (point 102)
Le rapport de présentation du compte administratif 2007 rappelle les difficultés générées par la réduction des concours financiers de l’Etat aux collectivités locales.
Cette politique de l’Etat s’inscrit dans l’orientation générale du gouvernement Sarkozy qui vise à satisfaire les intérêts du patronat et des plus riches au détriment de l’ensemble de la population laborieuse qui en subit les conséquences dans ses conditions de vie.
Cela se manifeste à Alfortville par une dégradation accélérée des services publics :
Retards dus à de fréquents incidents sur le RER, fermeture du centre de sécurité sociale remplacé par un simple bureau d’accueil, limitation des périodes d’ouverture de la poste annexe.
En ce qui concerne l’enseignement le lycée Maximilien Perret va subir la suppression de 114,75 heures d’enseignement, soit l’équivalent de 6 postes d’enseignants, qui vont être remplacées par l’imposition d’heures supplémentaires à des professeurs déjà en limite de charge. En même temps 8 emplois de personnels administratifs vont être aussi supprimés.
Les mesures mettant en cause les remboursements médicaux s’attaquent au droit à la santé.
L’insuffisance des salaires, des pensions et allocations est aggravée par la hausse des coûts de l’énergie et se traduit par des situations de plus en plus dramatiques pour la partie de la population la plus fragilisée, et notamment par des procédures d’expulsion locatives.
Nous aurons l’occasion d’y revenir lors de différents points de l’ordre du jour, mais tant en ce qui concerne les commentaires du bilan du compte administratif 2007, que pour les orientations futures, les projets ne me paraissent pas prendre suffisamment en compte les difficultés réelles du monde du travail et les problèmes rencontrés par les habitants d’Alfortville.
En particulier rien n’est dit sur la protection du droit au logement.
On nous parle de projets grandioses de développement économique autour de l’EPA Orly, Rungis, Seine Amont, avec encore une fois l’utilisation de fonds publics, cette fois-ci européens, pour soutenir des entreprises privées, pendant qu’en même temps le groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis qui fait pourtant d’énormes profits va supprimer avec les sous-traitants près de 650 emplois.
Le conseil municipal se doit de placer dans ses préoccupations prioritaires cette situation où les familles sont frappées par les pertes de pouvoir d’achat, la précarisation de l’emploi, la crise du logement.
C’est dans ce sens qu’il devrait inscrire son action.
Questions et Commentaires
Compte Rendu des 13 et 20 mars (92) : mes interventions n’étant pas passées j’avais préalablement réclamé au secrétariat . Ce devrait être fait.
Vote : Approbation sous réserve d’introduction des interventions que j’avais faites lors de ces conseils et remises au secrétariat.
A propos du règlement intérieur (95):
J’ai fait la déclaration suivante :
Depuis le début du dernier mandat, tous les courants politiques représentés au conseil peuvent s’exprimer dans le BMO. Cela mériterait de figurer dans le règlement intérieur. Je regrette que ce ne soit pas le cas et qu’il ne soit fait état de ce droit que pour les groupes.
Une nouvelle réunion de la commission sera convoquée pour discuter de ce point et d’autres soulevés par les élus de droite.
Bilan des acquisitions et cessions foncières (115):
Déclaration :
Je ne saurai approuver le rachat les locaux de la CPAM place Allende, car cela revient à payer pour un service qui ne sera plus fourni. Quant aux assurés sociaux, ils ne verront pas la couleur de cet argent public qui va aller dans les caisses de la sécurité sociale, et servira en application des directives gouvernementales, à permettre d’exonérer encore plus le patronat des cotisations sociales. Pendant que se succèdent les mesures de déremboursement de médicaments .
A défaut de pouvoir empêcher la fermeture du centre par l’appel à la mobilisation de la population, la seule décision juste devrait être la réquisition de ces locaux.
La réponse du maire a été qu’il n’était pas tellement dans les habitudes de la mairie d’Alfortville de procéder à des réquisitions
Portage foncier parcelles rue de Nice, rue Etienne Dolet.(121)
Question :
Le 42 rue de Nice est déjà construit. Quelle est ce programme d’activités économiques en plus du bâtiment équipement de quartier déjà construit ?
Sipperec : groupement de commandes pour les communications.(126)
Déclaration :
S’il est légitime de chercher le meilleur coût pour ce service comme pour les autres, cela ne doit pas se faire au détriment du service public. Dans ce sens une commune se devrait de conclure avec l’opérateur public, ou du moins ce qu’il en reste, au lieu de rentrer dans le jeu de la concurrence et d’entériner le démantèlement du secteur public.
Après les télécomunications, on nous fera la même chose pour l’électricité. La privatisation , c’est la loi du profit et c’est à terme l’ensemble des consommateurs qui en pâtira.
A noter, plusieurs acquisitions de terrains ou de vieux immeubles (exercice du droit de préemption ) en vue de programmes économiques ou immobiliers dont en partie des logements sociaux avec la réaffirmation de maintenir 40% de logements sociaux sur la ville.
Libellés :
Conseil Municipal
mardi 20 mai 2008
AVENTIS : NON AUX LICENCIEMENTS
Sanofi Aventis Vitry (ex Rhône Poulenc), dont des bâtiments sont aussi à Alfortville et Maisons-Alfort a annoncé avec la fermeture des ateliers d’ici 2012 la suppression de 345 emplois sur les 661 que compte la production (auxquels s’ajoutent 300 sous-traitants).
3eme producteur mondial de médicaments, Sanofi-Aventis a fait 7,1 milliards de bénéfices en 2007.
La direction annonce une reconversion industrielle dans les biotechnologies et les produits anticancéreux. Mais le bâtiment qui doit être construit pour les biotechnologies ne permettrait de reclasser que 69 personnes.
Après avoir intoxiqué ses ouvriers en économisant sur les moyens de protection, et pollué l’environnement en rechignant à traiter les déchets chimiques, la direction veut maintenant jeter à la rue des centaines de salariés pour accroître encore ses profits.
La liste « Unis pour les luttes sociales et les solidarités » et moi même soutenons la lutte des travailleurs qui s’opposent au plan de la direction en exigeant leur reclassement dans des conditions équivalentes et en refusant d’être les victimes de cette logique capitaliste.
lundi 28 avril 2008
POUR UNE RIPOSTE GENERALE
« Unis pour les luttes sociales et les solidarités », soutenue par Lutte Ouvrière, la LCR, des militants du PCF, c’est l’intitulé de la liste sur laquelle j’ai été élu. « Unis pour les luttes sociales » car cela est devenue une nécessité pour stopper les régressions sociales programmées par ce gouvernement au service des riches et du patronat.
Des milliards de coupes sombres dans les budgets du logement, de la santé, de l’emploi et des finances publiques viennent d’être annoncées. Cela va dégrader davantage les conditions de vie dans les quartiers populaires déjà difficiles du fait des bas salaires, des emplois précaires et du chômage, des difficultés de logement, de la chasse aux sans-papiers. Face à ces attaques, une riposte s'impose.
En ce moment se développe dans l’enseignement un mouvement contre les suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine. Nous souhaitons que cela s’amplifie. « Solidaire » car ce qu'il faut, c'est un mouvement général du monde du travail, public et privé ensemble, qui constituerait une véritable contre-offensive.
Des milliards de coupes sombres dans les budgets du logement, de la santé, de l’emploi et des finances publiques viennent d’être annoncées. Cela va dégrader davantage les conditions de vie dans les quartiers populaires déjà difficiles du fait des bas salaires, des emplois précaires et du chômage, des difficultés de logement, de la chasse aux sans-papiers. Face à ces attaques, une riposte s'impose.
En ce moment se développe dans l’enseignement un mouvement contre les suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine. Nous souhaitons que cela s’amplifie. « Solidaire » car ce qu'il faut, c'est un mouvement général du monde du travail, public et privé ensemble, qui constituerait une véritable contre-offensive.
dimanche 13 avril 2008
Compte rendu conseil municipal du 13 avril 2008
Interventions de Guy Mouney
élu de la liste Unis Pour les Luttes Sociales et les Solidarités,
soutenue par Lutte Ouvrière, la LCR et des militants du PCF.
Ce conseil municipal a été consacré essentiellement au vote du budget. Avant le vote chaque courant politique avait droit à une déclaration minutée (5 minutes pour moi) :
Déclaration à propos du budget:
« Le rapport de présentation du budget dénonce à juste titre le désengagement de l'Etat, qui transfère aux Collectivités locales, départementales et régionales des compétences et des charges sans transfert des moyens financiers pour les assumer.
Cette politique actuellement menée tambour battant par la droite au pouvoir s'intègre dans le cadre de toute une orientation d'économies sur les services publics et les collectivités locales parallèlement à des cadeaux au patronat et aux catégories les plus riches.
Pire même, les quelques aides de l’Etat, notamment pour la rénovation urbaine sont dépendantes de la pression fiscale exercée sur les habitants de la commune, donc de la hausse des impôts locaux, les plus injustes, car frappant autant les pauvres que les riches.
Alfortville comme les autres communes doit faire face à des dépenses de plus en plus importantes.
D’abord pour son fonctionnement du fait de la hausse des prix l’énergie et de l’ensemble des services.
Mais aussi pour pallier les carences de l'Etat dont les conséquences s'avèrent de plus en plus désastreuses pour l'éducation, la santé, le logement, carences qui frappent de plein fouet les travailleurs et les plus démunis et qui avec les dernières mesures de restriction des budgets sociaux annoncées par le gouvernement Sarkozy, ne vont faire que s’aggraver.
Le mécontentement social ne fait que croître et s’exprime en ce moment même par une mobilisation dans les milieux scolaires (lycéens et enseignants) contre les suppressions massives de postes prévues à la rentrée prochaine.
Le manque crucial de logements rend totalement dérisoire la loi sur le logement opposable dont on a fait grand bruit.
Cette crise du logement touche de plein fouet la population d’Alfortville. De nombreuses familles s’entassent dans des poches d’habitat indigne et insalubre, sur lesquelles règnent des marchands de sommeil. D’autres en raison du chômage, des empois précaires, des salaires insuffisants, n’arrivent pas à faire face à leurs échéances à payer les loyers et vivent dans l’angoisse de l’expulsion. Les services sociaux sollicités ne savent pas comment faire face à cette augmentation de la pauvreté.
Si le manque de logements est un problème national qui nécessite que l’Etat déclenche un plan d’urgence pour le résoudre, les communes ont aussi des choix à faire.
Or les choix qui transparaissent dans le budget qui nous est proposé aujourd’hui ne répondent pas suffisamment aux problèmes que rencontre la population laborieuse.
L’habitat social se dégrade par manque d’investissements et d’entretien, et au lieu de rénovation, ce qui se programme est la destruction d’immeubles HLM, comme aux Alouettes. On nous parle certes de reconstruction en vue, mais alors qu’il y a au moins 1800 demandes de logement social en attente, il devrait y avoir d’autres priorités que la destruction de ce qui existe.
En même temps à l’autre bout de la ville l'aménagement de la ZAC des bords de Marne, qui se traduit par des évacuations d’habitants, commence par la construction de bureaux.
Les habitants concernés par ces projets sont laissés dans l’ignorance des conséquences qu’ils auront pour eux et sont inquiets pour leur relogement, d’autant plus que les opérations immobilières en cours sur Alfortville se traduisent par les loyers prohibitifs.
J’approuve les actions municipales qui vont dans le sens de la défense des services publics (scolarité, bureaux de poste, transports en commun), des équipements collectifs, de l’amélioration de l’habitat.
Mais je ne peux que désapprouver les hausses des impôts locaux qui vont frapper les plus pauvres, le champ libre laissé à la spéculation immobilière, et les privatisations des services, notamment la gestion de la piscine qui après les investissements très lourds payés par la collectivité, sera confiée au privé. C’est pourquoi je voterai contre le budget qui nous est présenté »
Il y avait de nombreux autres points à l’ordre du jour. Au total j’ai voté oui sur 26 points, non sur 5 points et une abstention. La plupart concernaient des formalités administratives ou techniques. Seuls quelques points ont fait l'objet de débats assez brefs. Voici un résumé de l’essentiel de mes interventions.
Centre aquatique : Autorisation de programme et mise en place crédits de paiement (14 600 000 €, dont 5 600 000 € en 2008)
« Cette opération va coûter des sommes importantes à la collectivité pour confier ensuite la gestion du centre au privé. Je précise que je ne suis pas par principe opposé à toute hausse des impôts, mais je suis opposé à certains choix qui sont faits de l’utilisation de l’argent public, qui laissent de coté les intérêts de pans entiers de la population laborieuse. Ce qui est le cas sur cette question ».
Subventions aux associations (1 800 000€ +1 800 000€ pour le CCAS)
« Je m’abstiendrai sur cette question n’ayant pas eu le temps d’avoir une connaissance suffisante de ce que recouvrent certaines associations.
Je ferai une remarque concernant les associations à caractère religieux. Certaines affirment leur caractère cultuel, pour d’autres nous ne savons pas. Je suis par principe contre leur financement par l’argent public, car étant pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat je suis aussi pour la séparation des communes et des cultes.
Je considère que chacun doit avoir le droit de pratiquer son culte, mais ce doit rester une affaire privée, et c’est à chaque communauté de trouver en son sein les moyens de cet exercice ».
Local pour l'association Musulmane (partage du local 40/42 rue de Nice avec l’association Culturelle Algérienne)
« Si je suis contre le subventionnement d’associations à caractère religieux, je suis pour permettre à chacun le libre exercice de son culte, je voterai donc pour la mise à disposition d’un local loué à cette association ».
Bilan et prévisions de l’avancement des projets immobiliers du secteur ZAC des bords de Marne (Nord de la Ville): Au final de l’opération qui va s’étaler sur plusieurs années il y aura en surface utilisable (SHON)18 000 m2 de bureaux, 26 000 m2 de logements dont « 16 500 m2 de logements en accession et en locatif social », pour reprendre l’expression officielle
« Un renouvellement urbain est indispensable dans cette zone du secteur nord de la Ville, mais je ne saurai pour autant approuver l’opération immobilière en cours, pour les raisons que j’ai donné à propos du budget.
Je souhaite savoir
·D’abord ce qui est prévu pour le relogement des familles qui habitent encore dans les parcelles qui ne sont pas encore évacuées,
· Ensuite dans le même ordre d’idées, est ce qu’il prévu une opération de résorption de l’habitat indigne dans le quartier proche de la ZAC ?
· D’autre part si les réalisations d’équipements collectifs (crèche, école, espaces verts publics) y sont envisagées »
Projet ANRU Sud de la Ville Alouettes, Chantereine, Saint Pierre, Grand Ensemble : le conseil avait à se prononcer sur la création de 3 postes, dont un chef de projet , chargés piloter et coordonner la cellule de renouvellement urbain créée pour cette opération
« Nous n’en sommes plus au stade de projet puisque l’on nous propose le recrutement pour 3 postes afin de piloter la réalisation de cette opération. Pourtant la population qui devait être consultée est toujours tenue dans l’ignorance.
Des moyens sont prévus pour l’accompagnement technique des travaux, mais toujours rien pour l’accompagnement social.
Chacun le sait les questions que se posent les habitants sont multiples et cruciales pour eux : quel est le périmètre des démolitions prévues, quelle est la quantité de logements qu’il est prévu de reconstruire et à quel endroit, comment seront relogées les familles pendant les travaux, quel est le montant des loyers qui seront demandés lors des relogements après travaux.
Mais le sentiment général c’est l’incompréhension face à ce gâchis que va représenter la destruction d’un ensemble de 560 logements, qui ne sont pourtant pas à l’état de ruine surtout si on les compare aux logements sordides dans des immeubles taudis ou des hôtels meublés dans lesquels doivent s’entasser des familles dans d’autres parties de la ville.
Le parc social immobilier a besoin de rénovation mais pas de destruction, surtout dans un contexte ou la demande de logement social atteint des sommets.
Il est temps de reconsidérer complètement le problème et, au lieu d’aller vers l’utilisation de la dynamite et du bulldozer, de se lancer dans une opération de rénovation du quartier en concertation avec les habitants ».
Un vœu présenté par Tisseyre (PS) a été voté contre la suppression de 11000 postes d’enseignants (dont 250 dans le 94) à la rentrée prochaine. Un débat a eu lieu car l’UMP est intervenue pour défendre la politique de « réformes » du gouvernement . J'ai pris la parole pour dénoncer cette politique catastrophique d'économies sur le dos de l'éducation nationale qui se traduira par la dégradation des conditions de travail des élèves et des enseignants. J’ai voté pour la motion.
Ce conseil municipal a été consacré essentiellement au vote du budget. Avant le vote chaque courant politique avait droit à une déclaration minutée (5 minutes pour moi) :
Déclaration à propos du budget:
« Le rapport de présentation du budget dénonce à juste titre le désengagement de l'Etat, qui transfère aux Collectivités locales, départementales et régionales des compétences et des charges sans transfert des moyens financiers pour les assumer.
Cette politique actuellement menée tambour battant par la droite au pouvoir s'intègre dans le cadre de toute une orientation d'économies sur les services publics et les collectivités locales parallèlement à des cadeaux au patronat et aux catégories les plus riches.
Pire même, les quelques aides de l’Etat, notamment pour la rénovation urbaine sont dépendantes de la pression fiscale exercée sur les habitants de la commune, donc de la hausse des impôts locaux, les plus injustes, car frappant autant les pauvres que les riches.
Alfortville comme les autres communes doit faire face à des dépenses de plus en plus importantes.
D’abord pour son fonctionnement du fait de la hausse des prix l’énergie et de l’ensemble des services.
Mais aussi pour pallier les carences de l'Etat dont les conséquences s'avèrent de plus en plus désastreuses pour l'éducation, la santé, le logement, carences qui frappent de plein fouet les travailleurs et les plus démunis et qui avec les dernières mesures de restriction des budgets sociaux annoncées par le gouvernement Sarkozy, ne vont faire que s’aggraver.
Le mécontentement social ne fait que croître et s’exprime en ce moment même par une mobilisation dans les milieux scolaires (lycéens et enseignants) contre les suppressions massives de postes prévues à la rentrée prochaine.
Le manque crucial de logements rend totalement dérisoire la loi sur le logement opposable dont on a fait grand bruit.
Cette crise du logement touche de plein fouet la population d’Alfortville. De nombreuses familles s’entassent dans des poches d’habitat indigne et insalubre, sur lesquelles règnent des marchands de sommeil. D’autres en raison du chômage, des empois précaires, des salaires insuffisants, n’arrivent pas à faire face à leurs échéances à payer les loyers et vivent dans l’angoisse de l’expulsion. Les services sociaux sollicités ne savent pas comment faire face à cette augmentation de la pauvreté.
Si le manque de logements est un problème national qui nécessite que l’Etat déclenche un plan d’urgence pour le résoudre, les communes ont aussi des choix à faire.
Or les choix qui transparaissent dans le budget qui nous est proposé aujourd’hui ne répondent pas suffisamment aux problèmes que rencontre la population laborieuse.
L’habitat social se dégrade par manque d’investissements et d’entretien, et au lieu de rénovation, ce qui se programme est la destruction d’immeubles HLM, comme aux Alouettes. On nous parle certes de reconstruction en vue, mais alors qu’il y a au moins 1800 demandes de logement social en attente, il devrait y avoir d’autres priorités que la destruction de ce qui existe.
En même temps à l’autre bout de la ville l'aménagement de la ZAC des bords de Marne, qui se traduit par des évacuations d’habitants, commence par la construction de bureaux.
Les habitants concernés par ces projets sont laissés dans l’ignorance des conséquences qu’ils auront pour eux et sont inquiets pour leur relogement, d’autant plus que les opérations immobilières en cours sur Alfortville se traduisent par les loyers prohibitifs.
J’approuve les actions municipales qui vont dans le sens de la défense des services publics (scolarité, bureaux de poste, transports en commun), des équipements collectifs, de l’amélioration de l’habitat.
Mais je ne peux que désapprouver les hausses des impôts locaux qui vont frapper les plus pauvres, le champ libre laissé à la spéculation immobilière, et les privatisations des services, notamment la gestion de la piscine qui après les investissements très lourds payés par la collectivité, sera confiée au privé. C’est pourquoi je voterai contre le budget qui nous est présenté »
Il y avait de nombreux autres points à l’ordre du jour. Au total j’ai voté oui sur 26 points, non sur 5 points et une abstention. La plupart concernaient des formalités administratives ou techniques. Seuls quelques points ont fait l'objet de débats assez brefs. Voici un résumé de l’essentiel de mes interventions.
Centre aquatique : Autorisation de programme et mise en place crédits de paiement (14 600 000 €, dont 5 600 000 € en 2008)
« Cette opération va coûter des sommes importantes à la collectivité pour confier ensuite la gestion du centre au privé. Je précise que je ne suis pas par principe opposé à toute hausse des impôts, mais je suis opposé à certains choix qui sont faits de l’utilisation de l’argent public, qui laissent de coté les intérêts de pans entiers de la population laborieuse. Ce qui est le cas sur cette question ».
Subventions aux associations (1 800 000€ +1 800 000€ pour le CCAS)
« Je m’abstiendrai sur cette question n’ayant pas eu le temps d’avoir une connaissance suffisante de ce que recouvrent certaines associations.
Je ferai une remarque concernant les associations à caractère religieux. Certaines affirment leur caractère cultuel, pour d’autres nous ne savons pas. Je suis par principe contre leur financement par l’argent public, car étant pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat je suis aussi pour la séparation des communes et des cultes.
Je considère que chacun doit avoir le droit de pratiquer son culte, mais ce doit rester une affaire privée, et c’est à chaque communauté de trouver en son sein les moyens de cet exercice ».
Local pour l'association Musulmane (partage du local 40/42 rue de Nice avec l’association Culturelle Algérienne)
« Si je suis contre le subventionnement d’associations à caractère religieux, je suis pour permettre à chacun le libre exercice de son culte, je voterai donc pour la mise à disposition d’un local loué à cette association ».
Bilan et prévisions de l’avancement des projets immobiliers du secteur ZAC des bords de Marne (Nord de la Ville): Au final de l’opération qui va s’étaler sur plusieurs années il y aura en surface utilisable (SHON)18 000 m2 de bureaux, 26 000 m2 de logements dont « 16 500 m2 de logements en accession et en locatif social », pour reprendre l’expression officielle
« Un renouvellement urbain est indispensable dans cette zone du secteur nord de la Ville, mais je ne saurai pour autant approuver l’opération immobilière en cours, pour les raisons que j’ai donné à propos du budget.
Je souhaite savoir
·D’abord ce qui est prévu pour le relogement des familles qui habitent encore dans les parcelles qui ne sont pas encore évacuées,
· Ensuite dans le même ordre d’idées, est ce qu’il prévu une opération de résorption de l’habitat indigne dans le quartier proche de la ZAC ?
· D’autre part si les réalisations d’équipements collectifs (crèche, école, espaces verts publics) y sont envisagées »
Projet ANRU Sud de la Ville Alouettes, Chantereine, Saint Pierre, Grand Ensemble : le conseil avait à se prononcer sur la création de 3 postes, dont un chef de projet , chargés piloter et coordonner la cellule de renouvellement urbain créée pour cette opération
« Nous n’en sommes plus au stade de projet puisque l’on nous propose le recrutement pour 3 postes afin de piloter la réalisation de cette opération. Pourtant la population qui devait être consultée est toujours tenue dans l’ignorance.
Des moyens sont prévus pour l’accompagnement technique des travaux, mais toujours rien pour l’accompagnement social.
Chacun le sait les questions que se posent les habitants sont multiples et cruciales pour eux : quel est le périmètre des démolitions prévues, quelle est la quantité de logements qu’il est prévu de reconstruire et à quel endroit, comment seront relogées les familles pendant les travaux, quel est le montant des loyers qui seront demandés lors des relogements après travaux.
Mais le sentiment général c’est l’incompréhension face à ce gâchis que va représenter la destruction d’un ensemble de 560 logements, qui ne sont pourtant pas à l’état de ruine surtout si on les compare aux logements sordides dans des immeubles taudis ou des hôtels meublés dans lesquels doivent s’entasser des familles dans d’autres parties de la ville.
Le parc social immobilier a besoin de rénovation mais pas de destruction, surtout dans un contexte ou la demande de logement social atteint des sommets.
Il est temps de reconsidérer complètement le problème et, au lieu d’aller vers l’utilisation de la dynamite et du bulldozer, de se lancer dans une opération de rénovation du quartier en concertation avec les habitants ».
Un vœu présenté par Tisseyre (PS) a été voté contre la suppression de 11000 postes d’enseignants (dont 250 dans le 94) à la rentrée prochaine. Un débat a eu lieu car l’UMP est intervenue pour défendre la politique de « réformes » du gouvernement . J'ai pris la parole pour dénoncer cette politique catastrophique d'économies sur le dos de l'éducation nationale qui se traduira par la dégradation des conditions de travail des élèves et des enseignants. J’ai voté pour la motion.
Libellés :
Conseil Municipal
lundi 31 mars 2008
APRES LE REJET DANS LES URNES
Unis pour les luttes sociales et les solidarités,
Liste Lutte Ouvrière, LCR, et des militants du PCF
Les électeurs qui ont voté pour notre liste ont tenu à protester contre la situation insupportable que doivent affronter les milieux populaires.
Le rejet de la politique du gouvernement qui s’est exprimé lors de ces élections ne doit pas en rester à sa seule expression électorale, il doit se traduire aussi dans des luttes sociales. Les attaques contre le monde du travail se poursuivent : hausse des prix, précarité de l’emploi, licenciements, services publics démantelés, droits sociaux supprimés, âge de la retraite repoussé.
Ceci alors que les actionnaires des grandes entreprises se partagent toujours plus de profits.
Certes ces problèmes ne peuvent trouver de solutions au niveau d’une commune. Mais, dans tous ses domaines de compétence, une commune se doit de mener une politique municipale favorable aux salariés et aux classes populaires. J’utiliserai donc mon mandat pour agir dans ce sens et soutenir en permanence ceux qui défendent leurs conditions de vie et de travail. Pour me contacter : Guy Mouney 06 87 80 68 06.
Liste Lutte Ouvrière, LCR, et des militants du PCF
Les électeurs qui ont voté pour notre liste ont tenu à protester contre la situation insupportable que doivent affronter les milieux populaires.
Le rejet de la politique du gouvernement qui s’est exprimé lors de ces élections ne doit pas en rester à sa seule expression électorale, il doit se traduire aussi dans des luttes sociales. Les attaques contre le monde du travail se poursuivent : hausse des prix, précarité de l’emploi, licenciements, services publics démantelés, droits sociaux supprimés, âge de la retraite repoussé.
Ceci alors que les actionnaires des grandes entreprises se partagent toujours plus de profits.
Certes ces problèmes ne peuvent trouver de solutions au niveau d’une commune. Mais, dans tous ses domaines de compétence, une commune se doit de mener une politique municipale favorable aux salariés et aux classes populaires. J’utiliserai donc mon mandat pour agir dans ce sens et soutenir en permanence ceux qui défendent leurs conditions de vie et de travail. Pour me contacter : Guy Mouney 06 87 80 68 06.
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