- Place Allende devant la poste principale
- Place du Petit Pont devant la poste annexe
- Place de la Mairie, rue Paul Vaillant-Couturier
vendredi 17 février 2017
Campagne à Alfortville pour le camp des travailleurs Nathalie Arthaud
Pour préparer notre réunion publique du jeudi 23 Février 19H à l'école Paul Bert de Maisons-Alfort nous serons ce samedi 18 à Alfortville de 10H15 à 12H15 :
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jeudi 16 février 2017
Nathalie Arthaud au rassemblement “avec Théo et les autres victimes”
Communiqué
16/02/2017
Je serai présente au rassemblement organisé samedi 18 février à Paris, notamment par la CGT, la FSU et la Ligue des Droits de l'Homme, à 15 heures Place de la République. Je partage l'indignation de tous ceux qui continuent à protester contre l'agression dont a été victime le jeune Théo à Aulnay-sous-Bois, et contre les suites qui y ont été données.
Le viol dont a été victime Théo a été jugé “non-intentionnel” et les policiers responsables laissé en liberté alors que, chaque jour, des jeunes lui ayant manifesté leur solidarité passent en comparution immédiate, voire sont condamnés à de la prison ferme. Ce n'est pas le fait du hasard : dans les banlieues, on voit patrouiller des brigades spéciales, équipées d'une véritable panoplie de guerre, comme celle à laquelle appartenaient les policiers qui ont agressé Théo. La police est ainsi maintenue vis-à-vis de la population dans un climat d'hostilité, auquel s'ajoute souvent le racisme.
Voilà la façon dont on voudrait faire accepter à la jeunesse des quartiers pauvres une société qui ne leur laisse aucun espoir d'avenir, pendant que les riches sont de plus en plus riches et arrogants. Marine Le Pen, qui a dit sa solidarité avec les policiers auteurs d'exactions contre les jeunes, a montré qu'elle est bien candidate à aggraver encore la barbarie de cette société. François Fillon, devenu un symbole de l'injustice après avoir sans vergogne enrichi sa famille avec l'argent public, vient de surenchérir en proposant d'abaisser la majorité pénale à seize ans. C'est ce même candidat de la droite qui se considère au-dessus des lois et qui voudrait que l'on envoie encore plus facilement les jeunes en prison !
Il faut que nous soyons de plus en plus nombreux à lutter contre la domination des plus riches sur cette société et toutes les violences qui en découlent. C'est le sens de mon combat.
16/02/2017
Je serai présente au rassemblement organisé samedi 18 février à Paris, notamment par la CGT, la FSU et la Ligue des Droits de l'Homme, à 15 heures Place de la République. Je partage l'indignation de tous ceux qui continuent à protester contre l'agression dont a été victime le jeune Théo à Aulnay-sous-Bois, et contre les suites qui y ont été données.
Le viol dont a été victime Théo a été jugé “non-intentionnel” et les policiers responsables laissé en liberté alors que, chaque jour, des jeunes lui ayant manifesté leur solidarité passent en comparution immédiate, voire sont condamnés à de la prison ferme. Ce n'est pas le fait du hasard : dans les banlieues, on voit patrouiller des brigades spéciales, équipées d'une véritable panoplie de guerre, comme celle à laquelle appartenaient les policiers qui ont agressé Théo. La police est ainsi maintenue vis-à-vis de la population dans un climat d'hostilité, auquel s'ajoute souvent le racisme.
Voilà la façon dont on voudrait faire accepter à la jeunesse des quartiers pauvres une société qui ne leur laisse aucun espoir d'avenir, pendant que les riches sont de plus en plus riches et arrogants. Marine Le Pen, qui a dit sa solidarité avec les policiers auteurs d'exactions contre les jeunes, a montré qu'elle est bien candidate à aggraver encore la barbarie de cette société. François Fillon, devenu un symbole de l'injustice après avoir sans vergogne enrichi sa famille avec l'argent public, vient de surenchérir en proposant d'abaisser la majorité pénale à seize ans. C'est ce même candidat de la droite qui se considère au-dessus des lois et qui voudrait que l'on envoie encore plus facilement les jeunes en prison !
Il faut que nous soyons de plus en plus nombreux à lutter contre la domination des plus riches sur cette société et toutes les violences qui en découlent. C'est le sens de mon combat.
Nathalie Arthaud, le 16 février
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réunion publique de soutien à la candidature de Nathalie Arthaud Maisons-Alfort jeudi 23 Février19H
A la différence des Fillon, Le Pen, Hamon,
Macron ou Mélenchon, Nathalie Arthaud ne se présente pas en prétendant défendre
les intérêts de la France, elle veut faire entendre les intérêts des
travailleurs, les revendications du
monde du travail qui devront être imposées au patronat par la lutte :
·
Augmentation générale des salaires et
des pensions de 300 € et fixation du SMIC à 1800€ net.
·
Abolition du secret des affaires .
Mise sous contrôle des travailleurs des comptes des entreprises.
réunion publique de soutien à la candidature de
Nathalie Arthaud
Maisons-Alfort
jeudi 23 Février19H
Ecole Paul Bert 37 Avenue du Général Leclerc. (Métro
Ecole Vétérinaire)
avec Josefa Torrès et Pierre-Eric Gillard ,
représentants locaux de Lutte Ouvrière
Pour tout renseignement : Guy Mouney 06 87 80 68 06
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Actualité locale
mercredi 15 février 2017
Agression de Théo : la violence sociale d'un système barbare
Editorial Lutte
Ouvrière 13/02/2017
L’agression
dont le jeune Théo a été victime à Aulnay-sous-Bois est révoltante. Ce passage
à tabac par quatre policiers, ce viol avec une matraque, ces humiliations
racistes sont insupportables.
Et
l’injustice continue : un viol ayant entraîné une déchirure de 10
centimètres est jugé « non-intentionnel » par l’IGPN ! Des
jeunes accusés d’avoir jeté des pierres sont déjà condamnés par des tribunaux à
de la prison ferme, tandis que les quatre policiers sont laissés en liberté. Au
nom de la présomption d’innocence ? Mais de quelle présomption Théo a-t-il
bénéficié ? Aux yeux de la police, les jeunes qui passent un moment en bas
de leurs immeubles sont présumés coupables, voire des « bamboulas »,
comme l’a justifié un syndicaliste policier !
Fillon a
expliqué que « la police, la gendarmerie, les forces de
sécurité […] n'ont rien à voir là-dedans » ! En prenant le
parti des bourreaux contre leur victime, il est dans son rôle de défenseur de
l’ordre social capitaliste. Et Le Pen aussi, qui a pris la défense des policiers,
tandis qu’un responsable du FN traitait Théo de « racaille » !
Théo a
survécu et peut témoigner. Mais qu’a subi le jeune Adama Traoré, mort le 19
juillet dernier dans la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise ? La
« bavure » d’Aulnay n’est pas un cas isolé. Chaque année, des jeunes
et des moins jeunes meurent à la suite de l’intervention de la police. Les
interpellations qui tournent mal parce que certains policiers se comportent
comme en territoire ennemi sont légion. C’est ce que dénonçaient samedi ceux qui
ont manifesté à Bobigny, et qui ne se résument pas aux casseurs.
Les
policiers sont certes en première ligne face à bien des violences qu’engendre
la désagrégation de notre société. Mais renforcer leurs pouvoirs ne fera
qu’empirer les choses. Le PS est revenu sur la mesure symbolique qu’aurait été
la délivrance d’un récépissé lors d’un contrôle d’identité. Il veut assouplir
les règles d’utilisation des armes, reprenant ainsi, avec le soutien de la
droite et du FN, les revendications policières. La société que cela nous
prépare, c’est celle des États-Unis, où les policiers ont un permis de tuer.
Il faut au
contraire lutter contre les inégalités et contre ce chômage de masse qui
gangrène la société et confisque toute perspective d’avenir aux jeunes des
quartiers populaires.
Théo a 22
ans et est au chômage, comme tant de jeunes des classes populaires. À 22 ans,
Charles, le fils de François Fillon, étudiant en droit, avait un job
d’étudiant : il était assistant de son père sénateur, et gagnait
4 846 euros par mois… pour un travail qui n’a laissé aucune trace. Tout
comme sa sœur Marie, payée 3 806 euros mensuels ! Aujourd'hui, le
fils Fillon est avocat d’affaires et peut gagner en une année ce que Théo ne
gagnera pas en une vie.
La voici,
notre société : le racisme, l’exclusion et la répression pour la jeunesse
des classes populaires ; les passe-droits et les privilèges pour les fils
à papa !
Cette
injustice, entre la jeunesse brisée de Théo et celle, dorée, des enfants
Fillon, n’est qu’un exemple criant de celle qui traverse toute la société,
entre ceux qui tentent de vivre de leur travail, et ceux qui considèrent que
tout leur est dû. Les grandes fortunes reçoivent chaque jour en dividendes ce
qu’une famille ouvrière ne peut gagner en une année, voire en une vie. Liliane
Bettencourt, une des grandes fortunes françaises, empoche chaque semaine plus
d’un million d’euros de dividendes de L’Oréal et ne paie même pas l’impôt sur
la fortune.
Les affaires
Fillon et Théo sont des leçons de choses : les riches ont tous les droits
et les pauvres n’ont que des devoirs. La police et la justice, l’appareil de
l’État sont au service des premiers contre les seconds. Cette expérience, bien
des manifestants contre la loi travail l’avaient faite au printemps 2016 ;
et des dizaines d’entre eux sont poursuivis. Ce que vivent les jeunes des
quartiers, c’est un autre aspect de cet ordre social injuste.
Alors,
soyons nombreux, dans les semaines et dans les mois à venir, à exprimer notre
colère contre l’ordre social de la bourgeoisie. Soyons nombreux à dire que nous
ne voulons plus de ces inégalités, de l’exploitation, et du racisme qui va
avec. Soyons nombreux à faire entendre le camp de ceux qui, quelle que soit
leur nationalité, leur religion, la couleur de leur peau, combattent la domination
des plus riches sur cette société et toutes les violences qu’elle
charrie.
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jeudi 9 février 2017
Aulnay-sous-Bois : assez des violences policières !
Un article du journal Lutte Ouvrière 08 Février 2017
Les quatre policiers accusés d’avoir frappé et violé avec une matraque Théo, un jeune homme de 22 ans d’Aulnay, en banlieue parisienne, ont été suspendus de leurs fonctions et mis en examen. Mais un seul l’est encore pour viol en réunion, les trois autres accusations ayant été requalifiées en violences volontaires.
Une manifestation de plusieurs centaines d’habitants du quartier populaire de la Rose des Vents, où s’est produite l’agression, s’est déroulée lundi 6 février. Aux cris de « Justice pour Théo », des mères du quartier, en tête de cortège, exprimaient leur colère : « On étouffe ici. Comment nos enfants vont continuer à vivre avec ça ? ». « Ça », c’est cette agression particulièrement barbare et humiliante. Et c’est aussi la conscience que l’attitude provocatrice de la police dans les quartiers populaires n’a rien d’exceptionnel.
Le racisme, les provocations, les contrôles répétés, les humiliations, voire la violence des policiers y font partie du quotidien. Certes, tous ne se conduisent pas en voyous racistes, mais les discours des politiciens, attisant la haine contre les immigrés ou ciblant les jeunes des quartiers populaires comme autant de délinquants, participent à donner aux policiers le sentiment qu’ils peuvent tout se permettre.
La visite que Hollande a faite au chevet de Théo est bien peu de chose en face de l’attitude de l’État. Les policiers agresseurs font partie de la BST, brigade spécialisée de terrain. Censées être des brigades de proximité, elles ont été armées et équipées sous le gouvernement Sarkozy, en 2010, pour se spécialiser dans l’intervention dans les quartiers difficiles. « Pour eux, être sur le terrain ça veut dire se comporter comme des cow-boys au milieu des Indiens », explique un jeune du quartier, qui travaille dans un collège du secteur et qui poursuit : « Ce n’est pas seulement l’attitude de la police, c’est l’absence de boulot, l’absence de justice qui fait qu’il n’y a pas d’égalité. »
La famille de Théo exige la justice pour le jeune homme, toujours hospitalisé après avoir été opéré suite aux blessures infligées par le policier. Elle peut compter sur la solidarité des habitants du quartier et au-delà. Un nouveau rassemblement se prépare pour samedi 11 février, à 16 h, devant le palais de justice de Bobigny.
Nadia CANTALE
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mercredi 8 février 2017
Manifestation contre les méthodes de la direction de l'Association des Paralysés de France Orly
Environ une centaine de militants CGT ont manifesté ce mardi 7 Février à l'appel de l'UD CGT du val de
Marne devant l'association des
paralysés de France à Orly en soutien aux salariés de cette entreprise
qui subissent exploitation mépris et discriminations antisyndicales
envers les militants CGT.
Une bonne partie des salariés de
l'entreprise présents à ce rassemblement ont pris la parole pour
dénoncer avec force leur quotidien : bas salaires, dureté des conditions
de travail et arrogance d'une direction
qui par des méthodes perverses cherche à dégager des bénéfices , alors
que l'association se fait passer à l'extérieur pour une œuvre
bienfaitrice. Elle touche d'importantes subventions publiques et 80 % des salaires sont rémunérés par l'Etat.
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mardi 7 février 2017
Fillon, Le Pen, Macron, Hamon… dans la course pour servir les riches
Communiqué Lutte Ouvrière 6 février 2017
Il faudrait être bien naïf pour être convaincu par les excuses de Fillon. Qu’un million d’euros d’argent public pour des « tâches simples »,
comme il le dit lui-même, ait complété les revenus de sa famille, il
n’y voit rien à redire. Tout juste une « erreur », celle de ne pas avoir
anticipé l’évolution de l’opinion publique !
Ce
riche champion de la probité confirme donc sa candidature pour imposer
de nouveaux sacrifices aux classes populaires : travailler plus
longtemps pour un salaire moindre, suppression de 500 000 emplois
publics qui accroîtront le chômage et réduiront les services publics,
augmentation de la TVA… mais pour les bourgeois, baisse des cotisations
des entreprises et suppression de l’impôt sur la fortune !
De
son côté, quand il ne brasse pas des formules creuses, l’ex-banquier
Macron, artisan de la loi travail et de la généralisation du travail du
dimanche, avance aussi l’allègement de l’ISF.
Si
les dirigeants du PS sont partagés entre Macron et Hamon, c’est pour
savoir quel est celui qui leur permettra de retrouver un siège de
député, voire de ministre.
Le
Pen, elle, a présenté son programme qui repose, sans surprise, sur la
démagogie contre les immigrés, pour diviser les travailleurs entre eux.
Pour rassurer les capitalistes bien français qui ferment les usines,
licencient et exploitent leurs salariés, Le Pen a promis de pérenniser
le CICE et a ôté de ses promesses la hausse des salaires de 200 euros.
Elle veut supprimer le compte pénibilité, insupportable pour le
patronat. Avec une telle candidate contre le « système », celui-ci a de
beaux jours devant lui !
Il faut pourtant que les travailleurs fassent entendre leur opposition au système qu’aucun des principaux candidats, pas même Mélenchon, ne dénonce : le capitalisme.
- Pour mettre fin au chômage de masse, il faut interdire les licenciements et les plans de suppressions d’emploi ; il faut répartir le travail entre tous sans perte de salaire.
- Pour vivre dignement et enrayer la baisse du niveau de vie, il faut augmenter les salaires et les pensions d’au moins 300 euros. Pas un salarié ne doit gagner moins de 1800 euros net.
- Contre l’accaparement des richesses par une petite minorité, contre les malversations, il faut imposer le contrôle des salariés sur les entreprises.

C’est le sens de la candidature de Nathalie Arthaud : faire entendre les exigences du monde du travail.
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jeudi 2 février 2017
Un vote de classe
Article du journal Lutte Ouvrière 01 Février 2017
Lorsque les travailleurs de ce pays commencèrent à participer aux élections, vers les années 1880, la sagesse voulait que l’on vote ouvrier et le plus rouge possible. La participation aux élections était alors considérée comme un moyen de propagande, une façon de réunir les travailleurs autour du programme socialiste, d’affirmer son camp. C’était une revue des troupes avant la bataille.
Dans
les années 1920, le Parti socialiste devenu un pilier de l’ordre
bourgeois avait transformé le vote de classe en vote utile. Le PCF le
suivit sur ce chemin à partir de 1935, répandant à son tour l’idée d’un
vote qui protégerait les travailleurs, associée bien entendu à la
légende d’un bon gouvernement qui ferait les réformes utiles aux
ouvriers. La lutte de classe fut ainsi remplacée par la prétendue lutte
électorale.
Pourtant, depuis 1935 comme avant, la classe ouvrière n’a obtenu que ce qu’elle a pu arracher par la lutte de classe. Depuis 1935 comme avant, tous les gouvernements sans exception ont servi le capital, ne reculant que lorsque des millions de travailleurs descendaient dans la rue.
Et pourtant, aujourd’hui, des travailleurs s’interrogent sur la meilleure façon d’utiliser leur bulletin pour se protéger des coups qui leur sont promis. Ainsi, peut-être faudrait-il voter Fillon – si tant est qu’il se présente – pour se défendre de Le Pen ? Favoriser Macron au premier tour pour ne pas avoir à voter Fillon ? Certains, les plus perdus, en sont même à penser voter Le Pen par dégoût, tout en sachant que c’est une ennemie jurée des travailleurs. Faudrait-il voter Hamon, tout en étant persuadé qu’il rééditera inévitablement la trajectoire de Hollande, Jospin, Mitterrand, élus avec les voix des travailleurs, gouvernant au service des patrons, mais qui, au moins, n’est pas de droite ? Voter Mélenchon, autre clone de Mitterrand, la démagogie nationaliste en plus ?
Ces travailleurs cherchent un parapluie, qu’ils savent illusoire, par manque de confiance dans les capacités de lutte de la classe ouvrière. Et certains peuvent concéder que Nathalie Arthaud a raison, mais c’est pour ajouter que, recueillant trop peu de voix, elle ne sera pas entendue, elle ne pèsera pas.
Mais si, justement ! Les voix qui se porteront sur Nathalie Arthaud seront entendues, et tout d’abord par ceux-là mêmes qui auront voté pour elle, par les travailleurs conscients qui se seront ainsi comptés.
Ces voix pèseront, indiquant aux autres, à ceux qui cherchent des parapluies percés, qu’un courant existe qui met sa confiance dans la classe ouvrière. Ces voix serviront de baromètre pour les militants qui se battent pour faire vivre les idées communistes et pour ceux qui hésitent à les rejoindre, ils les compteront, bureau par bureau, dans les cités où ils vivent et militent, ils mettront des visages sur ces statistiques.
Ces voix, quel qu’en soit le nombre, seront le signe que l’étincelle est toujours là qui peut mettre le feu à la plaine. Et ce sera bien la seule façon de faire quelque chose d’utile dans ces élections.
Pourtant, depuis 1935 comme avant, la classe ouvrière n’a obtenu que ce qu’elle a pu arracher par la lutte de classe. Depuis 1935 comme avant, tous les gouvernements sans exception ont servi le capital, ne reculant que lorsque des millions de travailleurs descendaient dans la rue.
Et pourtant, aujourd’hui, des travailleurs s’interrogent sur la meilleure façon d’utiliser leur bulletin pour se protéger des coups qui leur sont promis. Ainsi, peut-être faudrait-il voter Fillon – si tant est qu’il se présente – pour se défendre de Le Pen ? Favoriser Macron au premier tour pour ne pas avoir à voter Fillon ? Certains, les plus perdus, en sont même à penser voter Le Pen par dégoût, tout en sachant que c’est une ennemie jurée des travailleurs. Faudrait-il voter Hamon, tout en étant persuadé qu’il rééditera inévitablement la trajectoire de Hollande, Jospin, Mitterrand, élus avec les voix des travailleurs, gouvernant au service des patrons, mais qui, au moins, n’est pas de droite ? Voter Mélenchon, autre clone de Mitterrand, la démagogie nationaliste en plus ?
Ces travailleurs cherchent un parapluie, qu’ils savent illusoire, par manque de confiance dans les capacités de lutte de la classe ouvrière. Et certains peuvent concéder que Nathalie Arthaud a raison, mais c’est pour ajouter que, recueillant trop peu de voix, elle ne sera pas entendue, elle ne pèsera pas.
Mais si, justement ! Les voix qui se porteront sur Nathalie Arthaud seront entendues, et tout d’abord par ceux-là mêmes qui auront voté pour elle, par les travailleurs conscients qui se seront ainsi comptés.
Ces voix pèseront, indiquant aux autres, à ceux qui cherchent des parapluies percés, qu’un courant existe qui met sa confiance dans la classe ouvrière. Ces voix serviront de baromètre pour les militants qui se battent pour faire vivre les idées communistes et pour ceux qui hésitent à les rejoindre, ils les compteront, bureau par bureau, dans les cités où ils vivent et militent, ils mettront des visages sur ces statistiques.
Ces voix, quel qu’en soit le nombre, seront le signe que l’étincelle est toujours là qui peut mettre le feu à la plaine. Et ce sera bien la seule façon de faire quelque chose d’utile dans ces élections.
Paul GALOIS
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