lundi 30 août 2010

Tribune libre Septembre 2010 : Sauvegarder nos conditions de vie


Alors que les profits des groupes capitalistes se portent bien (le crédit agricole annonce un bénéfice trimestriel en hausse de 88%), les conditions de vie de la population se dégradent du fait du chômage, emplois précaires, bas salaires, retraites insuffisantes. Le gouvernement prévoyant de réduire encore les dépenses publiques cela va s’aggraver.

A Alfortville notre quotidien c’est :
  • queues aux bureaux de postes avec fermetures à répétition pendant l’été,
  • longue attente des transports en commun,
  • rues sales et mal entretenues,
  • logement social qui se détériore du fait de l’insuffisance de travaux d’entretien.
Cela s’ajoute au manque crucial de logements, aux retards dans les programmes de construction d’habitat pendant que les bureaux qui sont construits restent inoccupés du fait de la crise.

Dans tout le pays les quartiers populaires subissent de plein fouet les conséquences des réductions budgétaires de l’Etat et des politiques publiques qui privilégient les intérêts de la finance.

Il est plus que temps que le monde du travail entre en lutte pour exiger le partage du travail entre tous et des salaires qui permettent de vivre dignement.

mardi 29 juin 2010

Tribune libre Juillet-Août 2010 : le drame du manque de logements


Alors que se met en place l’opération ANRU qui prévoit la démolition-reconstruction de 543 logements, la crise du logement ne fait que s’aggraver à Alfortville comme ailleurs.

Un rapport national sur ces plans d’urbanisme souligne l’insuffisance de la reconstruction de logements à prix modérés pour des surfaces équivalentes. Du fait du désengagement de l’Etat , il n’ya pas assez de constructions d’habitat social. Cela s’ajoute aux revenus insuffisants des ménages liés aux salaires notoirement insuffisants et au fléau du chômage.

L’Etat doit créer un office public pour construire directement massivement des logements à prix coutant. Dans le contexte actuel aucun logement ne doit être démoli.

A Alfortville, les attributions de logement sur la ville sont quasiment verrouillées. Du fait de la crise qui touche les ménages pauvres les difficultés à payer les loyers augmentent et des expulsions de locataires sont programmées.

C’est pourquoi un collectif contre les expulsions de logement s’est mis en place. Il faut imposer l’arrêt de ces procédures d’expulsion qui jettent des familles à la rue et les enfoncent un peu plus dans la misère.

lundi 28 juin 2010

Compte rendu conseil municipal du lundi 28 juin 2010


Ce conseil a été avancé car les points relatifs aux comptes 2009 des différents budgets de la ville devaient être votés avant le 1er juillet.
Je me suis abstenu sur ces bilans car lorsque ces budgets avaient été présentés et votés, j’étais intervenu pour critiquer les orientations décidées et j’avais voté contre.

Parmi les autres points à l’ordre du jour figuraient :

1. La réalisation d'une école élémentaire dans la ZAC Bords de Marne : 5 classes seraient créées. Car la population scolaire augmente dans le Nord de la ville. L’école élémentaire Barbusse est saturée. De plus le collège Barbusse doit s’étendre en empiétant sur cette école. Cette nouvelle école serait implantée à l’angle de la rue Véron et du quai. Mais ceci n’est qu’au stade d’avant projet.

Selon le maire le projet de construction de logements dans la ZAC des bords de marne ne serait pas affecté.

Rien n’a été répondu au problème des relogements des habitants de ce secteur (notamment du 2 rue Véron).

Nous avons été informés que les bureaux construits dans la ZAC (immeubles Nexity) ont des difficultés à trouver preneur du fait des conséquences de la crise

2. Des aménagements du quartier rue Parmentier, MJC, rue de l'Avenir, ont été votés pour la réalisation de 68 logements sociaux (ZAC des Pontons).

3. Dans le même secteur, la zone autour de la rue de la Baignade où devaient être construits des logements sociaux, sera transformée en espace public, sans construction de logements. Les familles originaires d’Europe de l’Est qui squattent dans ce lieu vont être expulsées. Compte tenu des réponses qui ont été faites j’ai voté contre ce rapport.

4. L'aménagement paysager des abords de la piscine : Un appel d’offres va être lancé, une commission du conseil municipal a été élue pour suivre cette opération.

5. Passation de marchés pour le nettoyage espace culturel, espaces verts, etc… Je suis intervenu pour demander des garanties pour les salariés. Pas de réponses.

6. Cession par la Mairie du 52 rue Jules Guesde qui avait été récemment préempté par la mairie, à l'hôpital Esquirol de Saint Maurice qui va y développer un centre médico-psychologique et accueil thérapeutique (pour les enfants). Ceci pour la somme de 943 000€.

Pas de conseil municipal pendant les deux mois d’été. A noter que l’élu du Modem ayant démissionné de ce parti (information parue dans le Parisien) et rejoint le parti radical de gauche, il appartient maintenant à la majorité municipale.

jeudi 27 mai 2010

Interventions lors du conseil du 27 mai 2010

Intervention à propos de la demande de garantie pour les emprunts souscrits par Logial pour financer le début de l’opération ANRU (point 50)

Un peu plus de cinq ans après le lancement du Programme national de rénovation urbaine, un bilan a été présenté par le Comité d’évaluation et de suivi.
Ce dossier qui concerne 375 projets, plus de 460 quartiers et 3 millions d’habitants, est loin d’avoir rempli toutes ses missions et pour les populations concernées le négatif l’emporte sur les quelques points positifs.

Le rapport déplore un trop fort déséquilibre entre démolitions et reconstructions qui « aggrave les tensions dans le secteur du logement social ».

La barre Alouettes-jardins qui fait partie des bâtiments à démolir 
Il s’alarme du décalage entre les caractéristiques du parc de logements démolis et celles des logements construits. Ceux-ci sont plus petits et plus chers, si bien que les familles nombreuses et les ménages aux revenus faibles vont à court terme pâtir de ces transformations. Même après déduction des aides au logement , les loyers et les charges augmentent pour 30% des ménages. Seuls les ménages aux revenus les moins faibles bénéficieront des transformations.

Le rapport souligne aussi le peu d’importance donnée aux équipements scolaires et le manque de développement des transports, des activités économiques et des activités commerciales.
La situation est telle que le président du comité d’évaluation M. Sabeg demande que « la rénovation urbaine ne soit pas un prétexte pour éloigner les populations dans le but de changer la sociologie des centres villes ».

L’architecte urbaniste Philippe Vignaud déclare quant à lui :
« L’urbain ne peut pas tout. Ce qui est cassé dans le champ social ne peut pas être réparé dans celui de l’urbain .
Il y a un pan de la société française qui est complètement en dehors du champ du travail. C’est là qu’est le fond du problème. Ces quartiers, à l’origine, représentaient une valeur : parce qu’ils étaient neufs , parce que leurs populations avaient du travail, parce qu’il y existait une certaine mixité sociale. Ca fonctionnait plutôt bien . Avec la crise ils se sont enfoncés dans le gouffre ou ils se trouvent maintenant.
Laisser accroire l’idée qu’on pourrait remplacer une politique sociale (formation, emploi, santé…) uniquement par une politique urbaine est un leurre profond , absolu. »

La dégradation des conditions de vie dans les quartiers populaires est bien la conséquence de l’augmentation du chômage et de la détérioration des services publics.

Par contre il est à noter que les grands bénéficiaires de ces opérations ANRU sont les patrons et les actionnaires des grandes entreprises du bâtiment. Alors que la quasi totalité des 11 milliards de crédit ont été dépensés, 2/3 seulement des opérations sont en cours de réalisation. Pourtant des crédits supplémentaires ont été attribués mais les entreprises font le chantage de laisser les chantiers en plan pour obtenir des rallonges . De 2003 à 2007 l’indice du cout de la construction a progressé de 24,6%.

Ce rapport confirme la nécessité que l’Etat crée un office public pour prendre directement en charge la construction de logements à prix coutant et en nombre suffisant.

Au moment où le Plan de Rénovation Urbaine d’Alfortville est en phase de démarrage, ces éléments donnent un éclairage qui confirme les craintes que nous pouvons avoir quant à la finalité de cette opération. La réalité vécue par les populations concernées est loin des objectifs affirmés.

Intervention à propos de la demande de déclaration d’intérêt général et d’utilité publique pour les opérations liées à l’ANRU (point 52)

Si j’approuve les constructions de logements a prix modérés et abordables, je ne considère pas qu’il soit d’intérêt général et d’utilité publique de démolir des logements sociaux.

L’opération ANRU s’est déjà traduite à l’autre extrémité de la ville, dans la ZAC des Bords de Marne par l’expulsion de travailleurs qui avaient trouvé à se loger, faute de mieux dans les taudis de ce secteur voués à la démolition. Une grande partie d’entre eux est toujours à la recherche d’un abri depuis l’entrée de l’hiver , sans que grand monde s’en émeuve. Je repose donc une nouvelle fois ce problème.

Par ailleurs, au nom de la priorité accordée au relogement des habitants touchés par les opérations de démolition de Chantereine-Alouettes, les attributions de logement sur la ville sont quasiment verrouillées. De nombreuses demandes sont donc en suspens plongeant des familles dans une grande détresse.
Du fait de la crise qui touche les ménages les plus pauvres, les difficultés à payer les loyers augmentent.
C’est pourquoi je demande une nouvelle fois que le conseil municipal se prononce en faveur d’un arrêté interdisant les expulsions de logement pour les locataires qui ne peuvent plus tout simplement payer leur loyer, et l’arrêt des procédures d’expulsion de Logial, l’organisme bailleur de la ville.

jeudi 29 avril 2010

Tribune libre Mai 2010 : Tous ensemble pour les retraites



Les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour les retraités qui n’ont que de petites pensions, et ils sont nombreux à Alfortville dans ce cas. Du fait des mesures prises par les gouvernements successifs (augmentation du nombre d’années de cotisations, CSG-CRDS sur les pensions, calcul sur 25 ans, etc…) cela ne fait que s’aggraver.

Le gouvernement nous prépare une nouvelle attaque en règle avec la prétendue réforme qu’il veut imposer. Toute une campagne mensongère est menée pour faire croire que du fait de l’augmentation de l’espérance de vie, d’ici quelques années, il n’y aurait plus assez d’actifs pour financer les retraites. En conséquence on nous parle de repousser l’âge de départ après 60 ans, de nous faire cotiser plus et plus longtemps.

Alors que le chômage augmente en particulier pour les jeunes, faire travailler plus longtemps les personnes âgées est absurde.
Il faut obliger les patrons à prendre sur leurs faramineux profits pour embaucher des chômeurs, les cotisations supplémentaires permettront alors de payer les retraites. Pour cela une lutte générale de tous les travailleurs du public et du privé est indispensable.

samedi 10 avril 2010

Travailleurs de Filival en lutte. Extrait d'un tract Lutte Ouvrière du 10 Avril 2010


............A Alfortville, ce sont les salariés de Filival (FlexCité 94, filiale de la RATP) société qui transporte les personnes handicapées qui viennent de faire deux jours de grève.

         Ils en ont assez des bas salaires (on ne leur propose que 0,5% d’augmentation) et des conditions de travail qui se dégradent, parce que la direction ne cesse de remettre tout en cause et de multiplier les pressions sur eux.
....................

jeudi 1 avril 2010

Conseil municipal 1er avril 2010


 Intervention sur le vote du budget.

Le budget qui nous est présenté ne prend pas suffisamment en compte la réalité de la situation que connaissent bon nombre d’habitants de la commune, confrontés au chômage, aux emplois précaires, aux bas revenus (salaires, retraites, allocations), aux difficultés à se loger, à se soigner.

Cette situation est certes la conséquence de la politique mise en œuvre par les gouvernements qui se succèdent depuis des années, entièrement dévoués aux intérêts du patronat :
• Subventions aux banquiers qui se servent de cet argent pour spéculer encore davantage,
• Aides multiple aux patrons qui licencient et ferment des usines pour augmenter les marges bénéficiaires au profit des actionnaires.

Conséquence de cette politique, la misère grandit, la population des communes populaires comme Alfortville est particulièrement touchée.

Mais alors que le nombre de personnes en grande difficultés qui font appel aux aides sociales augmente, le budget alloué au Centre Communal Action Sociale diminue ,comme cela a été souligné par les élus du parti communiste.


Vue d' immeubles aux Alouettes.
Les 2 tours de droite doivent être démolies
 Alors que la crise du logement s’aggrave, la commune s’engage dans l’opération ANRU qui prévoit la démolition de 543 logements.
Le minimum serait qu’il y ait un moratoire sur la démolition et que tous les efforts soient faits pour construire au plus vite les logements et équipements sociaux qui manquent.
Au lieu de cela force est de constater que malgré les promesses on voit sortir de terre les immeubles de bureaux, comme dans la ZAC des Bords de Marne, mais toujours pas de logements. On nous avait parlé du projet d’un groupe scolaire pour ce quartier. Pourquoi le rapport sur le budget n’en fait-il pas état ?

En matière de logement, comme dans les autres domaines, l’Etat se désengage. Il manque 1 million de logements sociaux dans le pays. Faute de travaux d’entretien, l’habitat social se dégrade, on peut le voir dans toutes les cités de la ville.
Alors que des familles doivent vivre dans des hôtels meublés sordides et qu’une grande partie des habitants du 2 rue Véron n’a toujours pas été relogée, avec la fin de la trêve hivernale les expulsions locatives reprennent, y compris à Logial le bailleur social de la ville.

Du fait des conséquences de la crise de plus en plus de foyers connaissent des difficultés de paiement Il faut imposer l’interdiction des expulsions pour les locataires qui ne peuvent plus payer leur loyer. Au niveau de la commune, l’engagement dans ce combat devrait commencer par un arrêté anti-expulsions et l’arrêt des procédures en cours à Logial.

Le gouvernement pille les finances publiques et assèche les moyens de financement des collectivités locales, la suppression de la taxe professionnelle est un cadeau supplémentaire au patronat, au détriment des communes.

Le document en dénonce à juste titre les conséquences, mais il se conclut par un appel au gouvernement à changer de réforme. Mais face à la volonté du patronat de faire payer tout le poids de la crise à la population ce n’est pas une concertation qui peut changer les choses, c’est une lutte déterminée des travailleurs qui est indispensable.

Pour réaliser leurs équipements , les communes doivent s’endetter auprès des banques. Alfortville va donc rembourser 4,1 millions d’euros en 2010 contre 3,8 l’an dernier. La dette cumulée qui était de 31 millions d’euros en 2009 passe à 39,6 millions en 2010. Les banquiers peuvent se frotter les mains. Ils sont gagnants sur tous les tableaux. L’Etat les arrose avec l’argent public prélevé sur les services publics et les collectivités locales.

Etat et collectivités pour fonctionner sont alors contraints d’emprunter à ces mêmes banques. Au final c’est la population qui paye par la dégradation des services rendus et la hausse des impôts locaux.
Ainsi la population alfortvillaise va voir ses impôts augmenter de plus de 2%. Elle n’avait pas besoin de cela. Cela correspond peut-être à l’inflation, mais certainement pas à l’évolution des salaires, y compris des gens qui ont un emploi.
Si l’on regarde par exemple l’évolution du budget consacré aux salaires des employés de la ville il n’évolue que de 0,8%. Ce qui prouve que le pouvoir d’achat des salariés s’érode d’année en année.

Le démantèlement de la santé et du secteur hospitalier s’est traduit à Alfortville par la fermeture de la clinique, avec le licenciement de personnels. Comment la municipalité se positionne t’elle pour la réouverture d’une structure hospitalière et d’une maternité sur la ville, le document ne dit rien à ce propos ?
J’espère que l’engagement de la municipalité dans ce combat se poursuivra au delà de la subvention de 300 € accordée au collectif pour le maintien de la clinique. Ce collectif a engagé des procédures devant les tribunaux, la moindre des choses serait que la commune s’implique dans cette action et s’engage à prendre en charge le coût de ces démarches.

Nous n’arrêtons pas de voter des rallonges budgétaires pour les travaux de la piscine, je suis favorable à ce que les Alfortvillais puissent avoir un beau centre nautique, mais encore faudrait-il que toute une partie de la population ne s’en trouve pas écartée par les tarifs que va pratiquer la société privée à qui la municipalité veut en confier la gestion, ce qui va à l’encontre de la défense du service public.

La piscine payée par l'argent public, dont la gestion sera confiée à la société privée Carilis.
Les préoccupations de la population de la ville sont de plus en plus marquées par les difficultés du quotidien. Les orientations du budget n’en tiennent pas suffisamment compte, c’est pourquoi je voterai contre, bien qu’approuvant certaines réalisations et les efforts faits dans certains domaines.

Du fait du chômage une partie des habitants glisse dans une grande pauvreté. La commune ne peut pas changer la situation sociale générale, mais elle doit prendre des mesures d’urgence et soutenir la population dans le combat nécessaire pour défendre ses intérêts vitaux contre le patronat et le gouvernement.

lundi 22 mars 2010

Tribune libre Avril 2010 : Non aux expulsions locatives


Depuis le 15 mars, avec la fin de la trêve hivernale (répit tout relatif d’ailleurs car les occupants sans titre continuent d’être expulsés durant cette période), les expulsions locatives ont repris.

Pour beaucoup le paiement des loyers dans les délais est rendu de plus en plus difficile par la situation sociale : bas salaires, plans de licenciements qui se multiplient, chômeurs en fin de droits qui risquent de se retrouver sans rien. On estime à 1,8 million le nombre de foyers connaissant des difficultés de paiement.

En matière de logements, comme dans tous les domaines de la vie sociale, l’État se désengage. Les mises en chantier de logements sociaux sont dérisoires. Il manque plus d’un million de logements. Et cette situation permet aux bailleurs privés de spéculer et d'imposer des loyers prohibitifs.

Il faut imposer l’interdiction des expulsions pour les locataires qui n'ont tout simplement plus les moyens de payer leur loyer.

Au niveau de la commune d’Alfortville l’engagement dans ce combat commence par l’adoption d’un arrêté anti-expulsions, et un moratoire sur les procédures d’expulsion de Logial, l’organisme bailleur de la ville.