lundi 18 avril 2016

Troupes françaises, hors d’Afrique !

Brève de Lutte Ouvrière
   Trois soldats français viennent d'être tués au Mali, où leur véhicule a sauté sur une mine.

   La France a envoyé au total 3000 militaires dans cinq pays africains. En principe, c'est pour combattre les bandes djihadistes. Mais ces bandes se développent sur fond de dénuement de ces ex-colonies françaises, dont les populations sont livrées à des dictateurs qui protègent les intérêts des Bolloré, Areva et autres grands groupes industriels et financiers français.
   Finalement, c'est pour les intérêts de ces groupes que ces soldats sont morts.

Directive Européenne sur le secret des affaires

A bas le secret des affaires 


Brève de Lutte Ouvrière


  Hollande a dit se réjouir des révélations de fraude fiscale par les Panama Papers. Quelle blague !
Les députés du PS, mais aussi ceux des Républicains et du Front national au Parlement européen viennent d'adopter, comme 77 % des députés européens, une directive qui renforce la protection du secret des affaires au niveau de l'Europe.
   Ils veulent ainsi camoufler des révélations gênantes pour le grand patronat. Cela montre bien de quel côté se trouvent ces politiciens.

samedi 16 avril 2016

Drame des migrants : les dirigeants européens coupables

Un article du journal Lutte Ouvrière du 14 Avril

« Aujourd’hui est décisif : soit nous traversons cette frontière au risque de mourir, soit nous mourrons en Grèce. Nous en avons assez des résolutions à répétition de l’Union européenne. » C’est ce qu’a déclaré à des journalistes l’un des cinq cents migrants qui ont tenté de forcer la frontière entre la Grèce et la Macédoine, dimanche 10 avril, à proximité du camp d’Idomeni. Pour les empêcher de passer, la police macédonienne a usé de gaz lacrymogènes et, selon plusieurs médecins, de balles en caoutchouc, blessant 250 à 300 personnes, y compris des enfants en bas âge.

  
Cette déclaration résume le désespoir de ces femmes et de ces hommes victimes de l’inique politique des dirigeants européens. Depuis la fin février, des dizaines de milliers de réfugiés se heurtent aux frontières désormais doublées de barbelés, sur la route des Balkans, entre la Grèce et l’Europe du Nord. La majorité d’entre eux sont bloqués dans des camps au nord de la Grèce. À Idomeni, entre 10 et 15 000 personnes survivent dans des conditions sordides, sous des tentes individuelles, quasiment sans électricité, avec moins de 150 toilettes, une vingtaine de douches, un ravitaillement insuffisant et un nombre infime de médecins.

   D’autres réfugiés sont coincés en Macédoine, en Serbie ou en Croatie, empêchés de poursuivre leur route vers l’Allemagne, où beaucoup sont attendus par des proches. Ils s’entassent dans des camps plus sordides encore comme celui de Tabanovce, au nord de la Macédoine.

   Les gouvernements des États balkaniques, confrontés tant à la crise économique qu’à la « crise migratoire », sont devenus les gardes-frontières de la riche Europe. Les autorités macédoniennes ont décrété l’état d’urgence, ce qui ne peut qu’exacerber les violences policières et alimenter un climat d’hostilité vis-à-vis des migrants. En Bulgarie, pays frontalier à la fois de la Turquie et de la Grèce, la télévision a diffusé des images montrant des migrants arrêtés et ligotés par des milices privées.
 
   Devant le tollé, le Premier ministre Boïko Borissov a dénoncé des « dérapages ». Mais quelques jours plus tôt, il en avait appelé à la coopération de la population frontalière, tandis que le chef de la police décernait des certificats de mérite à des civils arrêtant des migrants.

   Dans les Balkans comme presque partout en Europe, et pas seulement à l’est, les politiciens au pouvoir sont prêts à jouer sur la peur des migrants pour tenter de gagner des voix.
Après les violences d’Idomeni, le Premier ministre grec Tsipras a dénoncé le comportement honteux et indigne de l’Europe et des autorités macédoniennes face à l’assaut désespéré des migrants. C’est juste, mais l’indignation de Tsipras serait plus crédible s’il n’avait pas accepté lui-même de faire le sale travail pour les pays riches de l’Union européenne.

   Ainsi, le 4 avril, un bateau grec renvoyait de force 202 migrants depuis les îles grecques. C’était la mise en œuvre pratique des accords de la honte conclus quinze jours auparavant entre l’Union européenne et la Turquie. Ces accords prévoient le renvoi vers ce pays de tous les migrants qui ne peuvent prétendre à l’asile politique en Europe. Ces accords ont rendu encore plus désespérante la situation des Afghans, des Pakistanais ou des Iraniens mais aussi celle de nombreux Irakiens ou même de Syriens qui ont fui une situation dramatique dans leur pays.

   Après cette mesure odieuse, qui a choqué beaucoup de Grecs, le gouvernement Tsipras a annoncé la suspension temporaire de ces retours forcés. Faute des traducteurs ou des experts du droit d’asile promis par les dirigeants de l’Union européenne, la Grèce est incapable de traiter les milliers de demandes déposées dans le pays et donc même de faire le tri entre les chanceux qui pourront rester en Europe et les malheureux qui seront renvoyés vers l’enfer qu’ils ont fui.

   Que Tsipras se résolve ou pas à se salir les mains, les véritables responsables de cette tragédie humanitaire sont les principaux dirigeants européens, les Hollande, Cameron ou Merkel, non seulement pour leur politique indigne vis-à-vis des migrants mais parce que leurs interventions au Moyen-Orient sont en grande partie responsables du drame que vit cette région.
Xavier LACHAU

jeudi 14 avril 2016

Rencontre débat avec les militants locaux de Lutte Ouvrière Maisons-Alfort Samedi 16 Avril





    


Pour débattre du combat contre la loi El Khomri et, au delà, contre les attaques du patronat et du gouvernement contre le monde du travail, nous serons :

 le matin de 10H30 à 12H30 dans plusieurs places de Maisons-Alfort, notamment Métro Ecole Vétérinaire.

mardi 12 avril 2016

Contre les Groupements Hospitaliers de Territoire, le personnel des Hôpitaux de Saint Maurice vote la grève

Les personnels des hopitaux de saint maurice ont voté la grève reconductible à partir du 2 mai contre les GHT. 
 
Le GHT (Groupement Hospitalier de Territoire) est un établissement multi-sites avec comme objectif les économies budgétaires qui impacteront tant les malades que  le personnel des hôpitaux .

Le vote de la grève lors de l'assemblée générale du 12 Avril 2016

dimanche 10 avril 2016

Réunion débat de Lutte Ouvrière sur la loi El khomri :Mercredi 13 Avril Maions-Alfort



   Depuis plusieurs semaines, un mouvement de la jeunesse et du monde du travail s’oppose à la loi El Khomri qui est actuellement examinée au parlement. Cette loi est une attaque sans précédent contre les droits des travailleurs et concerne tous les salariés et futurs salariés. Ce n’est plus le code du travail, mais l’accord d’entreprise qui fixerait les droits minimum des salariés. Les dispositions en matière de licenciements, de durée du travail, de rémunération des heures supplémentaires sont partout revues à la baisse. Sarkozy en rêvait, Hollande veut le faire.

   Ecrite par le MEDEF et pour le MEDEF, ce projet de loi a déjà soulevé l’indignation de centaines de milliers d’étudiants et de salariés qui ont fait grève et manifesté. Il faut accentuer cette mobilisation et obtenir le retrait total de cette loi.
Les militants locaux de Lutte Ouvrière organisent une :
Réunion-débat
« La loi EL khomri : non au retour au 19ème siècle ! »

Mercredi 13 avril 2016 à 19h
Salle du stade Cubizolles
25bis avenue du Général De Gaulle
MAISONS-ALFORT
   
   A partir de la projection de plusieurs documents, nous montrerons en quoi cette loi est une attaque historique contre les droits des travailleurs. Nous verrons en quoi la promesse de créations d’emplois est un mensonge grossier. Nous examinerons aussi en quoi en Italie, en Allemagne, en Espagne, ce type d’attaque n’a fait qu’aggraver la précarité et le chômage. 
   Nous discuterons enfin du mouvement actuel contre cette loi, de la politique des confédérations syndicales, et de ses perspectives.
Alors, venez nombreux !

mardi 5 avril 2016

Panama papers : Le bal des hypocrites

    L'affaire des "Panama papers" a mis en lumière une fraude fiscale planétaire dans laquelle sont impliqués gouvernants, hommes d'affaires, politiciens et stars du football, parmi lesquels plusieurs Français. Hollande a déclaré que cela montrerait «que la France a une longueur d'avance dans la lutte contre la fraude fiscale»... Et de promettre que l'Etat ferait payer les fraudeurs. Reste à attendre les effets concrets de cette fausse indignation. On a tout lieu d'être sceptique.

   Il est moins virulent contre les banques qui organisent ces évasions fiscales. 511 sont concernées par le scandale, dont de grandes banques avec pignon sur rue, UBS, HSBC ou la Société Générale, une banque « bien de chez nous » et qui aurait créé près de 465 sociétés écrans par sa filiale du Luxembourg.

   Paradis fiscaux et sociétés off-shores font partie intégrante de l'économie capitaliste, au même titre que les banques, les usines automobiles ou les compagnies de transport, les capitaux naviguant d'un secteur à un autre, dans la plus grande opacité, mais pour une part - on l'a dit et répété à cette occasion- en totale légalité.
   
Au delà de ce nouveau scandale de Panama, le plus scandaleux, c'est ce système économique.

A la manifestation du 5 Avril à Paris