lundi 20 avril 2009
ETAT D'URGENCE SOCIALE !
Le vote du budget de la commune intervient dans un contexte où le patronat et le gouvernement veulent faire supporter les conséquences de la crise du capitalisme à la population laborieuse, qui n’en est en aucun cas responsable.
L’Etat puise des milliards dans les finances publiques pour subventionner à fond perdu les banques et les grandes entreprises, qui affichent pourtant d’importants bénéfices largement distribués à leurs actionnaires et à leurs dirigeants.
A l’inverse pour les travailleurs, ce sont les licenciements, les fermetures d’usine, le chômage. Cet argent manque pour le logement, les services publics, les communes populaires. Depuis des années avec les départements et les régions elles supportent le désengagement de l’Etat qui transfère aux diverses collectivités des charges (RMI, RSA, APAH, routes…), sans leur donner les moyens financiers pour les assumer.
Face à ces reculs sociaux il n’y a pas d’autre voie que la lutte. Au delà des grandes manifestations comme le 29 janvier et le 19 mars il faudra une lutte sociale générale pour sauver la société du désastre dans lequel nous entrainent le capitalisme et ceux qui le défendent.
jeudi 26 mars 2009
Déclaration lors du vote du budget conseil 26 mars 2009
Beaucoup l’ont déjà souligné, le vote de ce budget intervient dans un contexte économique et social difficile où le patronat et le gouvernement veulent faire supporter aux travailleurs, aux retraités, les conséquences d’une crise de l’économie capitaliste, dont la population laborieuse n’est en aucun cas responsable.
Les annonces de fermetures d’usines, de chômage partiel ou de suppressions d’emplois se succèdent, y compris quand ces entreprises appartiennent à de grands groupes qui font des profits. Parmi celles qui ont marqué l’actualité, il y a Total, Continental, ou encore Célanèse.
Plus près de nous, Sanofi-Aventis Vitry est en train de supprimer plus de 600 emplois, si l’on tient compte des sous-traitants, alors que le bénéfice net du groupe dépasse les 7 Milliards d’euros.
Face à cette réalité, les propos du Président de la République et de ses ministres sur la nécessaire moralisation du capitalisme apparaissent comme des termes vides de sens, qui ne trompent d’ailleurs plus grand monde.
En tout cas les salariés ne sont pas dupes, et le 29 janvier comme le 19 mars ils ont manifesté par centaines de milliers dans tout le pays contre une politique qu’ils réprouvent. De nombreux alfortvillais étaient parmi eux.
Des notes d’espoir nous sont venues de la Guadeloupe et de la Martinique, où la grève générale a permis d’imposer des revendications importantes et de faire baisse de plusieurs tons l’arrogance patronale.
Il n’y a d’ailleurs pas d’autre voie qu’une lutte sociale générale pour sauver la société du désastre dans lequel nous entrainent le capitalisme et ceux qui le défendent.
Alors que la misère augmente, le détournement de l’argent public par l’Etat au profit des intérêts privés a également pour conséquence la dégradation, dans bien des domaines, des services rendus à la population, à commencer par celui si important du logement.
Les besoins d’aides sociales sont tels que face à l’afflux des allocataires, la CAF du Val de Marne, dont les effectifs sont insuffisants du fait des économies imposées par l’Etat, vient de décider de fermer ses guichets pendant plusieurs semaines.
Je souscris tout à fait à la dénonciation du désengagement de l’Etat dans le financement des collectivités locales, telle qu’elle figure dans le rapport de présentation du budget. L’Etat ne cesse en effet de transférer des charges aux collectivités locales sans leur donner en retour les moyens nécessaires à leur bon fonctionnement. On le voit encore, même si ce n’est pas le poste le plus coûteux, pour l’établissement des passeports électroniques qui sera dorénavant à la charge de la commune.
Beaucoup plus important est le projet de suppression de la taxe professionnelle, un nouveau cadeau royal au patronat, au détriment des communes. Et au final, ce sera une fois encore la population qui fera les frais de cette politique, par des restrictions dans le domaine des équipements et par la hausse des impôts locaux.
Le relèvement des bases d’imposition de 2,5% décidé par l’Etat, auquel va s’ajouter le relèvement des taux décidé par la commune va encore alourdir la pression fiscale sur la population, dans un contexte ou les revenus subissent déjà une érosion du fait de la hausse du coût de la vie et du manque d’emplois.
- Quant aux programmes des travaux prévus, si j’en approuve certains, ceux concernant par exemple les écoles, les crèches, les équipements sportifs et culturels, les travaux de voirie et les espaces verts, je suis en revanche opposé à ce que la municipalité s’inscrive dans les projets du ministre Borloo, en décidant la démolition de 543 logements sociaux dans le cadre de l’opération ANRU au sud de la ville.
- Cette opération va impacter fortement le budget de la ville pendant plusieurs années et au final il n’y aura quasiment aucun logement social supplémentaire. Pourtant, les besoins s’accroissent et un rapport départemental fait état de 1000 logements insalubres et indignes sur la ville. Or, rien n’est prévu dans le budget pour ne serait-ce que commencer à résoudre ce problème.
- Les seuls travaux dans la ZAC des bords de Marne concernent un immeuble de bureaux, Pour les logements qui devaient être construits à la place des immeubles vétustes et dangereux dans cette partie de la ville, rien n’est dit.
- En ce qui concerne la piscine, le document nous présente la délégation de service public comme un moyen d’économies. En réalité, le transfert de la gestion à une société privée coûtera plus cher à la commune. C’est l’argent des impôts qui finance les investissements et c’est une société privée qui en tirera les bénéfices. Où est le gain pour la population alfortvillaise ?
Voilà les raisons pour lesquelles je voterai contre le budget qui nous est présenté bien que, je le rappelle, j’approuve un certain nombre de projets qu’il contient ainsi que l’augmentation des moyens consacrés au fonctionnement des services municipaux.
Libellés :
Conseil Municipal
vendredi 27 février 2009
CONTINUONS LE COMBAT
Le 29 janvier, de nombreux Alfortvillais ont fait grève et ont manifesté. Ils veulent que cesse la baisse de leurs revenus, l’arrêt de la précarité et des licenciements. Ils exigent des services publics de qualité.
Contre les intérêts du plus grand nombre, et pour les profits d’une minorité, Sarkozy distribue des milliards de fonds publics aux banquiers dont les bénéfices sont pourtant toujours florissants.
Ces milliards manquent ensuite à la majorité de la population : Du fait du manque de logements sociaux de nombreuses familles doivent vivre dans des conditions sordides, à Alfortville un millier de taudis ont été recensés ; les effectifs dans les classes continuent d’augmenter ; les finances des collectivités locales sont en difficulté ; faute de crédits les lignes du RER ne sont pas assez entretenues et occasionnent des retards fréquents.
Face à cela les travailleurs doivent se faire entendre encore plus fort. Les Antillais en grève générale nous montrent la voie à suivre. Le 19 Mars prochain les organisations syndicales appellent à une nouvelle journée de grèves et manifestations. Soyons le plus nombreux possibles dans la lutte.
jeudi 12 février 2009
compte rendu conseil municipal 12 février 2009
Les principaux points à l'ordre du jour étaient :
- l'orientation budgétaire,
- le vote de l'attribution des lots de travaux pour la piscine,
- l'adhésion de la commune au syndicat mixte Paris-Métropole,
- l'approbation du Plan Local Urbanisme.
Pour Paris Métropole j'ai voté pour après un bref commentaire, je me suis abstenu sur le PLU
Prochain conseil: le vote du budget fin Mars très certainement.
Déclaration Sur l’orientation budgétaire :
Comme les autres collectivités locales et territoriales, la commune d’Alfortville subit de plein fouet les conséquences de la politique du gouvernement qui détourne l’argent public pour subventionner le patronat, les banquiers, et les catégories sociales les plus riches.Contrairement à ce que disent Mrs Vitse et Pambou, depuis des années les communes, les départements et les régions supportent le désengagement de l’Etat qui transfère aux diverses collectivités des compétences et des charges, sans leur donner dans le même temps les moyens financiers pour les assumer.
Et maintenant au nom de la rigueur budgétaire le gouvernement est même en train de réduire ses subventionnements comme le montre le rapport qui nous est présenté.
La rigueur est exigée en ce qui concerne les salariés, les services publics ou les finances des communes. Mais à l’inverse les banques et le patronat bénéficient des largesses gouvernementales qui, contrairement à ce qui est dit, aggraveront encore le déficit abyssal de l’Etat.
Du fait de la baisse des ressources des ménages, les difficultés à vivre sont de plus en plus grandes dans les communes populaires comme Alfortville.
| Une manifestation à Créteil contre la fermeture des centres locaux de la CPAM sur le Val de Marne |
En ce qui concerne le logement, le désengagement de l’Etat se manifeste encore par la baisse du subventionnement de la convention signée avec l’ANRU pour le Sud de la ville.
Alfortville fait partie de ces villes valdemarnaises où des familles sont contraintes de vivre dans un habitat indigne. Suite à un rapport départemental le journal de la Plaine centrale d’Octobre 2008 chiffrait à 1000 le nombre de ces taudis sur la ville et parlait d’actions de la municipalité pour s’attaquer à ce problème. Or le document d’orientation dont nous discutons ce soir n’en parle pas du tout.
La suppression de la taxe professionnelle annoncée par Sarkozy est un nouveau cadeau au patronat et un nouveau coup porté aux finances des communes. Au final, elle amènera une dégradation des services fournis aux habitants les plus pauvres, ainsi que la hausse des impôts locaux, qui eux aussi frappent plus durement les pauvres.
En fait, les salariés payent trois fois : d’abord sur leur emploi et leurs salaires attaqués par les patrons, ensuite parce que l’Etat, pour soutenir la classe des capitalistes, prend sur les fonds destinés aux services publics : hôpitaux, éducation, logement, etc. Et enfin, c’est encore aux salariés que l’Etat présente l’addition de ses dettes, y compris les intérêts qu’il doit aux banques.
Dans ce contexte de crise grave du capitalisme il faut mettre un terme aux reculs sociaux. Il faut interdire les suppressions d’emplois dans le privé comme dans le public. Donc bien entendu ne pas suivre ceux qui, dans ce conseil, en défense de la politique du gouvernement demandent des réductions de dépenses sociales et d’effectif de personnel communal.
Il faut imposer une augmentation des salaires de 300 € par mois, mettre la comptabilité des entreprises sous le contrôle des travailleurs et des consommateurs, cesser les cadeaux au patronat et au contraire rétablir l’impôt sur les bénéfices à 50%, niveau qu’il avait dans les années 1970.
Une municipalité ne peut pas à elle seule résoudre tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.
Mais si elle est soucieuse des intérêts des travailleurs elle doit prendre position clairement contre la politique du gouvernement. Elle doit informer de la situation réelle en montrant que ce n’est pas la crise pour les riches et qu’en conséquence il n’y a aucune raison que ce soient les pauvres qui payent.
Elle doit soutenir les luttes du monde du travail et appeler à la mobilisation pour la défense des services publics.
Dans l’élaboration de son budget elle doit s’efforcer de répondre aux problèmes les plus cruciaux, entre autres en ce qui concerne le logement. Et cela signifierait ne pas détruire les 543 logements des Alouettes, ne pas laisser le champ libre à des opérateurs immobiliers telle la Foncière du Logement et s’engager résolument dans la résorption de l’habitat indigne du Nord de la ville.
Les orientations budgétaires qui nous sont proposées aujourd’hui ne me paraissent pas répondre suffisamment à la réalité des difficultés que subit l’énorme majorité de la population.
Construction du centre aquatique :
Je voterai pour les crédits à la reconstruction de la piscine, car c’est un équipement dont la commune a besoin.
Mais pour moi la piscine doit rester un service public, aussi je suis fermement opposé à ce que cette construction réalisée avec l’argent public, soit une fois terminée, remise clés en mains à une société privée qui en assurera la gestion dans le but d’en tirer des bénéfices.
Si l’on fait cela pourquoi pas demain confier la gestion de la médiathèque à Virgin ou à la Fnac.
Je demande donc l’annulation de la délégation de service public signée avec la société CARILIS .
Libellés :
Conseil Municipal
jeudi 5 février 2009
Compte rendu conseil municipal du 5 février 2009
Le point principal à l’ordre du jour était le vote sur le projet ANRU de rénovation du Sud de la Ville, avec démolition de 543 logements sociaux et reconstruction.
Carvounas, maire adjoint a présenté le projet : « un changement très positif pour la ville, etc… » (comme dans les réunions d’information des habitants du Sud de la ville).
Rouquet lui a succédé se félicitant de cette chance pour Alfortville.Je suis intervenu contre ce projet et j’ai fait la déclaration que vous pouvez trouver en pièce jointe et j’ai voté contre.
Pour les autres organisations : Catherine de Rasilly (droite) a regretté de ne pas avoir été associée au projet, a dénoncé le fait que le Plan Local d’Urbanisme (PLU) ne mentionnait pas du tout ce projet ANRU, et que rien n’était prévu pour les mises aux normes du réseau d’assainissement du grand ensemble. Elle s’est abstenue.
Le Modem s’est félicité du projet et a insisté pour que des initiatives soient prises en faveur des très très pauvres (SDF).
Les Verts se sont félicités aussi et ont mis l’accent sur la nécessité de veiller à ce que les constructions soient conformes aux normes du développement durable.
Ont voté :
Pour : PS, PC, Verts, Modem, UMP
Contre : moi-même.
Abstention : les 2 élus d’Alfortville Confluence.
Carvounas, maire adjoint a présenté le projet : « un changement très positif pour la ville, etc… » (comme dans les réunions d’information des habitants du Sud de la ville).
Rouquet lui a succédé se félicitant de cette chance pour Alfortville.Je suis intervenu contre ce projet et j’ai fait la déclaration que vous pouvez trouver en pièce jointe et j’ai voté contre.
Pour les autres organisations : Catherine de Rasilly (droite) a regretté de ne pas avoir été associée au projet, a dénoncé le fait que le Plan Local d’Urbanisme (PLU) ne mentionnait pas du tout ce projet ANRU, et que rien n’était prévu pour les mises aux normes du réseau d’assainissement du grand ensemble. Elle s’est abstenue.
Le Modem s’est félicité du projet et a insisté pour que des initiatives soient prises en faveur des très très pauvres (SDF).
Les Verts se sont félicités aussi et ont mis l’accent sur la nécessité de veiller à ce que les constructions soient conformes aux normes du développement durable.
Ont voté :
Pour : PS, PC, Verts, Modem, UMP
Contre : moi-même.
Abstention : les 2 élus d’Alfortville Confluence.
Le prochain conseil a lieu jeudi 12 février : débat d’orientation budgétaire.
La construction de la piscine devrait commencer en Mars.
Pour les travaux de constructions d’immeubles d’habitation sociales (bords de marne au nord, bords de seine au centre-Pontons-) les projets et les entreprises ont été fixés.
La construction de la piscine devrait commencer en Mars.
Pour les travaux de constructions d’immeubles d’habitation sociales (bords de marne au nord, bords de seine au centre-Pontons-) les projets et les entreprises ont été fixés.
Déclaration sur le logement, Opération ANRU Alfortville Sud
1800 demandes de logement sont insatisfaites sur la ville. De nombreux Alfortvillais vivent dans des conditions d’habitat indignes et pour certains dans des taudis. C’est inacceptable.
La priorité serait de tout mettre en œuvre pour augmenter l’offre de logements. Or, à l’issue des négociations qui se mènent depuis plusieurs années, le programme qui nous est présenté pour la rénovation urbaine de la ville prévoit autant de démolitions que de constructions nouvelles de logements sociaux.
Partout l’habitat social est en crise. On manque de logements, et les logements HLM ont besoin d’être rénovés. C’est la conséquence d’une politique d’abandon de la part de l‘Etat qui, en matière de logements, utilise ses fonds pour financer le secteur privé spéculatif au détriment du social (loi de Robien par exemple).
Sur Alfortville les locataires subissent une dégradation de leurs conditions de vie dans les cités. Pour ne citer que des faits récents : depuis le début de l’hiver les gens souffrent du froid dans le bloc d’immeuble Chantereine, ils passent parfois des journées entières sans ascenseurs dans les tours des Alouettes du fait de pannes à répétition, il y a de l’humidité dans les murs, des plomberies défectueuses, des fenêtres qui ferment mal, les parties communes et l’environnement sont à l’abandon.
Du fait des carences de l’Etat ce sont les organismes bailleurs et les collectivités territoriales qui doivent supporter l’essentiel des coûts d’entretien et de rénovation de l’urbanisme. Et derrière elles, ce sont en fait les locataires qui payent.
Concernant maintenant la convention qui nous est présentée.
Au départ la participation ANRU devait être de 40 millions d’Euros pour un coût global de 131 millions. Aujourd’hui cette participation a été ramenée à 36 millions d’euros sur un total estimé de 161 millions.
Alors que pour de tels projets le financement ANRU était en moyenne nationale de 28%, à Alfortville il n’est seulement que de 22%.
Cela témoigne du désengagement de l’Etat en ce qui concerne les investissements sociaux, cela fait d’ailleurs plusieurs années qu’il ne tient pas ses engagements de versements de fonds à l’ANRU. Et à partir de 2009 l’Etat ne versera plus rien, s’étant totalement déchargé sur le 1% logement prélevé sur les salariés.
Je rappelle à ce propos que l’Etat a déjà détourné l’argent de l’épargne populaire, normalement destiné au logement social, en faisant un holdup de 100 milliards d’euros sur la caisse des dépôts et consignations, ceci afin d’aider les financiers spéculateurs.
La politique de rénovation urbaine initiée il y a quelques années par le ministre Borloo, et présentée comme devant favoriser la mixité sociale aboutit en fait à une démolition de l’habitat populaire dans des quartiers propices à la spéculation immobilière.
Les règles appliquées pour le relogement des familles dont le logement est démoli se traduisent dans bien des cas par une augmentation importante des loyers, qui s’ajoutent aux frais occasionnés par le déménagement et la réinstallation dans un nouvel appartement.
La politique actuelle du gouvernement, porte parole des intérêts du patronat fait subir un recul de pouvoir d’achat aux familles. Au mois de janvier une nouvelle épreuve s’y est ajouté : 900 familles du Val de Marne, dont 168 secteur des Alouettes, se sont retrouvées sans APL suite à la mise en place d’un nouveau système au niveau de la CAF.
Dans ce contexte, aggravé par le désengagement de l’Etat en matière de logement social, les difficultés pour se loger ne peuvent qu’augmenter, comme le montre un rapport récent de la fondation abbé Pierre.
La moindre des choses pour une municipalité de gauche serait de dénoncer cette politique auprès de la population et de faire appel à sa mobilisation pour la combattre. Je pense que la municipalité ne devrait pas s’inscrire par ce projet dans une politique qui va à l’encontre des intérêts des travailleurs et des petites gens.
Pour cette raison, je ne voterai pas la convention qui nous est proposée.
La priorité serait de tout mettre en œuvre pour augmenter l’offre de logements. Or, à l’issue des négociations qui se mènent depuis plusieurs années, le programme qui nous est présenté pour la rénovation urbaine de la ville prévoit autant de démolitions que de constructions nouvelles de logements sociaux.
Partout l’habitat social est en crise. On manque de logements, et les logements HLM ont besoin d’être rénovés. C’est la conséquence d’une politique d’abandon de la part de l‘Etat qui, en matière de logements, utilise ses fonds pour financer le secteur privé spéculatif au détriment du social (loi de Robien par exemple).
Sur Alfortville les locataires subissent une dégradation de leurs conditions de vie dans les cités. Pour ne citer que des faits récents : depuis le début de l’hiver les gens souffrent du froid dans le bloc d’immeuble Chantereine, ils passent parfois des journées entières sans ascenseurs dans les tours des Alouettes du fait de pannes à répétition, il y a de l’humidité dans les murs, des plomberies défectueuses, des fenêtres qui ferment mal, les parties communes et l’environnement sont à l’abandon.
Du fait des carences de l’Etat ce sont les organismes bailleurs et les collectivités territoriales qui doivent supporter l’essentiel des coûts d’entretien et de rénovation de l’urbanisme. Et derrière elles, ce sont en fait les locataires qui payent.
Concernant maintenant la convention qui nous est présentée.
Au départ la participation ANRU devait être de 40 millions d’Euros pour un coût global de 131 millions. Aujourd’hui cette participation a été ramenée à 36 millions d’euros sur un total estimé de 161 millions.
Alors que pour de tels projets le financement ANRU était en moyenne nationale de 28%, à Alfortville il n’est seulement que de 22%.
Cela témoigne du désengagement de l’Etat en ce qui concerne les investissements sociaux, cela fait d’ailleurs plusieurs années qu’il ne tient pas ses engagements de versements de fonds à l’ANRU. Et à partir de 2009 l’Etat ne versera plus rien, s’étant totalement déchargé sur le 1% logement prélevé sur les salariés.
Je rappelle à ce propos que l’Etat a déjà détourné l’argent de l’épargne populaire, normalement destiné au logement social, en faisant un holdup de 100 milliards d’euros sur la caisse des dépôts et consignations, ceci afin d’aider les financiers spéculateurs.
La politique de rénovation urbaine initiée il y a quelques années par le ministre Borloo, et présentée comme devant favoriser la mixité sociale aboutit en fait à une démolition de l’habitat populaire dans des quartiers propices à la spéculation immobilière.
Les règles appliquées pour le relogement des familles dont le logement est démoli se traduisent dans bien des cas par une augmentation importante des loyers, qui s’ajoutent aux frais occasionnés par le déménagement et la réinstallation dans un nouvel appartement.
La politique actuelle du gouvernement, porte parole des intérêts du patronat fait subir un recul de pouvoir d’achat aux familles. Au mois de janvier une nouvelle épreuve s’y est ajouté : 900 familles du Val de Marne, dont 168 secteur des Alouettes, se sont retrouvées sans APL suite à la mise en place d’un nouveau système au niveau de la CAF.
Dans ce contexte, aggravé par le désengagement de l’Etat en matière de logement social, les difficultés pour se loger ne peuvent qu’augmenter, comme le montre un rapport récent de la fondation abbé Pierre.
La moindre des choses pour une municipalité de gauche serait de dénoncer cette politique auprès de la population et de faire appel à sa mobilisation pour la combattre. Je pense que la municipalité ne devrait pas s’inscrire par ce projet dans une politique qui va à l’encontre des intérêts des travailleurs et des petites gens.
Pour cette raison, je ne voterai pas la convention qui nous est proposée.
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| Le projet ANRU présenté au conseil municipal |
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Conseil Municipal
lundi 26 janvier 2009
L'ARGENT PUBLIC POUR LE SERVICE PUBLIC
Vendredi 23 janvier au soir, parents d’élèves, enseignants et enfants ont traversé Alfortville en cortège des écoles Octobre à Lapierre.
Ils manifestaient contre les réformes du ministre Darcos qui n’ont pour but que de faire des économies en supprimant des postes. Plus de 30 000 postes sur 3 ans sont en cours de suppression dans l’Education Nationale, alors que bon nombre de classes sont déjà surchargées.
«Il y en a assez de ces ministres qui ne connaissent que deux opérations : la division et la soustraction» scandaient les manifestants. Il en est de même pour tous les services publics. Au nom de la rentabilité les services de santé et sociaux, la poste, les transports sont sacrifiés. Ainsi à Alfortville, il n’y a plus de centre de sécurité sociale, la permanence CAF a disparu depuis septembre dernier, les queues s’allongent aux bureaux de poste.
Mais à l’inverse, pour le gouvernement il n’est question que de multiplication des aides et des subventions aux banquiers et au grand patronat. Loin de relancer l’économie ces mesures ne servent qu’à enrichir les plus riches. Alors il faut faire entendre tous ensemble notre colère.
| Les enseignants et parents de l'école maternelle Octobre lors d' une manifestation à Paris en Novembre 2008 |
jeudi 18 décembre 2008
Compte rendu conseil du 18 Décembre 2008
Voici ce que j’ai déclaré sur quelques points .
Déclaration à l’occasion de la question sur la ZAC Chantereine
Déclaration à l’occasion de la question sur la ZAC Chantereine
La création de cette ZAC s'inscrit dans le cadre de la convention en cours de négociation avec l'ANRU, vaste opération de transformation de Sud de la Ville. Dans ce projet figure la démolition de 543 logements dans le quartier Alouettes-Jardins, ce qui implique des déménagements pour les personnes concernées.
Or il apparait, des informations qui ont été données lors des réunions des locataires ou dans le BMO, que les personnes même aux revenus modestes, dépassant le plafond PLA-I ne seront pas obligatoirement relogées dans des conditions financières équivalentes.
De plus, vu les critères pris en compte, dans bon nombre de cas les logements proposés seront plus petits.
Ceci s'ajoutant au fait que les relogements n'étant proposés qu'aux personnes en "situation régulière" , les familles les plus en difficultés avec des retards de loyers, risquent de se voir plongées dans une plus grande précarité.
Ces considérations sociales devraient être prises en compte avant le lancement de l'opération.
Or la concertation dont on nous parle ne consiste qu'en la consultation des habitants sur les modalités, pas sur les grandes lignes et objectifs de l'opération. Surtout quand le lieu de mise à disposition des documents pour les locataires des Alouettes est situé à l'autre bout de la ville rue de Charenton.
Le problème majeur est celui du financement de ce projet. Dans le contexte actuel de crise financière, l'Etat ne cesse de se désengager du financement du logement social, cela a déjà été dénoncé à plusieurs reprises dans les séances de ce conseil municipal. Les projets récents de Mme Boutin s'inscrivent dans toute cette politique du gouvernement et vont dans le sens d'un recul en matière de construction de logements sociaux. Les dernières mesures annoncées par M. Sarkozy et Fillon ne sont qu’une goutte d'eau et que poudre aux yeux.
Une rénovation urbaine est indispensable, mais elle doit commencer par l'exigence auprès de l'Etat des moyens nécessaires à une réhabilitation des logements actuels, ainsi que la construction de logements supplémentaires, et non par des démolitions.
C’est pourquoi je vote contre la création de cette ZAC et je voterai favorablement aux deux rapports suivants d’acquisition de biens pour le logement social (145-147, rue Paul Vaillant Couturier et Pontons ).
Or il apparait, des informations qui ont été données lors des réunions des locataires ou dans le BMO, que les personnes même aux revenus modestes, dépassant le plafond PLA-I ne seront pas obligatoirement relogées dans des conditions financières équivalentes.
De plus, vu les critères pris en compte, dans bon nombre de cas les logements proposés seront plus petits.
Ceci s'ajoutant au fait que les relogements n'étant proposés qu'aux personnes en "situation régulière" , les familles les plus en difficultés avec des retards de loyers, risquent de se voir plongées dans une plus grande précarité.
Ces considérations sociales devraient être prises en compte avant le lancement de l'opération.
Or la concertation dont on nous parle ne consiste qu'en la consultation des habitants sur les modalités, pas sur les grandes lignes et objectifs de l'opération. Surtout quand le lieu de mise à disposition des documents pour les locataires des Alouettes est situé à l'autre bout de la ville rue de Charenton.
Le problème majeur est celui du financement de ce projet. Dans le contexte actuel de crise financière, l'Etat ne cesse de se désengager du financement du logement social, cela a déjà été dénoncé à plusieurs reprises dans les séances de ce conseil municipal. Les projets récents de Mme Boutin s'inscrivent dans toute cette politique du gouvernement et vont dans le sens d'un recul en matière de construction de logements sociaux. Les dernières mesures annoncées par M. Sarkozy et Fillon ne sont qu’une goutte d'eau et que poudre aux yeux.
Une rénovation urbaine est indispensable, mais elle doit commencer par l'exigence auprès de l'Etat des moyens nécessaires à une réhabilitation des logements actuels, ainsi que la construction de logements supplémentaires, et non par des démolitions.
C’est pourquoi je vote contre la création de cette ZAC et je voterai favorablement aux deux rapports suivants d’acquisition de biens pour le logement social (145-147, rue Paul Vaillant Couturier et Pontons ).
Politique de la ville :
Depuis Septembre, il n’ya plus de permanence CAF à Alfortville, alors que chaque Mardi plusieurs dizaines de personnes y étaient reçues. Je suis réintervenu sur cette question pour demander :
« En ce qui concerne la permanence de la CAF à la Maison de la famille, dont on nous dit qu’elle est suspendue jusqu’à la fin de l’année a t’on des engagements fermes, ou une initiative du conseil municipal est-elle nécessaire ? »
A propos de l’augmentation des droits de place sur le marché, concédés à la société Dadoun , j’ai déclaré
On doit s’interroger sur la concession de la redevance des marchés à une société privée, qui tire un bénéfice de ce type d’activité et s’en sert notamment pour des investissements financiers.
Ecole Publique
Un vœu a été proposé par M. Tisseyre au nom de la majorité municipale, pour la défense de l’école publique, contre les réformes Darcos.
Je l’ai voté, en dénonçant le fait que le gouvernement ose parler d’amélioration de l’enseignement alors qu’il ne fait que supprimer des postes d’enseignants, ce qui se traduit automatiquement par des classes surchargées.
Question orale
L'eau doit être un service public
Différentes réunions ont eu lieu ont eu lieu au SEDIF concernant la gestion de l’eau .
Je tiens à affirmer mon entière solidarité avec tous ceux qui souhaitent une gestion publique de l'eau. D'une part, parce que c'est effectivement un bien indispensable, mais aussi parce que cela va dans le sens de l'intérêt des habitants de la ville.
Il est en effet de la responsabilité d'une municipalité d'utiliser au mieux l'argent de ses administrés. Or la gestion de l'eau -comme de tout service public- confiée à des entreprises privées ne va pas dans ce sens puisque ces entreprises cherchent d'abord et avant tout à faire des profits.
Je crois que c'est une évidence pour nous tous ici : sur chaque facture que Véolia nous adresse, une part importante correspond aux profits qu'elle verse à ses actionnaires.
Il faut tout faire pour que, à l'issue du contrat qui lie le SEDIF (Syndicat des eaux d'Ile-de-France) à Véolia, on parvienne à une gestion publique de l'eau, une gestion où les moyens techniques et les savoir-faire seront centralisés sans être privatisés.
C'est d'autant plus important d'y parvenir que les difficultés financières des communes augmentent avec les multiples désengagements de l'Etat et avec la crise. Et c'est d'autant plus indispensable que le pouvoir d'achat des classes populaires ne cesse de se dégrader et risque fort de se dégrader encore plus dans les mois et années qui viennent.
Depuis le dépôt de cette question la presse a fait savoir qu’à l’instigation de M. Santini, maire d’Issy les Moulineaux et membre du gouvernement, la poursuite d’une gestion privée a été votée, cela malgré la surfacturation de Véolia estimée à plus de 50 millions d’euros par les associations de consommateurs, ce qui soit dit en passant en dit l ng sur les « engagements « sociaux des partisans de M. Sarkozy.
L’action doit se poursuivre pour aller dans le sens d’un véritable service public.
« En ce qui concerne la permanence de la CAF à la Maison de la famille, dont on nous dit qu’elle est suspendue jusqu’à la fin de l’année a t’on des engagements fermes, ou une initiative du conseil municipal est-elle nécessaire ? »
A propos de l’augmentation des droits de place sur le marché, concédés à la société Dadoun , j’ai déclaré
On doit s’interroger sur la concession de la redevance des marchés à une société privée, qui tire un bénéfice de ce type d’activité et s’en sert notamment pour des investissements financiers.
Ecole Publique
Un vœu a été proposé par M. Tisseyre au nom de la majorité municipale, pour la défense de l’école publique, contre les réformes Darcos.
Je l’ai voté, en dénonçant le fait que le gouvernement ose parler d’amélioration de l’enseignement alors qu’il ne fait que supprimer des postes d’enseignants, ce qui se traduit automatiquement par des classes surchargées.
Question orale
L'eau doit être un service public
Différentes réunions ont eu lieu ont eu lieu au SEDIF concernant la gestion de l’eau .
Je tiens à affirmer mon entière solidarité avec tous ceux qui souhaitent une gestion publique de l'eau. D'une part, parce que c'est effectivement un bien indispensable, mais aussi parce que cela va dans le sens de l'intérêt des habitants de la ville.
Il est en effet de la responsabilité d'une municipalité d'utiliser au mieux l'argent de ses administrés. Or la gestion de l'eau -comme de tout service public- confiée à des entreprises privées ne va pas dans ce sens puisque ces entreprises cherchent d'abord et avant tout à faire des profits.
Je crois que c'est une évidence pour nous tous ici : sur chaque facture que Véolia nous adresse, une part importante correspond aux profits qu'elle verse à ses actionnaires.
Il faut tout faire pour que, à l'issue du contrat qui lie le SEDIF (Syndicat des eaux d'Ile-de-France) à Véolia, on parvienne à une gestion publique de l'eau, une gestion où les moyens techniques et les savoir-faire seront centralisés sans être privatisés.
C'est d'autant plus important d'y parvenir que les difficultés financières des communes augmentent avec les multiples désengagements de l'Etat et avec la crise. Et c'est d'autant plus indispensable que le pouvoir d'achat des classes populaires ne cesse de se dégrader et risque fort de se dégrader encore plus dans les mois et années qui viennent.
Depuis le dépôt de cette question la presse a fait savoir qu’à l’instigation de M. Santini, maire d’Issy les Moulineaux et membre du gouvernement, la poursuite d’une gestion privée a été votée, cela malgré la surfacturation de Véolia estimée à plus de 50 millions d’euros par les associations de consommateurs, ce qui soit dit en passant en dit l ng sur les « engagements « sociaux des partisans de M. Sarkozy.
L’action doit se poursuivre pour aller dans le sens d’un véritable service public.
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Conseil Municipal
mardi 2 décembre 2008
REFUSONS DE PAYER LEUR CRISE !
Le gouvernement prétendait que l'État était en faillite.
Mais en quelques jours il a su trouver 360 milliards d'euros pour sauver les financiers, ceux-là même qui à force de spéculations dans le but d’augmenter leurs profits ont provoqué une crise qui désormais entraîne l'économie dans une récession généralisée.
Les sommes mises à la disposition des banquiers représentent 6 fois le budget de l'Education nationale, ou 960 hôpitaux de 600 lits, ou encore la construction de 2,5 millions de logements !
La réponse à la crise financière serait d'exproprier toutes les banques pour les réunir en une seule et la soumettre au contrôle de ses salariés et de la population.
Patronat et gouvernement veulent nous faire payer la crise du capitalisme. On le voit avec les mesures de chômage partiel, les fermetures d’entreprises, les suppressions d’emplois et les attaques contre les services publics.
Cela nous ne devons pas l’accepter mais au contraire tout faire pour stopper ces régressions sociales, imposer l'interdiction des licenciements, ainsi que l'indexation automatique des salaires sur les prix, afin de sauvegarder le pouvoir d'achat.
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