jeudi 17 mars 2016

Après les manifestations du 17 Mars : Retrait total de la loi Travail !

     La petite manœuvre de Valls et Hollande avec la complicité de la CFDT et d’autres syndicats dits réformistes aura fait pschitt : des dizaines de milliers de manifestants, lycéens, étudiants mais aussi des salariés, ont de nouveau manifesté ce jeudi un peu partout dans le pays pour réclamer le retrait total de la loi El Khomri. Ils ont bien compris que les minis reculs, à la marge, annoncés lundi par Valls, cachaient l'essentiel : cette loi reste un permis de licencier pour les patrons et leur permettra d'imposer, entreprise par entreprise, des conditions de travail et de salaires dégradés.

   Le succès des manifestations doivent encourager tous les travailleurs et les jeunes à accentuer la pression lors des prochaines journées prévues, à la fois sur le gouvernement et sur le patronat, pour l'obliger à jeter sa loi à la place qu’elle mérite, la poubelle !

Des images de la manifestation à Paris :

 





 

 

mardi 15 mars 2016

Contre les fermetures de classe, manifestation ce 15 Mars 2016 devant la préfecture de Créteil

   Une délégation d'enseignantes en grève d'Etienne Dolet et de Denis Forestier, accompagnés de parents et d'élus du conseil municipal d'Alfortville ont manifesté devant la préfecture de Créteil à l'occasion de la réunion du CDEN (Conseil départemental de l'Education Nationale), pour exiger le maintien de la classe de maternelle de Dolet qu'il est prévu de supprimer.

   Ils se sont retrouvés avec de nombreuses autres délégations . C'est 300 personnes qui ont manifesté contre les fermetures de classes prévues dans le Val de Marne (99 fermetures contre 36 ouvertures).
 
   Le préfet a décide de repousser le CDEN au vendredi 18 mars. Les enseignantes d'Alfortville et les parents sont décidés à ne pas lâcher.

Une des pancartes dans la manifestation

lundi 14 mars 2016

Pour imposer le retrait total de la loi travail, la lutte doit continuer et s'amplifier !

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du 14/03/2016

   En difficulté pour faire passer leur projet de remise en cause du code du travail, Hollande et Valls ont passé leur week-end à en préparer une nouvelle version, afin de la faire approuver par certains dirigeants syndicaux.
   Ainsi les indemnités décidées par les prud'hommes en cas de licenciement abusif ne seraient plus plafonnées comme dans le projet initial, l'article définissant les licenciements économiques serait rédigé autrement, les jeunes en recherche d’emploi pourraient recevoir une allocation. Moyennant ces changements, en grande partie formels, le gouvernement voudrait faire passer tout le reste, c'est-à-dire une remise en cause générale des droits des salariés.
  

Ce que voudrait imposer cette loi, c'est tout simplement la loi des patrons. Ceux-ci pourraient faire passer la durée quotidienne du travail à 12 heures, ne devraient plus respecter la durée minimum légale de 11 heures entre deux séances de travail, pourraient limiter à 10 % la majoration des heures supplémentaires. Et surtout ils pourraient licencier à leur bon plaisir, par exemple sous prétexte d'une baisse de leur chiffre d'affaires.
   Ce projet a été dicté directement au gouvernement par le Medef, qui proteste d'ailleurs dès que l'on parle d'en changer une virgule. Le prétexte est toujours le même : les patrons prétendent que pour qu'ils puissent embaucher, il faut d'abord les autoriser à licencier.
   Ce raisonnement absurde nous est répété depuis des années par  les gouvernements successifs, même si les faits ont démontré largement qu'il est faux. Jamais, nulle part, les facilités données aux patrons pour licencier ne les ont incités en quoi que ce soit à embaucher.

   La vérité, c'est que le patronat voudrait profiter de la situation actuelle pour se débarrasser des quelques limitations que les luttes des travailleurs lui ont imposées au cours des ans. Les patrons estiment que pour cela la période est propice, car ils ont déjà vérifié que ce gouvernement était prêt à faire leurs quatre volontés, même au prix de se discréditer complètement aux yeux de son propre électorat. Ils lui demandent donc d'aller jusqu'au bout, de satisfaire tous leurs désirs.
   Puisque Hollande est déjà discrédité, puisque dans un an il perdra le pouvoir, puisqu'au fond il n'a plus rien à perdre, les patrons estiment qu'il doit se sacrifier encore pour eux, et le gouvernement s'exécute.

  Valls et Hollande ne font mine de reculer que parce que les réactions à leur loi les inquiètent. Le 9 mars, les grèves et manifestations ont été un succès et ils craignent qu'elles s'amplifient. Eh bien, cela doit justement encourager les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, qui sont tous menacés par cette loi, à se mobiliser encore plus largement.
   Cette loi vise tous les travailleurs, ouvriers comme employés ou même cadres, en contrat à durée indéterminée ou non, intérimaires ou non. Elle fait partie d'une offensive générale, qui vise aussi par exemple les cheminots, en lutte eux aussi contre la démolition des règles en vigueur dans le transport ferroviaire et qui comme les autres ont fait grève le 9 mars.
   Cette loi, qui est une négation des droits des travailleurs, ne peut pas devenir acceptable simplement parce qu'on en aura réécrit certains articles. Le gouvernement trouvera peut-être des dirigeants syndicaux pour la signer, mais il n'y a aucune raison que les travailleurs l'acceptent. C'est eux qui devraient le payer dans leurs conditions de travail, dans leur chair et dans leur vie !
   Il faut imposer que la loi Hollande-El Khomri soit purement et simplement retirée. Il n'y a aucune raison d'accepter les reculs qu'elle prévoit. Mais il y a plus encore : cette loi vient après d'autres, dans une série d'attaques systématiques qui visent tous les domaines de la vie, des conditions des travailleurs et de leurs droits.
   Dans son acharnement à sauver et augmenter ses profits, le patronat est prêt à nous ramener cent ans en arrière et il trouve pour cela l'oreille complaisante d'un gouvernement qui ne veut rien lui refuser. C'est tout le monde du travail qui doit mettre un coup d'arrêt à cette offensive.
   De nouvelles journées de manifestations et de grèves sont prévues, les 17 mars, 24 mars et 31 mars. Il faut y participer de plus en plus nombreux pour montrer que la force est du côté des travailleurs, pour imposer le retrait total de la loi Hollande-El Khomri et dire au patronat et au gouvernement « ça suffit ! ».

   A Paris la manifestation du jeudi 17 Mars aura lieu à 13H30 Place de la République pour se rendre à Bercy.

vendredi 11 mars 2016

Grève à l'Ecole Maternelle Etienne Dolet Alfortville contre une fermeture de classe

    Ecole maternelle Etienne Dolet fermée mardi 15 mars. Grève totale des enseignants contre la fermeture de la 9ème classe. 239 élèves attendus à la prochaine rentrée, si seulement 8 classes, les élèves seront dans des classes de 30 élèves et plus.
    Les parents élus ont commencé à pétitionner ce matin pour protester contre la fermeture et soutenir les enseignants.
    Les enseignants ont demandé une audience mardi lors de la grève, il y a un CDEN ce matin là (comité départemental de l'education nationale). A suivre.



mercredi 9 mars 2016

Manifestations contre la loi Travail 9 Mars à Paris

Non au retour à Germinal.
Vive la grève générale !
Lutte Ouvrière


   Valls a annoncé lundi 29 février qu’il reportait de quinze jours la présentation de la loi sur le dynamitage du Code du travail. Cela doit être ressenti comme un encouragement à se mobiliser par tous ceux qui ne veulent pas laisser faire ce retour aux conditions d’exploitation du 19ème siècle.

  A Paris :
12h30 devant le siège du Medef, 55 avenue Bosquet, métro École militaire, en direction du ministère du travail.
14h place de la République, avant un départ en manifestation en direction de la Nation

lundi 7 mars 2016

Contre la loi travail, faisons grève et manifestons dès le 9 mars !



Editorial Bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière 7 Mars 2016

   Les travailleurs rejettent massivement la loi El Khomri. Et pour cause ! Cette réforme est une démolition du Code du travail, un recul grave pour l’ensemble du monde du travail.
L’allongement du temps de travail, les heures supplémentaires décomptées sur plusieurs années et moins majorées, le plafonnement des indemnités prud’homales, la facilitation des licenciements économiques… tout cela vaudra pour tous les travailleurs. 

   Les plus jeunes sont spécifiquement attaqués puisque les apprentis de moins de 18 ans pourront se voir imposer des journées de 10 heures. Les précaires aussi puisque la loi prévoit le non-paiement des jours fériés pour les intérimaires.

   Et si les femmes ne sont pas spécialement visées, ce sont bien elles qui seront les plus frappées par la disposition généralisant les temps partiels inférieurs à 24 heures. Ce sont elles qui subiront le plus gravement la réduction des droits aux congés famille. Et que dire des conséquences pour les femmes, si la loi permet aux patrons de modifier les horaires de travail du jour au lendemain, avec des délais de prévenance réduits ?

   Cette loi est un recul pour les ouvriers, les employés, et même pour les cadres. C’est un recul pour les CDI comme pour les CDD et les intérimaires. C’est un recul pour les jeunes, pour les femmes. 

   Alors la seule réponse à la tentative du gouvernement qui consiste à opposer les précaires aux embauchés, les chômeurs et les jeunes aux autres salariés, c’est de se battre tous ensemble. 

dimanche 6 mars 2016

Loi travail : une attaque qui ne doit pas passer

   Valls a annoncé lundi 29 février qu’il reportait de quinze jours la présentation de la loi sur le dynamitage du Code du travail. Cela doit être ressenti comme un encouragement à se mobiliser par tous ceux qui ne veulent pas laisser faire ce retour aux conditions d’exploitation du 19e siècle.
Valls espère gagner du temps pour obtenir le soutien de certains syndicats, notamment la CFDT.


   Jusque-là, la direction de ce syndicat a joué le jeu et aidé à faire passer toutes les attaques du gouvernement depuis 2012. Laurent Berger a fait mine de résister, même si ses critiques du texte ne portent que sur la marge et non sur le fond. Seulement, la colère provoquée par cette dernière attaque, y compris parmi les militants CFDT, est telle que la direction du syndicat ne peut pour l’instant passer outre.

   D’autre part, Valls tente aussi de faire taire certaines critiques au PS, voire dans le gouvernement. Ce ne sera pas le plus difficile car, les derniers exemples le montrent, la contestation des prétendus frondeurs du PS ne dépasse jamais les limites supportables pour le gouvernement. Et de toute façon cette contestation des députés et autres n’a aucune espèce d’importance pour les travailleurs.
  
   Ce n’est pas dans cette arène politique que se joue l’avenir de la classe ouvrière. Non seulement le gouvernement peut passer en force avec le 49.3, mais surtout ces frondeurs du PS et autres politiciens de la bourgeoisie taxés de « gauche » ont accepté tous les reculs passés, toutes les attaques du patronat. Et demain, ils le feront à nouveau, même si ils jouent le jeu de la contestation et imposent des changements de virgules dans un texte qui est et reste une véritable provocation pour le monde du travail.

   Même si le gouvernement a changé la date de la présentation de la loi, il ne faut pas entrer dans son jeu et attendre, mais au contraire montrer dès maintenant que les travailleurs sont déterminés à mettre en échec ce projet et qu’ils le seront de plus en plus.

   La journée de grève et de manifestation du 9 mars doit être une réussite, la première étape d’une mobilisation qui devra continuer à se développer.

A Paris plusieurs manifestation auront  lieu :
à 11H Place de la Nation pour les étudiants et lycéens
à 12H30 du siège du Medef avenue Bosquet (Métro Ecole Militaire) au Ministère du Travail rue de Grenelle, 
 Manifestations qui se rejoindront ensuite à 14H Place de la République.

mercredi 2 mars 2016

Comme des Lions, film sur la grève de PSA Aulnay de Françoise Davisse Jeudi 3 Mars 20H Cinéma Paul Eluard Choisy le Roi



 Avec la présence de Philippe Julien et Jean-Pierre Mercier, militants de la grève.

Cinéma Théâtre Paul Eluard 4 Avenue de Villeneuve Saint-Georges,

Depuis Alfortville Arrêt du Bus 103 Pont de Choisy.



Présentation :

   Comme des lions raconte deux ans d’engagement de salariés de PSA Aulnay, contre la fermeture de leur usine qui, en 2013, emploie encore plus de 3 000 personnes dont près de 400 intérimaires. 
  Des immigrés, des enfants d’immigrés, des militants, bref des ouvriers du 93 se sont découverts experts et décideurs. 
  
   Ces salariés ont mis à jour les mensonges de la direction, les faux prétextes, les promesses sans garanties, les raisons de la faiblesse de l’état. Bien sur ils n’ont pas « gagné ». Mais peut être faut-il arrêter de tout penser en terme de « gain ». 

   La vie est faite d’expériences, de risques, d’aventure et de fierté. Et là, ces deux ans sont une tranche de vie exceptionnelle. 
  
Un moment d’intelligence collective, de démocratie et de révélations.