samedi 13 octobre 2012

Amiante : manifestation de l'Andeva à Paris le 13 octobre



     Ce Samedi 13 octobre a eu lieu à Paris la traditionnelle manifestation de l'Andeva (Association nationale des victimes de l'amiante), placée cette année sous le signe de la solidarité internationale des victimes (avec des délégations venues de tous les continents), de l'interdiction mondiale de l'amiante et du retrait de l'amiante en place.

    Les victimes et les familles manifestaient également pour obtenir enfin une indemnisation rapide et équitable de leurs souffrances morales et physiques par le FIVA (Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante) et pour que les employeurs responsables de cette catastrophe qui touche le monde du travail rendent des comptes à la justice pénale, comme en Italie avec Eternit.
   


    Comme chaque année une délégation de Lutte Ouvrière était présente. 
Serge Franscechina membre de l’Andeva et retraité CGT de Sanofi Aventis où plus de 30 salariés sont décédés victimes de l’amiante était parmi les manifestants.


Un article de Lutte Ouvrière sur Sanofi

Et reportage de France3 Paris Ile de France 15 Mars 2012

Compte rendu conseil municipal Alfortville 8 Octobre 2012 : Bilan du centre aquatique


 La direction de Carilis est venue faire la présentation des rapports de la première année de fonctionnement (Février à Décembre 2011). Le résultat est négatif : -53 000€, avec un nombre d'entrées de 137 328 personnes. Ce déficit est mis sur le compte des aléas et mises au point nécessaires au début. La courbe de fréquentation 2012 serait en hausse. J’ai rappelé brièvement mon opposition à la gestion privée de la piscine : La majorité municipale avait invoqué le déficit de la gestion communale pour privatiser. On voit que en étant privé le déficit est toujours là. 


Pour informations plus détaillées voir article ci joint du Parisien 94 mercredi 10 Octobre.  

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 Première année déficitaire pour le centre aquatique
Le Parisien AGNÈS VIVES | Publié le 10.10.2012, 07h00

    Le centre aquatique d’Alfortville a un peu pataugé pour son démarrage. Lundi soir au conseil municipal, l’exploitant, la société Carilis, a présenté un bilan déficitaire de la piscine qui a ouvert ses portes en février 2011. « La mise en route d’un gros équipement nécessite des calages, justifie le directeur de la société Carilis.
    A l’ouverture, le recrutement de l’équipe a été difficile. Mais, avec 137 328 entrées, c’est une très bonne première année. »

    Ce centre aquatique de 15 M€, voulu par l’ancien maire PS René Rouquet, très attendu sur la ville privée de bassin depuis 2005, affiche un trou de 53 000 €.

    D’une part en raison de recettes inférieures de 28 000 € aux prévisions. Pendant l’hiver, les usagers, à 75% des Alfortvillais, ont semble-t-il boudé la piscine. 
    D’autre part en raison d’une hausse des charges. La société Carilis a fait appel à une agence de sécurité pour surveiller les baigneurs et les habituer à observer un comportement responsable dans les bassins.
    

   Alors, cette piscine écolo avec peu de chlore et des panneaux photovoltaïques, qui compte trois bassins, un toboggan, des salles de sport, un espace détente, est-elle trop chère? Une critique souvent entendue à l’ouverture. « Elle n’est pas chère, assure le directeur de Carilis. L’entrée est à 3,70 € mais le carnet de 10 entrées coûte 31 € et une carte de 10 heures coûte 25 €. C’est un tarif très compétitif. »
     Au cours de cette première année d’exercice, le centre aquatique tire surtout son épingle du jeu avec la balnéothérapie. En la matière, les objectifs ont été dépassés. « Il y a une vraie tendance à la remise en forme et au bien-être, poursuit le directeur. Le nombre d’abonnés ne cesse de croître. C’est un vrai plus.
    

   Dans les rangs de l’opposition, lundi soir, le conseiller municipal Lutte ouvrière n’a pu s’empêcher de railler le bilan présenté. « A l’époque, on a invoqué le déficit de gestion de la piscine par la commune pour la privatiser, rappelle Guy Mouney. Aujourd’hui, c’est toujours déficitaire. » Le sénateur-maire PS Luc Carvounas, lui, se veut optimiste. « En 2012, le centre aquatique ne sera plus déficitaire. Il n’y a qu’à voir les milliers de passages par mois. Cet équipement est un succès. »
     Aux usagers de le dire. Une enquête de satisfaction a été menée ces dernières semaines. Les résultats doivent être présentés prochainement.

mercredi 10 octobre 2012

Compte rendu conseil municipal Alfortville 8 Octobre 2012 : Soutien aux travailleurs de Sanofi

   Dans le cadre des questions d'actualité les suppressions d'emplois à Sanofi étaient à l'ordre du jour, le centre de recherches de Sanofi étant situé à la fois sur Vitry et Alfortville.
   Le maire après avoir fait état de sa rencontre avec les salariés de Sanofi a proposé un voeu au nom de la majorité municipale pour soutenir les salariés. Je l'aurais bien voté, mais après avoir dénoncé les mesures prises par la direction du groupe, le voeu se concluait  par un soutien à l'action du gouvernement.
   Gouvernement qui dans les faits ne fait rien contre les patrons des grands groupes qui licencient.
   
Je me suis donc abstenu après avoir fait la déclaration suivante (le voeu a été voté par l'ensemble des autres conseillers municipaux y compris de droite, le représentant du Front de Gauche a regretté que n'y figure pas l'interdiction des licenciements boursiers et l'a voté aussi ) :  

   "Je suis, bien évidemment, tout à fait d’accord pour que le conseil municipal affirme son soutien à la lutte des salariés de Sanofi pour le maintien de leurs emplois.
   Il est particulièrement choquant que, comme cela a été dit, au cours des trois dernières années, 4000 emplois aient été supprimés alors que dans la même période Sanofi a engrangé 26 milliards d’euros de bénéfices.
Centre Production Vitry. Au fond le nouveau bâtiment Biolaunch , mais toujours en sous-effectif faute d'embauches!
    Et il est particulièrement révoltant que la direction du Groupe annonce 900 suppressions d’emplois auxquelles risquent de s’ajouter 640 suppressions de postes à Toulouse, et Montpellier, car un tour de passe-passe écarte le centre de recherche de Toulouse du plan actuel, pour peut-être le filialiser et précariser voire liquider l’emploi dans une deuxième phase.
   Mais pour ce qui concerne les « demandes » qui sont exprimées dans le vœu et l’appréciation de l’action du gouvernement je ne suis pas d’accord.
   Le voeu se prononce pour une table ronde et étudier les conséquences des restructurations sur le Val de Marne. Il ne faut pas se faire d’illusions.   
Lors de la manifestation du 3 Octobre à Paris
 
  
   Personne ne peut raisonnablement penser que, par le dialogue, la direction de Sanofi va annuler le plan qu’elle prépare depuis de longs mois. Le seul moyen pour qu’elle annule son plan, c’est de l’y contraindre ! 
  Et pour cela que les travailleurs, les salariés qui recherchent et fabriquent les médicaments qui font la richesse de Sanofi et de ses actionnaires, imposent par leur lutte collective de conserver leur emploi. Il n’y a pas d’autre solution. Or le vœu n’en parle pas.
  
Et c’est la même chose pour les « demandes au gouvernement ». On a vu ce que cela donne… Avant les vacances, le ministre dit du « redressement productif » dénonçait les projets de Sanofi.

   Aujourd’hui, il déclare « Quand une entreprise fait cinq milliards de profits comme c’est le cas de Sanofi, elle a le droit de se réorganiser » et après avoir rencontré les dirigeants de Sanofi, Arnaud Montebourg nous présente les 900 suppressions d’emplois comme un moindre mal. Il se plie en réalité aux exigences des actionnaires
Devant le CRVA à Vitry, un "jeudi de la colère"

    Ici non plus, il ne faut pas se faire d’illusions. Le gouvernement ne fera pour les salariés que s’il est contraint par la lutte de ces mêmes salariés.
  Ce qui est l’urgence aujourd’hui c’est l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous, avec si besoin la réquisition des entreprises qui licencient.
  Et puis, j’insiste aussi sur le fait que la situation à Sanofi n’est qu’une facette de l’attaque généralisée contre les travailleurs. Parmi les plus importantes il y a Arcelor Mittal, PSA Aulnay, le volailler Doux.

 Tout monde du travail est concerné et il ne doit compter que sur ces propres forces. Nous –Lutte Ouvrière – l’avions dit avant l’élection. L’attitude du gouvernement le confirme aujourd’hui
  Je m’abstiendrai donc sur ce vœu car il ne parle pas de la nécessité des luttes des salariés et exprime un soutien à l’action gouvernementale, action qui s’inscrit, avec quelques nuances dans la continuité de la politique de l’ancien gouvernement Sarkozy, au service des patrons et à l’encontre des intérêts des travailleurs."

Pour prendre connaissance du voeu  de la majorité cliquez sur:

Communiqué Lutte Ouvrière après les manifestations du 9 Octobre

     Des dizaines de milliers de travailleurs ont manifesté aujourd’hui pour affirmer que seule la lutte collective peut payer

     Les manifestations d’aujourd’hui ont montré qu’il y a dans ce pays des dizaines de milliers de travailleurs conscients que face au patronat, seule la lutte collective peut payer, et que face à un gouvernement de gauche, ils ne resteront pas l’arme au pied.
    
   Contre le chômage, la seule mesure efficace du point de vue des travailleurs est l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution des salaires. 
   
 
     Et il faudra un mouvement général de l’ensemble de la classe ouvrière pour imposer cela.
   
   
   Aujourd’hui, ceux qui se sont mobilisés sont minoritaires, mais leur mobilisation est un gage pour l’avenir. 
   
   Car il est certain que, dans cette période d’aggravation de la crise, l’avidité du patronat et la couardise du gouvernement vis-à-vis des ces patrons petits et grands, pousseront inévitablement les travailleurs à se défendre collectivement et massivement. 
   
   Et alors, les travailleurs seront en position d’imposer les mesures vitales pour eux face à la crise. 
Nathalie Arthaud






jeudi 4 octobre 2012

Manifestation à Paris des salariés de Sanofi

    Plus d'un millier de salariés de Sanofi venus de toute la France ont défilé ce mercredi 3 octobre 2012 dans  Paris pour exprimer leur opposition au plan de restructuration  qui prévoit  plus de 900 suppressions d'emplois d'ici à 2015.
    Suppressions auxquelles s'ajoutent les menaces qui pèsent sur les sites de Toulouse et de Montpellier, dont la direction Sanofi veut se débarrasser (elle appelle cela transfert d'activités). En réalité le nombre d'emplois  qui risquent d'être supprimés est bien supérieur à celui officiellement annoncé.

    En 2011, le groupe Sanofi a réalisé plus de 33 milliards d'euros de chiffre d'affaires et un bénéfice  de près de 9 milliards.

 Quelques images de cette manifestation (Cliquez dessus pour les visionner):

Le Haka des Sanofi Toulouse


Ceux de Vitry
Sur les marches de l'Opéra de Paris








mercredi 3 octobre 2012

Conseil Municipal d’Alfortville du lundi 8 octobre 2012, 18H30 Mairie



Quelques uns des points de l’ordre du jour

  • Piscine : présentation des rapports de la première année de fonctionnement par l’entreprise privée Carilis. (Résultat négatif en 2011 : -53 000€, avec un nombre d'entrées de 137 328 personnes)
  • Théatre Studio: subvention demandée au ministère de l'intérieur sur réserve parlementaire du sénateur-maire pour travaux de rénovation.
  • Résidentialisation de la partie des Alouettes non vouée à la démolition :150, 152, 154 rue Etienne Dolet, 4 sente de Villiers. Garanties d'emprunts en faveur de Logial
  • Alouettes : Remplacement de l’ancien terrain de sport se trouvant dans la partie constructible par un nouveau situé plus au Sud sur site BHV à coté du cimetière. Autorisation de travaux.
  • Financement opération de lutte contre l'habitat indigne (partie Nord de la Ville)
  • Revente du 2 rue de Budapest préempté antérieurement par la mairie à Logial.
  • Construction du groupe scolaire ZAC Bords de Marne, angle quai Alfortville rue Véron. Attribution du marché de maîtrise d'œuvre. Budget travaux : 9,5 Millions €. Objectif rentrée 2015-1016
  • Extension du groupe scolaire Henri Barbusse prévue pour rentrée 2013, par démolition maison du 17 rue Anatole France
  • Mise au rebut ou cession-revente d’anciens matériels informatiques.
  • Travaux de modernisation du « Point informations jeunesse » rue Bourdarias

mardi 2 octobre 2012

3 Octobre : les travailleurs de Sanofi du Val de Marne seront à la manifestation nationale



Extraits d'un tract intersyndical centre de production de Vitry


    A l'appel de l'intersyndicale de tous les sites elle aura lieu à 13H du Métro Saint Philippe du Roule (ligne 9) jusqu'à l'Assemblée Nationale en passant par Saint-Lazare,Opéra, Palais-Royal, Pont du Carroussel, rue de l'Université.



   Des cars sont prévus à 12H depuis le CRVA à Vitry.

lors d'un précédent rassemblement à Vitry






Cliquez sur les images pour les visionner

lundi 1 octobre 2012

Manifestons le 9 octobre pour l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans perte de salaire


A Paris la manifestation à l'appel de la CGT aura lieu à 13H30 
de la Place d'Italie à Montparnasse

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du Lundi 1er Octobre 

   À défaut de prendre les mesures indispensables pour sauver les conditions d’existence des travailleurs, le gouvernement a l’art de manier les demi-vérités et les francs mensonges :
 
    Lorsque Ayrault a présenté son plan d’austérité budgétaire, il a affirmé que « neuf Français sur dix ne sont pas concernés par les nouvelles mesures concernant l’impôt sur le revenu ». Mais comme il a repris à son compte bien des mesures du gouvernement Sarkozy-Fillon, tel que le gel du barème de l’impôt sur le revenu, les trois quarts des contribuables paieront plus.

   Arrangement avec la réalité quand il a omis d’annoncer que, pour boucler le budget de la Sécurité sociale, la redevance télé sera augmentée de 4 € et qu’il y aura une nouvelle taxe de 0,15 % pour tous les retraités imposables. Alors oui, les impôts augmenteront, et pas seulement pour les riches. L’augmentation du prix du tabac, des bières, qui rapportera trois à quatre fois plus que la fameuse taxe de 75 % sur la tranche de revenu qui dépasse le million d’euros, est là pour nous le rappeler.

   Quant aux restrictions qui seront faites sur les hôpitaux, les crèches, l’école, sur les transports, les prestations sociales, elles affecteront en premier lieu les familles populaires, sans parler des travailleurs de la fonction publique qui verront encore leur salaire bloqué. Alors, quand Hollande parle de « budget de combat » , il faut le croire. Mais ce combat, il le mène contre les travailleurs, pour leur imposer de nouveaux sacrifices.

   Le gouvernement a beau avoir l’étiquette socialiste, il n’est pas un ami des travailleurs, mais un adversaire. Un adversaire aussi parce qu’il laisse les mains libres au patronat.

   Le PDG d’ArcelorMittal vient de confirmer qu’il fermera bien les deux hauts-fourneaux de Florange.